30/03/2009

Le Homo-Graben

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Le Homo-Graben entre Suisse alémanique et Suisse romande

Belle image que celle de la nouvelle syndic de Zurich, Corinne Mauch, posant pour les caméras des médias avec son amour Juliana Müller (à gauche) et son père. Image qui n'a pas encore été reprise par la presse romande.

L'homoséxualité de la candidate du PS n'a jamais fait l'objet du moindre problème, elle a déclaré d'emblée "Je vis avec une femme, et alors? Ca n'a rien à faire avec mes projets politiques". Les mouvements qui défendent les droits des homosexuels ont salué son élection et son courage de se déclarer ouvertement.

L'exemple de Corinne Mauch montre que les électeurs ne tiennent pas compte de l'orientation sexuelle d'un candidat, ou du moins elle ne pèse a pas négativement dans la balance. On peut même se demander si le soutien cumulé des gens de gauche, des femmes et des homosexuels n'a pas fait pencher la balance en faveur de Corinne Mauch.

En tout cas, l'élection de Mme Mauch montre, une fois de plus, que  les craintes de politiciens homosexuels qui hésitent à faire leur "outing" sont injustifiées. Certains craignent toujours qu'afficher leur homoséxualité pourrait dissuader quelques électeurs de leur donner la voix.

C'est faux.

Curieusement, dans cette question il y a une sorte de Röstigraben des moeurs, un Homo-Graben, en quelque sortes, ou juste un certain retard dans l'évolution des moeurs.

Nombreux sont en effet les élus, en Suisse romande, même dans les éxecutifs, qui ne parleront jamais publiquement de leur homoséxualité, qui mènent une sorte de double-vie, ne se montrent jamais dans les réceptions ou diners en ville avec leur partenaire de vie.

Ce jeux de cache-cache est malasain, il fait de l'homoséxualité un affaire honteuse, les politiciens homos qui n'ont pas le courage d'afficher leur identité sexuelle font tort à tous les jeunes homosexuels qui voient en eux un exemple à suivre.

Cette non-transparence est aussi source de rumeurs, d'accusations larvées, de tentatives de chantage.

Alors qu'une déclaration ouverte et franche contribuerait à faire un pas en avant dans la libérations des femmes et des hommes.

Je n'ai jamais compris, pourquoi en Suisse romande il n'y avait que les gens du show-business et des arts comme Pierre Keller et Claude Nobs, qui s'affichaient ouvertement, alors qu'en politique il n'y a, à ma connaissance, que Marianne Huguenin, la syndic de Renens qui a eu le courage d'afficher pleinement son identité sexuelle.

 

    

 

     

21/03/2009

Garbani, le pape et les mulets

Lundi

Gastronomie

J’ai mangé une quiche aux oignons au seul restauroute qui se trouve entre Genève et Lausanne : la pâte était à peine cuite, le dessus brulé. J’ai pris un cornet de glace vanille au Cinéma les Galeries de Lausanne. Le cornet était mou, la glace visiblement plusieurs fois dégelée et regelée, elle débordait de cristaux d’eau glacée. J’ai commandé un saltimbocca au risotto au self-service du stade de la Maladière, à Neuchâtel: le risotto était tellement trop cuit que vous ne deviniez plus les graines de riz, la viande était dure comme des semelles de chaussures. Merci !

 

Mardi

Retour à la case départ

Curieusement je ne me sens plus du tout concerné par la dispute interminale des Vaudois autour du projet d’un Musée cantonal des beaux-arts. Je suis de plus en plus convaincu –  malgré les résultats des sondages qui disent le contraire-, qu’au fond ils ne veulent pas de musée du tout. Du coup, ils le voient à Morges, à Renens, à Yverdon, donc un peu partout sauf là, où une institution de ce genre fait vraiment du sens, c’est-à-dire à Lausanne, au bord du lac. Les Vaudois font une fois de plus honneur à leur réputation de vouloir éternellement peser le pour et le contre et leur contraire.

 

Mercredi

Peopleisation ? 

Tous ces chroniqueurs qui prennent le destin de Valérie Garbani pour une illustration patente des dérives de la « peopleisation » de la politique se trompent énormément. Lés médias ne se seraient jamais intéressés à la vie privée de cette politicienne ni à ses soirées neuchâteloises bien arrosées si elle n’avait pas elle-même attiré l’attention – et avec beaucoup de bruit- sur ses problèmes de couples et de santé. Personne ne peut reprocher aux médias de parler de la seule Amy Winehouse que connaît la politique suisse. Si les instances dirigeantes du Parti socialiste n’ont pas la sagesse de retirer immédiatement Mme Garbani de ses fonctions, Neuchâtel risque bien de faire l'objet, encore plusieurs fois, des moqueries de tous les médias suisses. D’ailleurs, dans le privé, un cadre qui se fait cueillir par la police en état d’ébriété et en proférant des propos racistes, serait immédiatement renvoyé – ou « placardisé ».       

 

Jeudi

La cavalerie et les mulets 

Tollé en Suisse - et surtout en Suisse alémanique, après les mots du ministre des Finances allemand, Peer Steinbrück, qui nous a traités d’Indiens. En parlant du comportement de la Suisse face aux pressions des voisins européens il a trouvé une métaphore pour le moins originale: «On peut envoyer la cavalerie. Mais ce n’est pas absolument nécessaire. Il suffit que les Indiens sachent qu’elle existe.» Entre nous: il a juste dit la vérité. Dès que les Américains et les Allemands nous ont menacés, nos grands manitous bernois ont sorti le drapeau blanc au lieu de déterrer la hache de guerre. En ce qui concerne la cavalerie allemande, je me suis renseigné : leur armée n’occupe que des mulets. Et en ce qui concerne les Indiens, c’est eux qui devraient se sentir vexés : un Indien ne se rend jamais! A part ça, les proeuropéens nous ont toujours avertis : à la fin, la Suisse ressemblera à une réserve d’Indiens qui se fera traiter comme telle. Pour ma part, je préfère le langage direct, brutalement vrai du « vilain Allemand » aux doux baisers de Bernard Kouchner qui a su charmer notre ministre des affaires étrangères à Paris. La photo était bonne. Mais loin de la vérité des rapports actuels entre nos deux pays.         

 

Vendredi

Erreur de casting

Le problème, avec les papes, c’est que l’église paye cher les erreurs de casting : une fois élus, impossible de les renvoyer. Et comme ils sont considérés saints hommes, ils n’ont –en principe - pas droit à l’erreur. Chacune de leur parole pèse lourd, surtout quand ils disent des bêtises. La perte de crédit de Benoît XVI, après ses déclarations sur le sida en Afrique (l’utilisation du préservatif aggraverait encore le problème, selon lui) et la réhabilitation de l’évêque négationniste Williamson affecte aussi les non-catholiques : la société a besoin de quelques figures admirables qui sont des guides de haute moralités. Le pape Jean Paul II en faisait partie. Il ne reste plus que le dalaï-lama et Obama.     

 

 

D’autres notes sur mon blog sur lematin.ch. Accès direct : peterrothenbuhler.bleublog.lematin.ch" http://peterrothenbuhler.bleublog.lematin.ch

 

 

 

18/03/2009

Garbani, punie parce qu'elle est femme?

 

Bravo Christiane Brunner, vous courez au secours de votre camarade Valérie Garbani. C'est bien, dans la situation ou elle se trouve actuellement, elle a besoin d'amies, de vraies.

Permettez-moi quand même de vous contredire. Dans votre lettre publique (dans Le Matin du jour) vous dites, en résumé, que si Garbani avait été un élu masculin, " jamais un tel dispositif médiatico-policier ne se serait mis en place". Vous voyez dans la réaction de la police et des médias aux "frasques" de Mme Garbani une discrimination de la femme. Et vous sous-entendenz qu'un homme - à sa place - n'aurait pas du demissionner.

Eh bien, je pense que c'est juste le contraire: avec tout ce qu'elle a fait, avec ses excès d'alcool publiques, les bagarres, les gifles et les expression racistes, si Garbani avait été un homme, de plus un UDC au ventre benonnant, elle aurait été viré de la politique depuis longtemps.  

C'est justement parce que Valérie Garbani est une femme, jeune et jolie, et qu'elle profite de la solidarité féminine qu'elle n'a pas été éjécté de la politique l'année passée déjà. 

Et je pense personnellement que toutes ses amies lui ont rendu un mauvais service: elle aurait peut-être pu remonter la pente si on l'avait aidée sérieusement à ses soigner. 

D'ailleurs, personne, en dehors du canton de Neuchâtel, peut comprendre pourquoi, après les derniers évènement, on ne la retire pas immédiatement de sa fonction. Dans le privé, son comportement aurait constitué un juste motif pour un licenciement immédiat.

En la laissant excercer ses fonctions jusqu'en septembre, on a une seule garantie: le feuilleton va continuer. Et Madame Brunner pourra uen fois de plus se plaindre des médias et de la police quand ceux-ci seront obligés d'intervenir une fois de plus après une soirée bien arrosée de Madame la municipale.

 

     

Peer Steinbrück a raison!

 

 

Peer Steinbrück, Le ministre des finances allemand, grosse gueule, grosse tête, pas sympa pour un sous, a dit que les Suisses étaient comme des Indiens qui fuient la calaverie. Pire, il a dit qu'il a juste fallu signaler que la cavalerie pourrait se mettre en marche pour que les Suisses

se rendent.

Ce n'est pas gentil, ce n'est pas diplomatique, un Allemand n'a pas le droit de se montrer si agressif, après ce qu'ils ont fait au monde il y a septante ans....

Facile de s'exciter au sujet des expressions un peu trop cavalières de M. Steinbrück..

Mais au fond, il a juste dit la vérité! En utilisant le langage des cammioneurs, certes, mais ça reste quand même la vérité: il fallait

juste que les Allemands, les Français et les Americains lèvent le doigt pour que nos politiciens comme des lapins courent dans la fausse direction. Sortent le drapeau blanc, prient de ne pas être trop punis. 

Voilà ce qui nous dérange le plus.

Ce que Steinbrück a dit est vexant pour les Indiens d'Amérique. Eux, ils se sont battus à mort quand ils étaient agressés.

Oû est la grande interview dans le Spiegel ou à la télévision allemande d'un de nos Conseiller fédéraux qui tape sur la table et explique aux Allemands pourquoi la Suisse tient à son secret bancaire, pourquoi nous ne sommes pas prêts à nous laisser traiter comme ils l'ont fait?

Ou est le discours courageux?

Il ne suffit pas de traiter Steinbrück de voyou comme l'a fait Fulvio Pelli. 

Steinbrück est un grossier personnage, oui, mais la vérité reste la vérité, même si elle est exprimée de façon grossière.

 

 

 

 

 

 

 

16/03/2009

Lieber Didier Cuche

Lieber Didier Cuche,

Gratulation! Du bist definitiv der beste Skifahrer der Welt, auf der gleichen Stufe wie Killy, Girardelli, Schranz oder Maier. Aber was nützt’s? Du wirst trotz allem nicht  Brillen-Werbung machen mit sechzig (wie Russi). Du kannst gewinnen, was du willst, die Cuche-Story ist geschrieben : der Mann ist alt (mit 34!) und ein ewiger Pechvogel. Das wirst du immer wieder lesen müssen. Die Medien sind so. Selbst wenn du in Vancouver 2010 vier Goldmedaillen machst und noch eine in Eiskunstlauf dazu. Nochmal gut gekommen mit dem Pechvogel, wird man schreiben. Weisst du warum ? Weil Du erstens nicht Tennis spielst, zweitens kein Bergler bist, drittens ein Westschweizer, dazu noch einer aus dem Neuenburger Jura. Les Bugnenets, das tönt in Zürich wie Golanhöhe. Schneit’s dort überhaupt ? Leider machen es die Welschen nicht besser. Auch Genf ist weit, weit weg von Les Bugnenets. Gestern wieder typisch : Ein Appenzeller und ein Embryo stahlen dir die Show. Auf allen Titelseiten Merz in einer «hier bin ich und kann nicht anders »-Pose statt der jubelnde Cuche. Mirkas Schwangerschaft prominenter kommentiert als die Kurven deines zweiten Laufs. Sogar «L’Impartial », die Zeitung deiner engeren Heimat druckt dein Bild kleiner als das von Merz. Am brutalsten war der Blick : «Seit der Gletschermumie Oetzi sorgte kein älteres Wesen im ewigen Eis für grössere Schlagzeilen ». Haben die von dir geschrieben ! Aelteres Wesen, Mumie. Oetzi Cuche. Also ich verstehe jetzt, warum du zur Siegerehrung diese Perücke über die Glatze gezogen hast. Darum nochmals : Ganz herzliche Gratulation!

Paru le 15 mars dans Sonntagszeitung

 

15/03/2009

Valérie Garbani

Tragique Valérie Garbani

C’est toujours la même histoire: les personnes souffrant d’alcoolisme nient la réalité, parlent de problèmes passagers, de soucis momentanés qui les amènent à boire un peu trop, pour oublier, pour décompresser. Et elles promettent que cela ne se reproduira plus.

Après ses esclandres publics, indignes d’un membre de l’exécutif du chef-lieu du canton de Neuchâtel, Valérie Garbani avait promis à son parti et ses électeurs qu’elle allait se faire soigner. En même temps elle déclarait, appuyée par son médecin qu’elle n’avait pas de problèmes de santé qui l’empêchaient d’assumer ses fonctions de municipale. 

Ses amis lui ont pardonné tout en la mettant en garde: au moindre nouvel incident elle devra démissionner. 

Aujourd’hui, on revient à la case zéro: Valérie Garbani démissionne, pour protéger sa famille, pour éviter un nouveau débat public, comme elle dit. 

Malheureusement, elle nous refait le numéro du printemps passé, elle prétend qu’elle n’a aucun problème de santé.

Dommage pour elle: tant qu’elle n’est pas en mesure d’accepter son alcoolisme comme une maladie, elle ne sera pas capable de se faire soigner comme il faut.

14/03/2009

Les souffrances d'Eric Lehmann


 

Quand dans les médias nous parlons d’une «affaire» concernant une personnalité publique, il nous arrive d’oublier la souffrance que le débat public peut causer à la personne concernée et  à son entourage, son épouse et ses enfants par exemple. Nous oublions trop souvent de nous mettre à leur place.

Je viens d’apprendre par un proche de la famille Lehmann que celle-ci se sent profondément blessée par ce qu’elle perçoit comme un « acharnement médiatique » contre l’ancien chef de la police. Suite aux divers articles parlants de l’indemnité de départ de M.Lehmann, la famille fait quotidiennement l’objet de réactions violentes de la part de particuliers qui n’hésitent pas à envoyer des lettres (anonymes) d’insultes.

 

Je pense que les journaux ont fait leur travail, qu’il a fallu débattre publiquement des conflits à la tête de la police vaudoise, qu’il fallait aussi parler de l’indemnité de départ de M. Lehmann. Il faut rappeler ici que la critique des médias s’est en priorité adressée aux responsables politiques qui ont très mal géré le dossier et non pas à M.Lehmann. Et qu’en ce qui concerne l’indemnité de départ les médias n’ont fait que rendre compte des critiques formulés par certains politiciens. 

 

Mais il est vrai qu’aujourd’hui, les autorités - responsables du cafouillage et co-responsables  du conflit - sont toujours en place. Alors que M. Lehmann est à la recherche d’un emploi, dans une situation économique difficile. Pratiquement, on peut dire qu’il porte seul le chapeau d’un conflit dont il n’est pas seul responsable, et il n’a même pas le droit de parler de ce qui lui est arrivé.

 

A aucun moment il a été question de reprocher des fautes professionnelles à Eric Lehmann qui a toujours œuvré, dans les diverses stations de sa carrière (SSR, Provins, radio au Kosovo, police) à l’entière satisfaction de ses chefs et du public. Il faut quand même le rappeler.

 

Eric Lehmann n’est pas homme à se plaindre, et c’est peut-être un tort. Peut-être devrait-il s’expliquer, sans trahir le secret imposé, mais juste pour parler de lui, de son destin, de ses idées, ses envies, d’éventuels projets, montrer qu’il est encore là et bien là.  

 

Quoi qu’il fasse, il mérite notre respect.

 

11/03/2009

Eric Lehmann et les JO

Ne tirez pas sur Eric Lehmann!

Il a relancé l'idée d'organiser des JO à Sion. Et voilà qu'on tire sur le bonhomme, sa crédibilité, etc.

C'est tirer sur une ambulance, mes chers.  Lehmann est un type bien qui a beaucoup souffert du drame de la police vaudoise. Et c'est plutôt réjouissant de le voir revenir sur la scène, courageux, plein d'énergie et d'idées.

Le problème d'un projet de JO en Valais ne s'appelle pas Lehmann, le problème, c'est l'illusion que se font encore et toujours certains politiciens et organisateurs de grandes manifestations sportives. L'illusion c'est que des JO peuvent apporter le salut économique à une région. C'est un mirage...

Depuis l'Euro 2008 nous savons qu'une manifestation de ce genre ne fait que générer des coûts énormes aux colléctivités publiques, des heures supplémentaires aux corps de police et zéro bénéfices économiques pour la région. Tout l'argent va dans les droits de télévision et dans les caisses d'organismes internationaux qui s'enrichissent toujours plus.

Les JO posent d'énormes problèmes écologiques, perturbent totalement le tourisme en chassant les clients habituels des stations, gènent la vie quotidienne d'une région et n'accèlerent pas d'une minute la construction de l'autoroute dans le Haut Valais.

Je pense qu'il n'y aura plus jamais des JO ou d'autres manifestations sportives gigantesque du genre Euro 08 en Suisse.

 

  

 

10/03/2009

Red Bull Crashed Ice

Sitting Bull Brélaz amoureux de Red Bull?

Deux semaines de bruit inférnal dans les rues de la vieille ville, des routes bloqués, une circulation fortement réduite, d'énormes bouchons,des rivereians exaspérés par le bruit, le travail de nuit,  

un marché de la Riponne réduit à la moitié, et tout cela pour l'installation une piste de glace artificielle descendant du Château à La Riponne qui permettra à une équipe de patineurs fous de s'élancer sur une piste de glace pour courir le "Crashed Ice", concours organisé et financé par Red Bull, une marque de boisson qui organise ce genre de spectacle (gratuit) dans le seul but de se faire de la publicité.

Et le clou de l'histoire: la ville de Lausanne ne gagne pas un sous, elle met son domaine public gratuitement à disposition d'une manifestation commerciale! Le municipal compétent Marc Vuillemier précise que l'organisateur "ne touche pas de subvention de notre part non plus".   

Ce serait la meilleure...

Pourquoi la ville de Lausanne, si peu encline normalement à accueillir des manifestations sportive dans ses rues (qui font moins de problèmes) a-t-elle naivement dit oui à une manifestation si peu sportive et si peu écologique? Ca tient de l'irrationnel, ça doit être l'amour.

Sitting Bull Brélaz amoureux de Red Bull?

 

 

 

 

  

 

      

09/03/2009

Nous avons des stars!

 

Nous avons des stars!

La soirée de gala des "Quartz", une sorte d "Oscars" suisse pour les meilleurs films et acteurs, samedi soir, à Lucerne,

a prouvé que le cinéma suisse existe, que nous avons des stars et que ces stars sont présentables et que les cérémonies de ce genre font du bien à la profession, que les journaux en parlent avec plaisir. La célébration des stars du cinéma n'est plus réservée aux Français, aux Anglais et aux Américains. J'en ai assez de la fausse modestie suisse qui part du principe que nous n'avons pas de stars, qu'il faut en conséquence importer des stars françaises, anglaises ou américaines pour donner un peu de couleurs à nos festivals de films ou de télévision. C'est quoi, une star, au juste? Ce sont des gens qui font très bien leur métier dans le show business, dans le théâtre, la télévision ou le cinéma. Mais cela ne suffit pas. Il faut aussi qu'ils soient rendus visibles par les médias, par des cérémonies au tapis rouge! Quel plaisir de revoir par exemple un auteur de théâtre lausannois, Antoine Jaccoud, recevoir le prix du meilleur scénario...On le connaissait un peu, à Lausanne, cette fois, du coup, il est reconnu dans le pays entier. C'est important, pour un écrivain! 

Les Français l'ont compris, les Américains aussi, leurs médias font de chaque sortie cinématographique un évènement, avec interviews des comédiens sur les plateaux du téléjournal, reportages dans les magazines. Ils mobilisent le public, ils le rendent curieux. Et si après, le film ne marche pas, si le public le déserte après trois ou quatre jours, tant pis.

Grace à cette cérémonie de Lucerne, on a eu le plaisir aussi de voir notre ministre de la culture en smoking - quelle élégance, M. le Président! - et des metteurs en scène comme Ursula Meier ou des acteurs comme le petit et adorable Kacey Mottet Klein. Ils restent dans nos mémoires. 

Nicolas Bideau avait raison quand il a secoué le cocottier du cinéma suisse, quand il a déclaré qu'il voulait du cinéma de qualité qui soit populaire.

Il voulait que lâ fête soit belle, que nos stars brillent.

Bravo Bideau! C'est une réussite.

          

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