28/09/2009 11:54 Publié dans A propos de tout (ma chronique dans Le matin) | Lien permanent | Commentaires (2)

Nos first ladies

Lundi

First ladies

Léger sentiment de honte pour l’image de la mode Suisse en voyant les toilettes de nos trois Conseillères fédérales et des épouses de leurs collègues lors de la réception du président russe Medvedev. Au temps de l’union soviétique, ce sont les mamies russes qui avaient l’air d’avoir arraché les rideaux d’un palace pour s’habiller. Cette fois, la plus élégante était Madame Medvedev et nos dames totalement à côté de la plaque, avec leurs robes surdimensionnés de toutes les couleurs. La seule qui portait du noir festif, Micheline Calmy-Rey, ne s’est jamais séparé de son énorme sac rouge (un véritable tic chez elle) et une fois de plus, la seule qui dégageait une certaine élégance était Madame Couchepin quoique des pantalons noirs (à la place des blancs) auraient mieux fait l’affaire.       

 

Mardi

Jura « libre » de fumer

On s’est battu pour la « liberté » des Jurassiens. Quelle déception de voir ce qu’ils en font. Au nom de la liberté et de l’autonomie (« on ne fera pas comme les autres cantons ») le parlement jurassien vient de refuser une motion visant à protéger la population contre la fumée passive. La décision tombe au moment où, enfin, dans les restaurants Lausannois, on peut manger et boire sans se faire enfumer (Quel bonheur !)  Et naturellement, la décision jurassienne n’a strictement  rien à voir avec la présence de l’un des plus gros producteurs de cigarettes de Suisse (BAT) dans le canton.  Non, les Jurassiens sont courageux, jamais ils ne cèderaient aux pressions d’un  lobby !      

 

Mercredi

Surprise Burkhalter

Didier Burkhalter n’est pas celui que vous croyez : les médias (et moi-même) vous l’ont présenté comme un type du genre « Buchhalter » (comptable), ennuyeux, triste, sans charisme. Et que découvrons-nous dans ses interviews, par exemple dimanche soir, face à Fathi Derder et Pascal Décaillet dans « Le grand oral » de « La Télé » ? Il fait exprès. Si Burkhalter projette une image d’homme austèr, c’est que cela fait partie de sa méthode. La « méthode  Burkhalter « signale une volonté de rupture totale avec le comportement traditionnels des ministres. Fini les batailles d’égo, les déclarations fracassantes, le jeux des indiscrétions, avec lui, ce sera : le ministre au service des projets, au service des solutions, le discours public pour rassembler, pour convaincre les adversaires. Burkhalter a une écoute, d’une qualité inouie. S’il réussit à imposer son style avec cette autorité tranquille qu’il dégage, ce sera un grand bien pour la Confédération.       

 

Jeudi

Le cœur à droite

Nous recevons un message de Vera Weber, la fille de l’écologiste Franz Weber : « Oskar Freysinger a un cœur pour les phoques ». Bravo, ça prouve au moins  que le Conseiller national UDC a un cœur.  Qui bat pour une espèce étrangère à notre pays !  C’est déjà pas mal. On ne peut s’empêcher de penser à Brigitte Bardot. Freysinger et Bardot, même combat. Elle, c’est les phoques, les chiens, les chats et le Front National. De la à dire que l’extrême droite préfère les animaux aux humains, c’est un pas que je ne franchirais pas…

 

Vendredi

Solution au « syndrome Broulis »

Après la mésaventure de Pascal Broulis, renvoyé dans son canton pour mauvaise note en allemand (le « syndrome Broulis »),  L’Hebdo appelle à une « relance linguistique » dans le canton de Vaud qui reste à la traine en matière d’enseignement de l’allemand. Tout y fait défaut : la volonté politique, l’enthousiasme des enseignants pour l’aventure bilingue, les maîtres germanophones, la proximité d’un canton alémanique. Les jeunes Vaudois n’ont aucune possibilité de s’immerger dans la langue allemand. J’ai une solution patente au problème : et si tous les Suisses allemands vivant dans le canton offraient aux petits Vaudois la possibilité d’entendre la langue de Goethe (ou de Züri West) au quotidien en parlant plus souvent en allemand ? Aujourd’hui, les très nombreux Alémaniques vivant sur les rives du beau Léman s’interdisent de parler allemand en présence de Romands. Par respect. Mais aussi pour leur propre plaisir de parler français. Quand deux ou trois Alémaniques se rencontrent dans la rue, ils s’adressent la parole en français. C’est peut-être totalement faux.  Qu’ils émergent enfin de leur « apnée linguistique » pour permettre aux autres cette immersion linguistique qui fait défaut. 

 

 

Commentaires

On s’est battu pour la « liberté » des Jurassiens...
Lorsque les Jurassiens se sont battus pour leur liberté, je n'ai jamais entendu parler de vous !
Qui : vous ? Laissez-moi rire, le Jura est trop loin de Lausanne. Que connaissez-vous du Jura ? Y avez-vous, comme beaucoup d'autres, déjà mis les pieds et affirmé haut et fort que c'est magnifique, que les gens sont fantastiques et dès le dos tourné, vous avez continué de nous casser du sucre sur le dos. Le Jura se bat pour ses libertés est c'est son droit. Et ce n'est pas un fils de pasteur zurichois qui viendra nous dire quoi et comment faire ! Vous connaissez Lausanne, ville de dealers, retournez à Zürich, ville de dealers !

Écrit par : Gastoon | 04/10/2009

:) oh en matière de deal il y a de quoi faire du coté du jura, croyez moi...

En ce qui concerne la liberté, soyez raisonnable

Écrit par : Gaston | 07/10/2009

Les commentaires sont fermés.