31/05/2009

Cher Claude Béglé

poste_2.jpgLieber Claude Béglé,

Ich staune, und bin wohl nicht der Einzige. Noch selten hat ein Patron einen derart rasanten Start hingelegt. Sich so schnell zur Kühlerfigur einer riesigen Kiste gemacht. Post-Generaldirektor Ulrich Gygi ? Schon vergessen. Anton Menth, Ihr Vorgänger ? Niemand kennt ihn. Aber Sie, der grossgewachsene Welsche mit der wilden Locke und dem breiten Kiefer (signalisiert starken Willen), sind seit Ihrem Amtsantritt als Post-Präsident «der» neue Liebling der Medien. « Die » grosse Hoffnung der Pöstler. Und darum auch höchst gefährdet. Leute wie Sie braucht das Land. Aber wer einen Laden derart schnell verkörpert und damit alle Vorgänger und sogar den neuen Generaldirektor Michel Kunz vergessen lässt, wer so clever, offen und ohne Zögern kommuniziert, immer alle Türen offen lässt, so viel in der Welt herumgekommen ist und obendrein nicht zum schützenden Berner Sozi-Netzwerk gehört, der zieht Missgunst an. Der wird bei uns z’Bärn beim ersten Fehler ganz brutal runtergeholt. Aber das Schöne ist ja, dass Sie das überhaupt nicht beeindruckt. Sie gehen auf Gegner mit offenem Gesicht und freundlichen Gesten zu, einzig vom Ziel beseelt, dem defizitären Poststellennetz eine Zukunft zu sichern. Ihre Hoffnung, zu diesem Zweck irgendwann doch noch eine Banklizenz für Postfinance zu kriegen, macht Sie zur Gefahr für eine schwer leidende Branche. Endliche eine echte, vertrauenswürdige Volks-Bank, das wäre ja die Revolution! Darum haben Sie viel mehr Feinde, als Sie denken. Ich halte Ihnen darum beide Daumen.

Herzlich

Peter Rothenbühler

28/05/2009

Les deux tulipes

 

Le concept tulipe

Devant la ferme, on a fait faire un gazon par le jardinier, quelques 15 mètres sur 10. Sur un terrain qui autrefois était un jardin de fleurs.Or, ce printemps, belle surprise, le gazon a bien survécu à l'hiver, et quatre jonquilles ont poussé au milieu, juste après Pâques. Et un peu plus tard deux tulipes rouges. Les jonquilles étaient groupées dans un coin du gazon, assez naturellement. Les tulipes, elles, ont poussé exactement au milieu du gazon, à soixante centimètre de distance l'une de l'autre. Elles forment ainsi une ligne droite virtuelle, parallèle aux bords du gazon. Je ne l'ai pas remarqué tout de suite, mais je me suis aperçu avec le temps que les promeneurs qui s'arrêtaient devant notre jardin pour l'admirer discutaient toujours de ces deux tulipes isolées au milieu du gazon. Et quand j'ai reçu, récemment, des voisins, ils m'ont posé la question que tous les promeneurs devaient se poser aussi: Est-ce un concept? Est-ce tendance? Enfin, avez-vous fait exprès, et si oui, pourquoi? On lit tellement de choses dans les magazines, sur les jardins, zen ou de couvent, peut-être bien que les Rothenbühler avaient une idée derrière la tête en ne plantant que deux tulipes, et encore à cet endroit précis...se sont-ils dit. 

Eh bien, non, on a simplement laissé vivre deux tulipes isolées qui étaient là par hasard. Mais à partir de l'année prochaine, ce sera un concept, je le garantis! Parce que je n'ai pas l'intention de déterrer les deux oignons. Les deux tulipes seront notre "marque".

L'épisode montre à quel point votre jardin parle aux autres et à quel point les gens lisent votre jardin, découvrent des intentions, votre sens de l'esthétique, vos folies, votre caractère, une intention artistique à travers la disposition de quelques fleurs....

 

 

 

 

24/05/2009

Vie a la campagne

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Le coq

 

Toujours la même histoire : des citadins émigrent à la campagne pour vivre « près de la nature », ils emménagent dans un quartier résidentiel d’un village paysan où les petites villas avec leur petit jardin et leur petit grill et leur petit garage s’alignent. Et les voilà qui découvrent qu’à la campagne, il peut aussi y avoir des bruits. Par exemple des coqs qui crient. Insupportable pour l’oreille d’un citadin qui cherche « le calme » après avoir quitté le bruit du métro, des camions qui passent sous les fenêtres, des radios des voisins, des motards après minuit, du chauffage central mal reglé, etc.

Une copine qui vient d’aménager dans un de ces quartiers pour fatigués des villes, a immédiatement été informé du problème qui préoccupe ses voisins et invitée à signer une pétition qui demande au maire d’interdire la présence du coq de M. X., un voisin du quartier qui a un poulailler.

Ma copine n’a pas signé la pétition, le coq ne la dérange pas, elle a dit à ses voisins qu’elle est venu vivre à la campagne parce qu’il y a des phénomènes comme les cloches des vaches, les poules et des coqs qui crient. D’ailleurs, elle a fait attention aux habitudes de ce vilain méchant : il ne sort de son poulailler qu’à dix heures du matin. Donc, pas de réveil la nuit, pas de cri du coq à cinq heures du matin comme on aurait pu imaginer. La pétition part sans sa signature direction mairie, mais manque de bol : le maire du village ne peut pas trancher en défaveur du coq. Il est aussi propriétaire d’un coq – qui dérange aussi certains nouveaux arrivés.

Mais le clou de l’histoire, c’est la réaction du proprio du coq. Quand ma copine l’a rencontré et lui a demandé ce qu’il pense de ces voisins qui en veulent à son coq, il lui dit : « Si au lieu de faire signer une pétition et d’embêter le maire, ils seraient venus me voir et qu’ils auraient dit : écoute, ton coq nous dérange, je lui aurais tordu le cou, à ce coq, et on l’aurait mangé ensemble, sous le signe du bon voisinage… Mais, ça, non ! »

Et il a acheté un deuxième coq. Pour faire ch……  

Cher Christian Constantin

Lieber Christian Constantin,

Gratuliere. Dank Ihnen weiss ich jetzt, wie man den Deutschschweizern erklären kann, wo Gott hockt und warum Pascal Couchepin so ist, wie er ist. Unbequem. Immer einen Schritt voraus, permanent im Flirt mit der Unbeliebtheit. Man muss nur sagen: der kommt aus Martigny. Das ist einer wie Constantin, der FC-Sion-Präsident. Oder Darbellay. Oder Giannada (der vom Museum). Wenn Sie mal eine ruhige Minute haben, müssen Sie mir erklären, warum die berühmtesten Walliser-Alphatiere mit diesen Caesar-Nasen und dem grossen Ego alle ausgerechnet aus dem Kaff am Fuss des Grossen Sankt Bernhard kommen, wo das Wallis eine scharfe Linkskurve macht: Echte « Fonceurs » seid Ihr, immer pressiert, ausgestattet mit unschweizerisch starkem Selbstbewusstsein. Stammt Ihr von römischen Kaisern ab? Man weiss ja, dass deren Legionen bei Euch halt gemacht haben. Und eure Mädchen seit Generationen besonders hübsch sind. Sie selbst sind zwar etwas kleiner geraten als Couchepin und Darbellay, dafür haben Sie ein Uebermass von diesem Mut, sich permanent unbeliebt zu machen. Ihnen ist es völlig wurscht, wenn man Sie für grössenwahnsinnig hält. Sie sind ein Diktator, halten den Weltrekord im Feuern von Fussballtrainern, aber wie Sie die Mannschaft des FC Sion während des Cupfinals zum Sieg über YB gehypt haben, grenzte wieder einmal an ein Wunder. Die Freiburger «Liberté» hat sich gefragt, ob Gott vielleicht ein Walliser sei. Nein, nicht nötig, das Wallis hat Martigny. Herzliche Grüsse

Peter Rothenbühler

 

 

Vie à la campagne

Inalpe aux fleurs artificellesDSCF7520.JPG

Les champs sont en fleurs, le printemps est là, chaud et riche en couleurs. Ce samedi matin ( 23 mai) entre sept et huit heures, un cortège de vaches passe sous mes fenêtres, je me lève, je m'habille et je les suis. C'est magnifique, ce cortège de vaches qui traverse les villages. La tradition veut que les vaches soient décorés pour ce cortège de l'"inalpe" et les paysans habillés de costumes traditionnels. Or, sans vouloir juger, je découvre que les bouquets de fleurs portés par les vaches sont en papier et tiennent assez mal, sur leur cou, pas sur la tête comme autrefois - parce que ces pauvres bêtes n'ont plus de cornes. Alors, impossible d'attacher un botte-cul renversé entre les cornes auquel attacher - comme autrefois-  le bouquet. Aujourd'hui, on fixe le bouquet - en papier - directement sur la ceinture en cuir des cloches, au moyen de sangles en plastique ou d'élastiques. Et les paysans se promènent en blue jean's et t-shirts. Mais ne critiquons pas: les vaches, elles, n'étaient pas en papier mâché, elles étaient bien réelles. Et les fleurs qu'elles vont manger sur l'alpe pour donner le bon lait d'été, ne sont pas en papier, non plus. C'est ça qui compte.       

Vie à la campagne

averdeterre.jpgJ'ai sauvé la vie à un ver de terre - et j'en suis fier!

Il avait l'air misérable, ce ver, il se tortillait dans le sable, sur le bitume, à deux centimètre du pneu arrière de ma voiture, sous le soleil de midi. Aucune chance, le mec. Plus il se tortillait, plus il s'ensablait et s'éloignait de l'ombre et de la terre. 

J'ai l'ai pris, l'ai posé sous des fougères proches et je l'ai même arrosé des restes d'eau minérale qui trainaient dans la voiture. Je ne peux pas dire ce qui m'a pris.

Loin de moi l'idée ne me faire passer pour un grand protecteur de la nature et ami des bêtes.J'aurais aussi bien pu rire du ver qui se tortille et y voir le symbole de cette existence que nous menons face aux crises diverses, ensablés tels des vers de terre, etc, et j'aurais même pu lui passer dessus en sortant la voiture du parking....

Mais mes reflexions m'ont porté ailleurs, en grand philosophe du quotidien je me suis dit: je ne suis ni une corneille ni une poule, je n'ai pas besoin de le bouffer, ce vers, la petite différence qui me distingue des animaux, c'est la compassion, la réflexion et le respect de la vie.

Donc, puisque il est en mon pouvoir de sauver ce misérable ver, faisons-le.

Et j'avoue que ça lui a fait du bien, et à moi aussi! J'étais même assez fier de mon acte. 

Retourné à mon ordi, j'ai trouvé plein d'informations sur les vers qui sont - je ne le savais pas - une sorte de héros de l'écosystème, le ver un "bon travailleur" , "un ami de l'homme" (si, si, j'ai trouvé tout cela), "il recycle et valorise les déchets organiques". Etc, etc.

Je pense que - s'il y tient tant - le bon Dieu aurait juste pu lui donner un peu plus d'intelligence qui l'empêcherait de se mettre dans des situations impossibles....

 

 

 

 

 

 

 

Vie à la campagne


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Où sont les papillons ?

 

Une promenade de presque deux heures, le long de champs fleuris, à travers une forêt, au bord du lac (de Joux) : tout est en fleur, les arbres, les prairies, les corneilles sont partout, les chamois broutent à la lisière de la forêt. Et les papillons, où sont-ils ? J’en ai rencontré exactement trois. Un jaune et deux marrons. Ca fait un papillon toutes les trente minutes. Que sont devenus les papillons ? L’année passée on nous a parlé de la mort des abeilles, assistons-nous à la disparition des papillons ? Devrons nous prochainement nous rendre au Papillorama de Chiètres pour montrer à nos enfants ce que c’était, un papillon. Il n’y a pas longtemps, les papillons embellissaient par milliers nos promenades. Maintenant, ils ont disparus. Que se passe-t-il ?

13/05/2009

Les Pâquis sacrifiés

 

Le quartier des Pâquis sacrifié

Cette opération de coup de poing de la police genevoise contre les dealers et autres gangs du quartier des Pâquis, c'est bien beau, mais après? Ils reviennent et l'occupation continue. Et tout le monde s'interroge sur les meilleurs méthodes et moyens à appliquer.

En attendant, les habitants doivent se comporter comme des prisonnies, baisser le regard, changer de troittoir, surtout ne pas "provoquer" les petits caïds qui font la loi. C'est insupportable.

Rien à faire?

Si, il faut nettoyer le quartier de cette racaille, la police doit intervenir dès demain et occuper durablement le terrain, les lois existent pour enfermer la majorité d'entre ces voyous dans des centres de détention administratifs.

Il est extrêmement dommageable pour la société quand les autorités se montrent impuissantes à ce point.

 

 

 

 

 

Les riches, des imbéciles?

 

Les riches, des imbéciles?

Je me demande sérieusement si le canton d'Obwalden prend les riches pour des imbéciles.

En lancant son projet de "zones à bâtir cantonales de haute qualité", en décidant de créer des ghettos de riches, en réservant des terrains à bâtir à une élite de très bons contribuables, le canton d'Obwalden a atteint dans un premier temps deux buts:

-il a réusssi une fois de plus à projeter une image détestable de ce petit canton.

-il chauffe à blanc tous les citoyens qui en veulent déjà aux riches à cause de la crise financière. 

Les experts politiques, fiscalistes et autres s'énervent, mais personne ne s'est encore posé la question si les riches, les vrais, ont envie d'aller s'installer au bord du lac de Lungern, à Sarnen, par exemple.

Les gens qui ont les moyens, iront s'installer près de Zurich ou aux abords du Léman.

Imaginez le banquier ou le trader russe dire à sa babouchka, chérie, on va s'installer dans une vallée reculée sans boutiques, sans night life, sans partys, sans opéra, sans Sprüngli, tu auras une superbe vue sur l'un des lacs les moins connus de Suisse et on se couchera tôt, au son des cloches de vaches, ça permettra à papa de faire des économies sur les impôts.

C'est la crise d'hystérie pendant trois jours.  

Non, laissez faire les Obwaldiens. Leur "ghetto pour riche" n'attirera que quelques desperados qui se prennent pour des riches. Ou des "stars" vieillissantes qui laisseront leurs baraques vides toute l'année. Et ne consommeront rien. Comme Johnny à Gstaad.

Les vrais riches ne sont pas cons, ils ont du goût, et ils aiment vivre dans les "places to be", à St. Moritz, à Gland, à Küsnacht, Zollikon, etc, etc.

Mais pas à Sarnen...

 

 

 

 

 

 

 

  

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