23/11/2009 10:47 Publié dans A propos de tout (ma chronique dans Le matin) | Lien permanent | Commentaires (0)

Sécurité à la française

Lundi

Vie simple

Réflexions sur la vie simple: le vrai luxe, ce n’est pas de posséder une montre chère, le vrai luxe c’est d’avoir du temps. Parce que le temps passé ne revient plus. Alors qu’on peut facilement remplacer une montre. Offrez votre temps, c’est le bien le plus précieux, hors prix. J’ai lu dans le Financial Times une réponse à la question « quels sont vos objets préférés » que je n’oublierai pas si vite : « J’aime les beaux objets que je possède, mais ce que j’ai de plus précieux, ce sont mes bonnes manières. Ca ne s’achéte pas, ça me distingue vraiment, et ça fait plaisir aux autres. Et ce n’est pas remplacable.

 

 

Mardi

Rengaine

Les Romands et les Latins sous-représentés sous la coupole fédérale. Seul Pascal Couchepin veillait systématiquement à engager, à qualités égales, des candidats romands. Mais à quoi bon se plaindre? Dans les universités on enseigne en anglais. Et constater que les Romands apprennent peu volontiers l’allemand et que les Alémaniques négligent l’apprentissage du français est une vieille rengaine. Si la Suisse veut rester le pays de quatre cultures qui non seulement s’entendent mais se comprennent, elle doit lancer un véritable programme pour la promotion du multilinguisme. Le Welschlandjahr des Trudis et les autres échanges n’existent plus. L’armée ne joue plus le role de lien entre Confédérés. Au lieu de les envoyer à l’armée, il faudrait envoyer chaque jeune suisse quatre mois dans une autre partie linguistique du pays. Et la cohésion fédérale serait sauvée. Mais j’ai l’impression que ça fait partie des sports nationaux : se plaindre de temps en temps de l’évolution, mais surtout ne rien entreprendre dans ce domaine.

 

jacky_gillmann_p.jpgMercredi

Que de l’eau

J’ai eu le plaisir de rencontrer Jacky Gillmann, PDG de Losinger Construction (filiale Suisse de Bouygues Construction) qui s’occupe de quelques chantiers des plus importants du pays. Il me confie que depuis que l’entreprise se trouve sous direction française le nombre des accidents du travail a été divisé par dix. Et ceci à cause des mesures de sécurités très strictes et très sévèrement contrôles par l’entreprise: port du casque, port de masques, sécurisation des chantiers et surtout échauffement des ouvriers avant le travail, comme en Chine, au moyen d’exercices de gymnastique ! En plus, interdiction absolue de consommation d’alcool (et de drogues) dans toutes circonstances : même lors des inaugurations de bâtiments, Losinger ne sert que jus d’oranges et eau minérale!

 

Jeudi

SSR fait le ménage

Des politiciens de gauche, Alain Berset et Christain Levrat en tête, voient l’information en danger parce que la SSR a enfin décidé de mieux gérer l’argent de la redevance. Ce sont les mêmes politiciens qui ont poussé le service public a créér une pléthore de programmes- au détriment des acteurs privés de l’audio-visuel. La SSR souffre elle aussi de la chute des revenus publicitaires, elle est bien obligé de chercher des synérgies là ou elles font sens. Il n’y a pas de raison qu’elle ne gère pas mieux – notre argent. Une fusion institutionnelle de la RSR avec la TSR est d’ailleurs très bien possible sans abandonner la décentralisation des studios, (un à Genève, un à Lausanne). On ne doit pas reprocher à la SSR de se restructurer, on peut juste lui reprocher de ne pas assez bien informer le public de ses intentions.  

 

 

merzimages.jpgVendredi

Sacré Merz !

Super, l’exemple que donne le président de la Confédération aux élèves de ce pays : il fait toutes les fautes possibles, mais comme c’est lui aussi qui distribue les notes, il n’a pas de souci à se faire. En tirant le bilan de son année présidentielle, Hans-Rudolf Merz constate que tous les objectifs sont atteints, que même pour ses aller-retour avec la Libye il mérite 19 sur 20. Super ! Si les otages ne sont pas revenus, ce n’est pas de sa faute. C’est à cause des photos de police d’Hannibal publiés dans la Tribune de Genève, considérées comme une nouvelle humiliation par Tripoli, c’est ce que M. Kadhafi lui aurait dit en personne. Une fois de plus, M. Merz dit trop et met les pieds dans le plat : il désigne un bouc émissaire pour masquer son propre échec. Et joue les porte-parole d’un dictateur qui doit bien rire des divisions du camp helvétique. Sacré Merz !           

 

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