24/04/2009 14:09 Publié dans Le Journal (notes quotidiennes) | Lien permanent | Commentaires (0)

Salon du livre et Chessex

La très grande librairie - et l'Uebervater Chessex

Salon du livre à Genève. Encore plus agréable à visiter que les années précédentes. Organisé comme une ville où il n’y a que des librairies et des cafés. En plus avec des écrivains qui signent des livres. La réalisation d’un rêve. Si vous allez au Salon du livre, n’oubliez pas le porte-monnaie. On ne peut pas en sortir sans cabas pleins de livres…Et visitez, achetez et lisez les auteurs suisses, Anne Cuneo, son frère Roger Cuneo, Anne-Sylvie Sprenger, Thierry Luterbacher, Gilbert Salem, Alain-Claude Sulzer, Martin Suter, Charles Lewinski pour ne citer qu'eux, ils valent bien les autres. Ne faisons pas de complexes.

Chessex, l'Uebervater

Et surtout, arrêtons-nous, chers littéreux et littéraires, auteurs, libraires, critiques et autres gens de littérature de toujours nous demander s'il y a un problème avec Jacques Chessex. Les auteurs sont-ils jaloux de Chessex, se sentent-ils écrasés par Chessex? Est-il hautain, Chessex? A-t-il vraiment mérité son "hénaurme" succès? Ca ressemble aux discussions du temps de Frisch. A l'époque il y avait même deux Uebervater (sur-pères, selon Freud) à aimer et haïr, donc à flinguer, Frisch et Dürrenmatt. L'horreur pour des jeunes auteurs. Mais la gloire du pays.

Oui, Chessex a pris une place énorme. Oui, Chessex écrit encore mieux qu'à l'époque du Goncourt, oui, Chessex va entrer dans la Pleiade, j'en suis sûr. Et alors? Réjouissons-nous. Compter un auteur parmi nous qui, dans les étalages des kiosques à journaux, est placé entre les bestsellers américains parce qu'il le vaut bien, (et qu'il vend bien, en plus), c'est rare, admirable. On peut en être fier.

 

 

           

Les commentaires sont fermés.