23/09/2009 17:45 | Lien permanent | Commentaires (2)

Mariage II

 

Premier chapître: mariage civil à Pully. Il aura lieu à 15 heures. Les témoins et les futurs mariés ont décidé d'aller manger à quatre avant. Jacques Chessex a reservé la table 12 au restaurant Le Prieuré, il est arrivé le premier, moi, j'arrive à midi exactement, les futurs mariés arrivent en retard, occasion pour moi d'avoir une longue conversation avec cet écrivain dont on dépeint si souvent l'image d'un type hautain, bourru, distant, carrément méchant, image totalement fausse, motivée par la jalousie et la déception de concurrents ou de collègues frustrés, échoués. Cet homme est charmant, fin, doux, très poli, il a les gestes lents et réfléchis. Voilà ce qui frappe, sa lenteur. Avant de dire quelque chose, il s'installe, quand il est debout, il fait un demi pas en avant, et comme pour assurer une élocution correcte il a ce mouvement de la chanteuse d'opéra qui se "plante" à un endroit précis de la scène.  Je n'ai jamais vu un type en pleine forme marcher aussi lentement que Chessex ... je sais que ce n'est pas lâge qui le ralenti, je l'ai déjà vu et observé quand il avait trente ans. je l'ai vu traverser la vieille ville de Lausanne. Et je comprends pourquoi il a fait peur à certaines personnes. Quand je veux impressionner mes enfants en jouant au fantôme, j'adopte aussi cette démarche très lente, droite, à grand pas.. Chessex a quelque chose de majestueux. Il me rappelle aussi le vieux paysan qui fait le tour du propriétaire, le dimanche, tranquillement, satisfait du travail. Enfin, dans la discussion, il ne dit pas n'importe quoi, cet un homme qui ne fait jamais du small talk, il place ses phrases, il choisit ses mots, avec facilité certes, mais toujours après réflexion, comme s'il s'agissait d'écrire un texte qui doit tenir...

Enfin, Jacques Chessex est exactement l'homme que j'imagine quand on me parle d'un intellectuel. C'est à dire un penseur qui vous éclaire la lanterne, le contraire d'un bavard.

Je me rends compte qu'il a une vraie affection pour Anne-Sylvie en qui il voit une sorte de successeur. Quelqu'un qui lui ressemble, qui a prouvé par ses premiers textes qu'elle ose, qu'elle est prête à prendre des risques dans l'écriture, à aller loin, très loin.    

(La suite demain.)      

 

Commentaires

Vous vous êtes ennuyés au musée d'ethnographie de Neuchâtel. Vous vous êtes fait plaisir à descendre son conservateur dans une émission pro-Lausanne sur la TSR. Croyez-moi, votre blog sur votre petite vie de témoin de mariage, en plus avec des fautes de frappes, dépasse les pires expositions du monde, aussi bien en terme d'ennui que de manque absolu de réflexion. Quand je lis un blog, j'aime en retenir quelque chose, une opininion de l'auteur, sur un détail de sa vie ou d'actualité. Ici néant. "Chessex... me rappelle le vieux paysan qui fait le tour du propriétaire..." ??? mais quelle niaiserie !!!
Par contre bravo d'avoir réussi à faire de la publicité pour le travail des époux, et pour Chessex. Les mariés, au contraire d'Edipresse, ont bien fait de vous choisir. S'il est de bon ton à Lausanne de vomir sur tout ce qui n'est pas vaudois, respectez au moins les individus. Et arrêtez de vous mettre en position hansrudolphmerzienne pour faire plaisir à Zendalli et Cie.

Écrit par : biowow | 23/09/2009

En fait, ce musée est ennuyeux sans Jacques Hainard... Je vous donne raison. Mais ce serait tellement mieux de le critiquer ici, avec votre plume acérée, plutôt que parler chiffon.
A bientôt sur ces pages.

Écrit par : biowow | 24/09/2009

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