24/05/2009 21:53 Publié dans Le Journal (notes quotidiennes) | Lien permanent | Commentaires (2)

Vie a la campagne

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Le coq

 

Toujours la même histoire : des citadins émigrent à la campagne pour vivre « près de la nature », ils emménagent dans un quartier résidentiel d’un village paysan où les petites villas avec leur petit jardin et leur petit grill et leur petit garage s’alignent. Et les voilà qui découvrent qu’à la campagne, il peut aussi y avoir des bruits. Par exemple des coqs qui crient. Insupportable pour l’oreille d’un citadin qui cherche « le calme » après avoir quitté le bruit du métro, des camions qui passent sous les fenêtres, des radios des voisins, des motards après minuit, du chauffage central mal reglé, etc.

Une copine qui vient d’aménager dans un de ces quartiers pour fatigués des villes, a immédiatement été informé du problème qui préoccupe ses voisins et invitée à signer une pétition qui demande au maire d’interdire la présence du coq de M. X., un voisin du quartier qui a un poulailler.

Ma copine n’a pas signé la pétition, le coq ne la dérange pas, elle a dit à ses voisins qu’elle est venu vivre à la campagne parce qu’il y a des phénomènes comme les cloches des vaches, les poules et des coqs qui crient. D’ailleurs, elle a fait attention aux habitudes de ce vilain méchant : il ne sort de son poulailler qu’à dix heures du matin. Donc, pas de réveil la nuit, pas de cri du coq à cinq heures du matin comme on aurait pu imaginer. La pétition part sans sa signature direction mairie, mais manque de bol : le maire du village ne peut pas trancher en défaveur du coq. Il est aussi propriétaire d’un coq – qui dérange aussi certains nouveaux arrivés.

Mais le clou de l’histoire, c’est la réaction du proprio du coq. Quand ma copine l’a rencontré et lui a demandé ce qu’il pense de ces voisins qui en veulent à son coq, il lui dit : « Si au lieu de faire signer une pétition et d’embêter le maire, ils seraient venus me voir et qu’ils auraient dit : écoute, ton coq nous dérange, je lui aurais tordu le cou, à ce coq, et on l’aurait mangé ensemble, sous le signe du bon voisinage… Mais, ça, non ! »

Et il a acheté un deuxième coq. Pour faire ch……  

Commentaires

Jolie histoire... J'habite la campagne depuis des années. Actuellement, je dois bien être à 50 m. à vol d'oiseau du clocher, je suis voisin de deux poulaillers et il y a régulièrement les vaches avec leurs cloches pas bien loin... Quel meilleur moyen pour faire baisser la tension que l'on accumule en ville au boulot !!! Vraiment, ces braves anciens citadins peuvent toujours retourner habiter St-François ou Cornavin, ils ont le choix...

Dans le même ordre d'idée, c'est comme ces gens qui construisent une villa à proximité de l'aéroport de Cointrin parce que le terrain est bon marché et qui se mettent tout de suite membres de l'association des riverains de l'aéroport...

Cordialement

Écrit par : CA | 03/06/2009

Bonjour,
Je trouve tout ces gens bien tolérant avec les nuisances animales. Sauf que moi je vis bien à la campagne et pas prés d'une ferme, mais d'un voisin qui a décidé de mettre son tas de fumier sous mes fenêtres et des coqs dans sa basse cour. Le coq sert à quoi dans une basse cour ? S'il n'a pas vocation de reproducteur on peut s'en passer et on peut éviter par là même des conflits qui pourrissent la vie des gens qu'ils soient des citadins ou des ruraux. Je trouve que certains sont des grands donneurs de leçon mais dans une société on ne peut pas revendiquer d'avoir des droits si on n'a pas de devoir. Et on a surtout le devoir de respecter les gens qui émettent de l'insatisfaction sur des bruits qui les dérangent. Dites moi, sur tout ces propriétaires de coq, combien en possèdent pour la reproduction et combien en possèdent pour faire chier la moitié de la terre.

Écrit par : VEVE | 22/04/2014

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