07/03/2009 10:58 Publié dans Le Journal (notes quotidiennes) | Lien permanent | Commentaires (5)

Le porno du procureur

Dans quel monde vivons-nous?

Yves Maître, le procureur général du canton du Jura a démissionné de sa fonction parce qu'une enquête interne de l'administration jurassienne a révélé qu'une trentaine de fonctionnaires consultaient des sites pornos au bureau dont le procureur en personne.

Le procureur et les trente autres fonctionnaires n'ont rien fait d'illégal, ils ont juste enfreint un règlement interne qui veut que les ordinateurs reliés au réseau informatique cantonal ne soient pas utilisés à des fins privés.

Le problème est connu dans toutes les entreprises: faut-il interdire de consulter les pages de Facebook auf travail, comment éviter que des collaborateurs consultent des sites porno (ce qui n'est pas illégal tant qu'il ne s'agit pas de pédophilie ou de zoophilie)   

Les journaux annoncent que la population du canton du Jura est choquée, les commentateurs fustigent le dérapage du procureur et des autres fonctionnaires.

Et personne ne dénonce l'énorme scandale que constitue cette dénonciation sur la voie public d'un abus interne, non punissable qui pourrait se régler par des filtres (comme il en existe dans d'autres entreprise).  

Les services informatiques qui font leur enquête en confisquant des disques durs, des informaticiens qui font tomber un procureur! C'est la justice à l'envers. C'est le monde selon Orwell!

Ils sont fous, ces Jurassiens!

Ils jettent le discredit sur toute l'administration cantonale, ils forcent un procureur intègre à la démission. 

A cause d'un dérapage qui est monnaie courante. Même dans les préaux des écoles supérieures. 

Commentaires

Merci pour ce commentaire qui va dans la bonne direction. Le scandale n'est peut-être effectivement pas là où le Gouvernement a bien voulu essayer de le situer…

Écrit par : Georges | 07/03/2009

Vous visez juste. Je connais très bien la question, et le scandale est effectivement ailleurs.

Au-delà des questions techniques (il est si facile de limiter de la bande passante...), c'est toute la procédure et la hiérarchie des services concernés qui sont à mettre en cause.

De source sûre, je sais que les directives dont le Gouvernement jurassien fait état ont été purement et simplement méprisées par certains hauts fonctionnaires. Quel signal ont-ils dès lors adressé à leurs subordonnés ?

Le Gouvernement jurassien aurait été inspiré de procéder d'abord au règlement des problèmes techniques, puis des problèmes administratifs, avant d'aller cavalièrement s'attaquer à d'humbles employés qui sont sans doute plus victimes que coupables de la situation.

Ce qu'a perpétré le Gouvernement jurassien, c'est un véritable sabotage de sa propre action. Quelle confiance peut-il encore exister entre les responsables de l'Administration jurassienne et leurs employés? Quelle est l'image de cette administration auprès des Citoyennes et Citoyens jurassiens?

Le cas de l'Administration jurassienne n'est pas spécifique dans le comportement des collaboratrices et collaborateurs, il l'est dans la réaction disproportionnée et déplacée de ses dirigeants.

Écrit par : Rodrigue | 08/03/2009

Messieurs, avant de conclure attendez le résultat de l'enquête (en espérant que l'affaire ne soit pas classée) comme relaté dans vos colonnes! Si il y a "atteinte supposée à la dignité de la charge" Celà renvoie à l'article 65 de la Loi d'organisation judiciaire du canton du Jura du 23 février 2000.
Art. 65 1 Les magistrats, les suppléants et les assesseurs sont passibles de sanctions disciplinaires lorsqu’ils se rendent coupables de violation grave des devoirs de leur charge.
2 Est notamment réputé violation grave des devoirs de la charge :
d) l’atteinte grave à la dignité de la charge.

"Personnage haut en couleur
Le gouvernement attend la fin des enquêtes pour sanctionner les fonctionnaires pincés dans tous les départements. Mais pour Yves Maître et un autre magistrat démasqué, l'affaire est grave: aux yeux du président du Conseil supérieur de la magistrature, Daniel Logos, c'est l'image de la justice qui est écornée. En termes juridiques, il parle d'«atteinte supposée à la dignité de la charge»." Le Matin 06/03/09

Écrit par : magnin | 13/03/2009

M. Rothenbuhler, vous dites n'importe quoi et son contraire. Dans l'affaire du "Pornogate" jurassien vous vous offusquez et vous plaignez ces pauvres magistrats qui se distraient pendant les heures de travail, qui, comme le juge a le pouvoir et la haute autorité pour emprisonné, amendé ou bousiller la vie de certains -et payés par les contribuables. Vous vous permettez d'écrire "Et personne ne dénonce l'énorme scandale que constitue cette dénonciation sur la voie public d'un abus interne, non punissable... "
Que penser alors de ce que vous écrivez dans votre torchon au sujet de Valérie Garbani?? C'est la merde qui se fout du pot!! Madame Garbani ne faisait pas d'esclandres dans le cadre de son travail ELLE! Et ça vous le savez très bien. Tous les jours on a eu droit à des "Unes" avec Valérie Garbani, les avez-vous dénombrées? Ca doit faire beaucoup.
Tout ceci pour vous dire que vous n'êtes pas très honnête dans vos propos, ou alors vous défendez ceux qui éventuellement pourraient vous servir, à voir..

Écrit par : choupette | 26/03/2009

Le problème, dans cette affaire de "pornogate", c'est qu'à la base tout provient d'un règlement de compte à l'interne. Le Jura est actuellement la proie de quelques "dictateurs" qui n'acceptent pas que l'on puisse toucher à eux. Cette affaire est une version jurassienne de la fameuse "réponse du berger à la bergère". Cherchez à qui profite le "crime" dans cette histoire... On veut nous faire avaler des couleuvres sout le couvert de soi-disant sur occupation de la ligne passante d'internet. De qui se moquent-on ? Quand on sait que bien des fonctionnaires écoutent la radio via internet, il est étonnant que l'on ai pas cherché le problème dans cette direction... Les premiers services visés (à titre d'écran) étaient en fait sur un serveur à part, et travaillaient sur Mac et non sur PC, ce qui fait que le réseau cantonal n'était pas directement touché... Et d'ailleurs, il semble que ces premières recherches n'aient toujours pas donné de résultat. Puis ce fut le tour des services de la justice... avec, comme par hasard, des résultats immédiats et percutants. Mais, soit, maintenant le mal est fait, tout comme celui causé par les abuseurs d'internet, que je ne défend pas ! Seulement la vague soulevée par ces révélations est allée au-delà que ce qu'avait imaginé les "pourfendeurs" imaginaires, à tel point que l'on ne sais plus comment arrêter cet énorme effet boule de neige. Mais il y a encore autre chose de suprenant, c'est qu'une catégorie de fonctionnaires n'est pas touchée par cette chasse aux sorcières. Bien que dans un premier temps, le gouvernement jurassien avait annoncé que l'ensemble des services du canton ferait l'objet de contrôles afin de déceler des abus, soudainement il a été annoncé que les enseignants ne seraient plus concernés, et ce pour des raisons de coûts, de temps et de possibilités informatiques. Tiens donc ... Si l'on peut s'inquiéter qu'un procureur soit allé se balader sur des sites pornographiques, pourquoi tout-à-coup certains fonctionnaires deviendraient-ils blancs comme neige et au-dessus de tout soupçon ? N'ayant eu que peu affaire avec la justice, le fait que des sites pornos aient été consultés par la magistrature ne m'inquiète guère. Mais mes enfants vont à l'école, et là je me demande bien ce qu'il s'y passe... Et j'ai bien peur qu'à ce sujet l'on ne me rassure jamais !

Écrit par : Banana | 28/03/2009

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