27/04/2009 09:51 Publié dans Le Journal (notes quotidiennes) | Lien permanent | Commentaires (1)

Casilda la conteuse

 

CASILDA, LA (BELLE) CONTEUSEphoto 3

 
 

"La parole est moitié à celui qui parle, moitié à celui qui écoute" Montaigne

Le vrai privilège, une expérience inoubliable, c'est de passer une soirée assis autour d'un point d'eau, au milieu du désert, à écouter un vieux conteur raconter une histoire....vieille comme le monde. On l'écoute et puis on partage un repas, on regarde les étoiles et on va dormir sous la tente.

Samedi soir, à l'Hôtel des Horlogers au Brassus, j'ai eu une révélation: ces soirées enchantées existent aussi chez nous.

Elle s'appelle Casilda Regueiro, elle est conteuse, elle est belle et souriante, elle vit à Genève avec son mari (prof de Yoga) et donne des spectacles accompagnée d'un guitariste de grande qualité.

Quand elle se met à raconter, avec sa voix douce, son sourire, les gestes de ses main (de danseuse), vous êtes emportés, fascinés.. les quelques cent personnes qui étaient réunis samedi soir au sous-sol de l'Hôtel des Horlogers ont été sous le charme. Les vieux sont redevenus enfants, les enfants sont restés scotchés à leurs chaises, les yeux écarquillés.

Après quelques contes, cette artiste qui a une solide formation théâtrale, nous a aussi gratifié d'une chanson argentine. Seulement une, malheureusement. C'était une autre révélation. Elle chante bien, elle devrait monter un spectacle de chant.

Après le spectacle, autour d'un grand buffet servi par l'équipe de Philippe Guignard, le public a pu faire connaissance de l'artiste. Elle est drôle, sympa, et son spectacle est à louer!

Je préfère ce genre d'évènements culturels de grande qualité dans un cadre presqu'intime aux grands machins dans d'énorme salles.

C'est un "créneau" intéressant pour des hôtels qui ont envie de se donner une "âme". L'Hôtel des Horlogers au Brassus est en train de devenir un lieu de force, un endroit enchanté: déjà, toutes les chambres sont décorées de tableaux originaux d'un grand maître (c'est rare, dans l'hôtellerie), Walter Mafli, sa cuisine est de grand qualité, remise au goût du jour en permanence par un patron qui a lui aussi uen âme d'artiste: Philippe Guignard est toujours à la recherche de la nouveauté, de la perfection, jamais content.

La culture, la vraie, haut de gamme, n'est pas le privilège des villes.

Mais il faut des gens enthousiastes, prêts à investir de l'argent mais aussi du temps, pour réussir ce genre de soirées enchantées comme celle. Des gens comme Céline Renaud de JMC Lutherie au Brassus, une Combière (souriante "étrangère du dedans", c'est à dire Suisse immigrée à la Vallée) qui a tout fait pour que cette soirée puisse avoir lieu.   

Pour plus d'informations, consultez le site de Casilda; www.casilda.org.

  

 

   

 

 

 

    

Commentaires

Cher Monsieur,
j'ai beaucoup aimé votre article, juste un peu surpris que ce soit une découverte pour vous. Je viens de Paris et habite Verbier depuis un certain temps. Je sais qu'on n'a pas tout en ville. Un concert au festival de Verbier, même sous une tente bruyante, même avec un confort discutable, touche au fond, tout au fond, là où ça vibre. J'ai jamais ressenti ça dans une bonne salle cossue au milieu de tonnes de pierres et de béton.
Venez plus souvent à la campagne, loin de vos élites et vos préjugés.
Merci encore pour votre article.
MG

Écrit par : Marcel Glap | 30/04/2009

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