27/04/2009

Casilda la conteuse

 

CASILDA, LA (BELLE) CONTEUSEphoto 3

 
 

"La parole est moitié à celui qui parle, moitié à celui qui écoute" Montaigne

Le vrai privilège, une expérience inoubliable, c'est de passer une soirée assis autour d'un point d'eau, au milieu du désert, à écouter un vieux conteur raconter une histoire....vieille comme le monde. On l'écoute et puis on partage un repas, on regarde les étoiles et on va dormir sous la tente.

Samedi soir, à l'Hôtel des Horlogers au Brassus, j'ai eu une révélation: ces soirées enchantées existent aussi chez nous.

Elle s'appelle Casilda Regueiro, elle est conteuse, elle est belle et souriante, elle vit à Genève avec son mari (prof de Yoga) et donne des spectacles accompagnée d'un guitariste de grande qualité.

Quand elle se met à raconter, avec sa voix douce, son sourire, les gestes de ses main (de danseuse), vous êtes emportés, fascinés.. les quelques cent personnes qui étaient réunis samedi soir au sous-sol de l'Hôtel des Horlogers ont été sous le charme. Les vieux sont redevenus enfants, les enfants sont restés scotchés à leurs chaises, les yeux écarquillés.

Après quelques contes, cette artiste qui a une solide formation théâtrale, nous a aussi gratifié d'une chanson argentine. Seulement une, malheureusement. C'était une autre révélation. Elle chante bien, elle devrait monter un spectacle de chant.

Après le spectacle, autour d'un grand buffet servi par l'équipe de Philippe Guignard, le public a pu faire connaissance de l'artiste. Elle est drôle, sympa, et son spectacle est à louer!

Je préfère ce genre d'évènements culturels de grande qualité dans un cadre presqu'intime aux grands machins dans d'énorme salles.

C'est un "créneau" intéressant pour des hôtels qui ont envie de se donner une "âme". L'Hôtel des Horlogers au Brassus est en train de devenir un lieu de force, un endroit enchanté: déjà, toutes les chambres sont décorées de tableaux originaux d'un grand maître (c'est rare, dans l'hôtellerie), Walter Mafli, sa cuisine est de grand qualité, remise au goût du jour en permanence par un patron qui a lui aussi uen âme d'artiste: Philippe Guignard est toujours à la recherche de la nouveauté, de la perfection, jamais content.

La culture, la vraie, haut de gamme, n'est pas le privilège des villes.

Mais il faut des gens enthousiastes, prêts à investir de l'argent mais aussi du temps, pour réussir ce genre de soirées enchantées comme celle. Des gens comme Céline Renaud de JMC Lutherie au Brassus, une Combière (souriante "étrangère du dedans", c'est à dire Suisse immigrée à la Vallée) qui a tout fait pour que cette soirée puisse avoir lieu.   

Pour plus d'informations, consultez le site de Casilda; www.casilda.org.

  

 

   

 

 

 

    

24/04/2009

Salon du livre et Chessex

La très grande librairie - et l'Uebervater Chessex

Salon du livre à Genève. Encore plus agréable à visiter que les années précédentes. Organisé comme une ville où il n’y a que des librairies et des cafés. En plus avec des écrivains qui signent des livres. La réalisation d’un rêve. Si vous allez au Salon du livre, n’oubliez pas le porte-monnaie. On ne peut pas en sortir sans cabas pleins de livres…Et visitez, achetez et lisez les auteurs suisses, Anne Cuneo, son frère Roger Cuneo, Anne-Sylvie Sprenger, Thierry Luterbacher, Gilbert Salem, Alain-Claude Sulzer, Martin Suter, Charles Lewinski pour ne citer qu'eux, ils valent bien les autres. Ne faisons pas de complexes.

Chessex, l'Uebervater

Et surtout, arrêtons-nous, chers littéreux et littéraires, auteurs, libraires, critiques et autres gens de littérature de toujours nous demander s'il y a un problème avec Jacques Chessex. Les auteurs sont-ils jaloux de Chessex, se sentent-ils écrasés par Chessex? Est-il hautain, Chessex? A-t-il vraiment mérité son "hénaurme" succès? Ca ressemble aux discussions du temps de Frisch. A l'époque il y avait même deux Uebervater (sur-pères, selon Freud) à aimer et haïr, donc à flinguer, Frisch et Dürrenmatt. L'horreur pour des jeunes auteurs. Mais la gloire du pays.

Oui, Chessex a pris une place énorme. Oui, Chessex écrit encore mieux qu'à l'époque du Goncourt, oui, Chessex va entrer dans la Pleiade, j'en suis sûr. Et alors? Réjouissons-nous. Compter un auteur parmi nous qui, dans les étalages des kiosques à journaux, est placé entre les bestsellers américains parce qu'il le vaut bien, (et qu'il vend bien, en plus), c'est rare, admirable. On peut en être fier.

 

 

           

Lieber Kaspar Villiger

Lieber Kaspar Villiger,

 

Wenn ich Ihr Bild in der Presse sehe, fühle ich mich als Schweizer existentiell herausgefordert. Sind wir wirklich soweit gekommen ? Gibt’s keinen Jüngeren, Besseren, Aussergewöhnlicheren für das Präsidium der UBS ? Und ich komme zum Schluss: nein, eben gerade nicht. Wäre jetzt Krieg, wir würden einen wie Sie zum General machen. Aber eben: Ihr Gesicht und alle Ihre persönlichen Qualitäten erinnern uns fatal daran -  und das tut weh -  dass wir halt doch nicht so aussergewöhnlich sind, wie wir immer denken :  Sie inkarnieren – leider - Swissness at its best, Sie sind Gewöhnlichkeit, Langweiligkeit und Gemütlichkeit in einem. Auf sehr hohem Niveau zwar, aber eben doch so, dass es zum Verzweifeln ist. Charismatische Leadertypen kommen entweder aus dem Ausland oder bleiben im Ausland (Hayek, Maucher, Marchionne, Brabeck, Ackermann, etc.) oder sie werden bei uns brutal zurückgestuft (Escher, Bringolf, Blocher, Bodenmann u.a.). Wir sind und wollen so sein : solid, pünktlich, verlässlich, und vor allem unaufgeregt und moderat. Ein bisschen velofahren, ein wenig Trompete blasen, ok. Aber alles in allem eher Sackmesser als Rakete, eher Pfadfinder als Rambo. Die Schweizer, halt immer ein bisschen Villiger. Und weil das wahr ist, machen wir eine Grimasse, wenn  wir an Sie denken.

23/04/2009

Pyjama

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Et voilà le pyjama, autre "must" de cet été.

Qui m'a été signalé par une lectrice.

Alors là, rien à dire: C'est bien plus élégant que le Sarouel.

Le pantalon flatte le corps. Et l'oeil du spectateur.

Mais disons que je ne vois pas nos collaboratrices  se pointer tôt le matin en pyjama transparent au travail. C'est à dire, je les verrais bien, mais c'est too much.  

D'ailleurs, j'ai entendu un beau commentaire à propos du Sarouel, de la part d'une amie du sud de la France, "ça fait caque-aux-brailles" (orthographe à vérifier). Joli, non? Bien que brutal. Comme la vérité.

  

22/04/2009

Le sarouel, au secours

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Le Sarouel, au secours !

Ce matin, mon assistante Christine, jeune et jolie (d’habitude) m’a fait le choc de ma vie.

Elle portait un Sarouel !!! (A gauche)

Vous avez déjà vu un « Sarouel ».  Il parait que c’est le must de la mode féminine de cet été. On dit que c’est un pantalon, mais ça ressemble plutôt à un parachute mal déployé, un sac de charbon qui s’est pris entre les jambes. La dernière fois que j’ai vu un truc du genre, c’était au Kurdistan, là-haut, dans les montagnes irakiennes, des guerriers armés jusqu’aux dents  portent ce genre de pantalon à l’entre-jambes qui descend jusqu’aux genoux.  Il parait que c’est bien pour monter  à cheval….Quant à courir…

Enfin, je comprends très bien qu’elles en aient assez de leurs jeans ultra-serrés qui laissaient deviner (non, voir !)  chaque pli de leur physique. J’en ai assez, moi aussi.  Mais, entre les slims et un sarouel, il y a de la marge, il y a de la place pour un vrai pantalon large, à la Marlene Dietrich ou Coco Chanel.

Faut-il vraiment qu’elles passent d’un extrême à l’autre.

Enfin, mon assistante dit que le Sarouel était super-agréable à porter, et sur les différents blog de mode que j’ai consulté, les filles sont unanimes : c’est super, c’est génial, on adore.

Il y a juste les mecs qui s’interrogent : A quoi bon regarder les filles marcher dans la rue dans ce pantalon ?

Que pensez-vous du Sarouel ?

 

 

    

Stade de Lausanne

Encore un flop pour Lausanne

C'est tragique, Lausanne est capable de faire foirer des grands projets dès le début : les milieux culturels se déchirent encore et toujours parce qu'ils sont en désaccord sur le lieu idéal pour la construction d'un nouveau Musée des beaux-arts. Conséquence: on parle d'au moins 20 nouveaux lieux possible. Conséquence: chaque jour apporte son nouveau groupe d'intérêt, et il n'y aura pas de Musée du tout, ces dix prochaines années.

Aujourd'hui, la même lutte absurde commence autour d'un nouveau stade de foot: les milieux sportifs se déchirent et à la fin, Lausanne n'aura pas de nouveau stade, alors que des petites villes comme Bienne en auront un flambant neuf bientôt.

Avis à tous les amateurs d'art, tous les amateurs de foot: Vous êtes une minorité! Si vous voulez que la majorité vote des crédits pour vos loisirs, en cette période de crise, tâchez d'être unis dès le départ. Vos bagarres n'auront qu'un seul effet: beaucoup de pseudo-démocratie, beaucoup de débats, beaucoup d'articles dans la presse, mais pas de Musée, pas de stade.

Si c'est ça que vous voulez, faut le dire tout de suite.

Et encore une remarque: si nos autorités cantonales (dans le cas du Musée) et locales (dans le cas du stade) avaient un minimum de convictions fortes au sujet de ces projets et la capacité de convaincre et de réunir, tout serait différent.

 

 

 

 

 

17/04/2009

Serrer la main à Ahmadinejad

 

Droits de l'homme et politesse

Des politiciens genevois recommandent au Conseiller d'Etat Laurent Moutinot de ne pas serrer la main au président iranien Mahmoud Ahmadinejad qui est attendu à Genève pour participer lundi à la conférence contre le racisme, à l'ONU. On ne donne pas la main à quelqu'un qui appelle à la destruction d'Israel, qui viole les droits de l'homme, qui discrimine les femmes, etc. Disent ces politiciens de tous bords. Surtout, disent-ils, imaginez de voir dans la presse du monde entier une photo de Moutinot serrant la patte à Ahmadinejad.

Je leur dis: on peut se battre pour les droits de l'homme tout en restant polis: les règles de politesse internationales et le protocole de genève exigent qu'un chef d'Etat soit salué à sa descante d'avion par un membre du gouvernement local. Point, à la ligne. M. Laurent Moutinot va tout de même pas mettre un voile pour accueillir M. Ahmadinejad... 

Et si on voulait bouder tous les chefs d'Etat à qui on pourrait reprocher la violation répétée des droits de l'homme dans leur pays, le gouvernement de Genève ne pourrait plus serrer la main à beaucoup de monde. Ils devraient devraient dresser une liste noire (ou grise...) ou l'on trouverait les rois de divers pays arabes, les dictateurs d'Afrique, Putin, Obama,quelques dignitaire d'Amérique du sud, le président chinois, enfin pratiquement tout le G20, à part peut-être Merkel et Sarkozy. Mais ceux-là ne viennent pas nous voir parce que pour eux, c'est nous, les vilains méchants...à qui ils n'aimeraient pas trop serrer la main.

Alors, pour commencer, restons polis. Au moins à l'aéroport.

 

   

 

 

    

01/04/2009

20minutes revient sur le Grand8

20 minutes est revenu sur le débat du Grand 8.
Je ne commenterai pas les propos de M. Tornare mais je recommande aux lecteurs d'écouter l'émission du Grand 8 pour prendre connaissance du contexte dans lequel le nom de M. Tornare a été évoqué. 
Il ne s'agissait nullement de le blesser ou de le "outer".
  
GENÈVE

Tornare blessé et en colère

«Je suis heureux de l’élection de Corine Mauch. Les Zurichois se sont montrés moins stupides que M. Rothenbühler.»


Le maire n’a pas apprécié qu’on parle de sa sphère intime. (Photo: Keystone)

Le maire de Genève, Manuel Tornare, n’a pas apprécié les propos que l’ex-rédacteur en chef du Matin a tenus mardi sur la RSR, à propos de l’élection de la maire lesbienne de Zurich.

Peter Rothenbühler a pris l’exemple du maire de Genève pour démontrer qu’en Suisse romande les politiciens n’affichent pas leur homosexualité.

«Je n’ai outé personne, c’est de notoriété publique», s’est-il défendu. Mardi, Pink Cross, l’organisation suisse des gays, a condamné l’«outing» des politiciens.

(reb)

A propos du Homo-Graben

www.rsr.ch

A propos du "Homo-Graben", écoutez (ou podcastez) sur le site de la Radio Suisse Romande, le "Grand 8" du mardi 31 mars, une discussion intéressante (à laquelle j'avais le plaisir de participer) qui tournait autour des femmes et hommes politiques qui affichent leur identité homosexuelle en Suisse alémanique. Et pourquoi en Suisse romande cela reste un tabou. 

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