13/02/2012 10:10 Publié dans A propos de tout (ma chronique dans Le matin) | Lien permanent | Commentaires (2)

Mark Muller

MARK MULLER

EXEMPLAIRE Le comportement de Mark Muller est exemplaire de ce qu’on ne doit pas faire quand on est impliqué dans un scandale. Ce n’est pas la malheureuse agression, un soir de fête et sous l’influence de l’alcool, qui va lui coûter son poste, mais sa façon de gérer la suite, à tête reposée. Il n’a pas dit la vérité à ses amis et à la police. Il n’a avoué que sous la menace d’un procès. Il a payé, pour y échapper, une somme tenue secrète. Très vilain, tout ça. Et pourquoi s’accroche-t-il? Pour l’argent? Pour s’assurer une retraite à vie? Il s’enfonce toujours plus, le pauvre.

Claude Guéant

CLAUDE GUÉANT

CIVILISATION Le ministre de l’Intérieur français a déclaré que «contrairement à ce que dit l’idéologie relativiste de gauche, pour nous, toutes les civilisations ne se valent pas». Tollé à gauche, Guéant se fait traiter de nazi. Faut-il vraiment être de droite pour préférer une civilisation (ou un système politique) basée sur une Constitution qui respecte l’égalité des sexes à une civilisation basée sur la charia qui viole la dignité des femmes et les droits de l’homme? Pour quoi la gauche lutte-t-elle depuis la Révolution française sinon pour une société plus juste, qui vaut mieux que les autres?

Cher Pascal Broulis

Chr Pascal Broulis

Si je vous écris une deuxième fois en quelques semaines, c’est parce que je me sens presque obligé: cette semaine, vous étiez le seul Romand à faire les grands titres des médias suisses (jusqu’à Saint-Gall!) sans avoir cassé la gueule à un barman ou passé devant un juge. On parle de vous pour une bonne cause. On vous critique aussi, évidemment, mais avec respect.

Sans faire de bruit, votre gouvernement a attiré des «géants» sur le territoire vaudois en distribuant de jolis cadeaux fiscaux, en exploitant «à mort» les dispositions de «l’arrêté Bonny». Eh bien, pour une fois qu’un gouvernement se montre assez malin pour booster la vie économique de son canton, on ne va pas pleurer.

Bien sûr que cette arrivée massive d’entreprises multinationales est aussi source de dommages latéraux, dans l’immobilier par exemple, et vous devrez tout faire pour les réparer. Mais ce qui compte, aujourd’hui, c’est que votre gouvernement a réussi à réaliser un tournant historique: le temps est fini où l’on pouvait, à juste titre, reprocher aux Romands de ne pas savoir montrer les dents, de laisser filer tous les avantages du côté de Zurich. La perception du canton de Vaud a fondamentalement changé: Vaud et celui qu’on a appelé «le petit Broulis» jouent dorénavant dans la Ligue des champions.

Cordialement, Peter Rothenbühler

Lieber Philipp Müller

Lieber Philipp Müller

Schluss jetzt mit sich zieren! Sie sind der ideale FDP-Präsident. Einen Müller, der bei Giacobbo nicht Zweiter macht, das gabs noch nie! Bis zum letzten Sonntag. Wer dem Viktor so frech übers Maul fährt, punktet auch in Elefantenrunden besser als jeder andere. Ich weiss nicht, warum Ihre Partei derart Mühe bekundet mit der Kandidatensuche für Fulvio Pellis Nachfolge. Wenn ich das Anforderungsprofil lese, kommt mir nur Ihr Name in den Sinn: «Einwandfreier Leumund», «wirtschaftliche Unabhängigkeit von Partikularinteressen», «wirksamer Auftritt in den Medien», «Charisma», «guter Stratege» und so weiter. Sie sind finanziell unabhängig, haben keine belastenden Verwaltungsratsmandate, sind nicht mit dem Paradeplatz verbandelt, und die NZZ mag Sie nicht sonderlich. Das sind doch prima Pluspunkte! Politisch verkörpern Sie die Weissgeldstrategie und einen härteren Kurs in der Ausländerpolitik, Sie sprechen Französisch und haben das beste Alter, doch, doch, mit 60 fängt das Leben an, siehe Giacobbo. Zur Auffrischung stehen noch Isabelle Moret aus der Waadt und Christa Markwalder als Vizes startbereit. Schon bald Philipps Angels?

Aber eben, in einer Zeit, wo selbst Linke mit der schlingernden FDP Erbarmen haben müssen, ist es möglich, dass die Partei ihre Chance nicht sieht. Sie haben mal gesagt, als Präsident sei man oft der Blödmann. Macht Ihnen doch nichts aus, oder? Also, seien Sie nicht blöd, Mann, stellen Sie sich!

Mit freundlichen Grüssen

Peter Rothenbühler

«Die NZZ mag Sie nicht sonderlich – einer Ihrer Pluspunkte»