24/11/2009

Cher Alain Rebuffat

Cher Alain Rebuffat,

répondant à votre commentaire (au sujet de mon texte sur la Confrérie du Guillon) je vous dis: enfin un commentaire signé.... et poli. Je vous en remercie.

Oui, vous avez vu juste, je me permets d'effacer certains commentaires et de corriger des passages de textes qui contiennent des erreurs d'orthographe. 

Je fais de mon mieux pour respecter l'orthographe ... et la politesse dans mon blog.

Quand l'un ou l'autre vient à manquer, je corrige le plus vite possible.

Donc, je continuerai de virer de mon blog toute correspondance qui ne respecte pas les règles élémentaires de la politesse.    

En ce qui concerne les critiques et les avis différents, je suis assez connu pour mon amour du débat contradictoire qui n'épargne pas l'adversaire, mais uniquement sur le plan des arguments.

On peut se critiquer et exprimer son désaccord sans traiter l'autre d'imbécile. 

Avec mes meilleures salutations

Peter Rothenbühler     

23/11/2009

Sécurité à la française

Lundi

Vie simple

Réflexions sur la vie simple: le vrai luxe, ce n’est pas de posséder une montre chère, le vrai luxe c’est d’avoir du temps. Parce que le temps passé ne revient plus. Alors qu’on peut facilement remplacer une montre. Offrez votre temps, c’est le bien le plus précieux, hors prix. J’ai lu dans le Financial Times une réponse à la question « quels sont vos objets préférés » que je n’oublierai pas si vite : « J’aime les beaux objets que je possède, mais ce que j’ai de plus précieux, ce sont mes bonnes manières. Ca ne s’achéte pas, ça me distingue vraiment, et ça fait plaisir aux autres. Et ce n’est pas remplacable.

 

 

Mardi

Rengaine

Les Romands et les Latins sous-représentés sous la coupole fédérale. Seul Pascal Couchepin veillait systématiquement à engager, à qualités égales, des candidats romands. Mais à quoi bon se plaindre? Dans les universités on enseigne en anglais. Et constater que les Romands apprennent peu volontiers l’allemand et que les Alémaniques négligent l’apprentissage du français est une vieille rengaine. Si la Suisse veut rester le pays de quatre cultures qui non seulement s’entendent mais se comprennent, elle doit lancer un véritable programme pour la promotion du multilinguisme. Le Welschlandjahr des Trudis et les autres échanges n’existent plus. L’armée ne joue plus le role de lien entre Confédérés. Au lieu de les envoyer à l’armée, il faudrait envoyer chaque jeune suisse quatre mois dans une autre partie linguistique du pays. Et la cohésion fédérale serait sauvée. Mais j’ai l’impression que ça fait partie des sports nationaux : se plaindre de temps en temps de l’évolution, mais surtout ne rien entreprendre dans ce domaine.

 

jacky_gillmann_p.jpgMercredi

Que de l’eau

J’ai eu le plaisir de rencontrer Jacky Gillmann, PDG de Losinger Construction (filiale Suisse de Bouygues Construction) qui s’occupe de quelques chantiers des plus importants du pays. Il me confie que depuis que l’entreprise se trouve sous direction française le nombre des accidents du travail a été divisé par dix. Et ceci à cause des mesures de sécurités très strictes et très sévèrement contrôles par l’entreprise: port du casque, port de masques, sécurisation des chantiers et surtout échauffement des ouvriers avant le travail, comme en Chine, au moyen d’exercices de gymnastique ! En plus, interdiction absolue de consommation d’alcool (et de drogues) dans toutes circonstances : même lors des inaugurations de bâtiments, Losinger ne sert que jus d’oranges et eau minérale!

 

Jeudi

SSR fait le ménage

Des politiciens de gauche, Alain Berset et Christain Levrat en tête, voient l’information en danger parce que la SSR a enfin décidé de mieux gérer l’argent de la redevance. Ce sont les mêmes politiciens qui ont poussé le service public a créér une pléthore de programmes- au détriment des acteurs privés de l’audio-visuel. La SSR souffre elle aussi de la chute des revenus publicitaires, elle est bien obligé de chercher des synérgies là ou elles font sens. Il n’y a pas de raison qu’elle ne gère pas mieux – notre argent. Une fusion institutionnelle de la RSR avec la TSR est d’ailleurs très bien possible sans abandonner la décentralisation des studios, (un à Genève, un à Lausanne). On ne doit pas reprocher à la SSR de se restructurer, on peut juste lui reprocher de ne pas assez bien informer le public de ses intentions.  

 

 

merzimages.jpgVendredi

Sacré Merz !

Super, l’exemple que donne le président de la Confédération aux élèves de ce pays : il fait toutes les fautes possibles, mais comme c’est lui aussi qui distribue les notes, il n’a pas de souci à se faire. En tirant le bilan de son année présidentielle, Hans-Rudolf Merz constate que tous les objectifs sont atteints, que même pour ses aller-retour avec la Libye il mérite 19 sur 20. Super ! Si les otages ne sont pas revenus, ce n’est pas de sa faute. C’est à cause des photos de police d’Hannibal publiés dans la Tribune de Genève, considérées comme une nouvelle humiliation par Tripoli, c’est ce que M. Kadhafi lui aurait dit en personne. Une fois de plus, M. Merz dit trop et met les pieds dans le plat : il désigne un bouc émissaire pour masquer son propre échec. Et joue les porte-parole d’un dictateur qui doit bien rire des divisions du camp helvétique. Sacré Merz !           

 

16/11/2009

Confrérie du Guillon - les intellos du vin

Unique au monde!  

Samedi soir, j'ai eu l'honneur de vivre un spectacle unique en Suisse, non, unique au monde, et s'il vous plait, ne dites pas aux Chinois, aux Indiens et aux Américains que cela existe, sinon, ils vont prendre d'assaut le Château de Chillon pour vivre cet évènement, eux aussi. Il faut que ça reste entre nous.

Donc, j'ai eu l'honneur d'être accueilli comme Compagnon d'honneur à la vénérable Confrérie du Guillon, lors du "Ressat d'automne", un diner aux chandelles à 250 personnes, dans une énorme salle du Château de Chillon.  

Je ne pouvais pas refuser cet honneur, parce que cet un ami cher, Claude-Alain Mayor, doyen de l'Ecole cantonale d'art de Lausanne (ECAL), qui m'a proposé comme compagnon d'honneur.

Mais j'avoue que j'y suis allé sans trop me presser, sans me réjouir vraiment, j'imaginais une soirée parmi des amis du vin certes sympas, mais âgés et éventuellement un peu courts en conversation qui allaient me parler de mélanges de goût (quelque chose entre la myrtille et le caramel, vous sentez, là?)du dernier millesime du x-ème vignobles de Lavaux ou de la Côte. J'aime bien le vin, mais trop en parler...

Je m'attendais aussi à deux ou trois discours de notables, aussi ennuyeux que longs (je connais la musique) et une musique folklorique d'accompagnement qui rend impossible toutes les discussions à table. Et surtout à un repas long, long, long, en compagnie de gens qui ne m'intéressent pas vraiment, avec des pauses interminables entre la soupe et la salade et le morceau de rôti trop cuit et le dessert hypercalorique. Si, si ça existe, et dans les meilleures sociétés.  

Eh bien, c'était tout le contraire. J'ai assisté à une sorte de miracle, j'étais, et cette fois l'expression s'impose, déçu en bien. Et combien. Donc, ça existe, des soirées parfaites, parfaitement bien organisées, oû on reste à table quatre heures sans s'ennuyer une seconde, en compagnie de gens sympas, drôles et en profitant d'un spectacle qui s'adresse à tous les sens.  

Je ne sais pas pourquoi on n'écrit pas plus souvent sur cette Confrérie du Guillon. Ce que j'ai vécu samedi soir est un évènement culturel d'une originalité incroyable, un spectacle unique, une sorte de "Gesamtkunstwerk", oeuvre d'art total qui allie cérémonie, gastronomie, bonne humeur, élégance, gentillesse et surtout beaucoup d'esprit. A croire que boire du vin rend particulièrement spirituel.

Les conseillers du Guillon, ces messieurs qui forment le noyau dur de la Confrérie (qui n'a qu'un seul but: chanter la gloire du vin en bonne compagnie, si je peux me permettre ce résumé) sont de véritables poêtes, des dignes successeurs de Gilles, de Jack Rolland, de Michel Deneriaz et d'autres grands chanteurs et humoristes Vaudois: a propos, l'un des meilleurs entre eux est effectivement le fils du légendaire homme-orchestre de la radio Romande Michel Dénériaz! Christian Dénéreaz est avocat, un beau monsieur, qui a une voix qui porte à cent mètres....

Chaque plat du repas (concoté par la brigade de Nino du restaurant de l'université de Lausanne à Dorigny) et chaque nouveau vin est annoncé par un conseiller en robe (jaune, rouge ou verte, les couleurs de l'automne) et là, c'est le miracle: ces messieurs ont préparé des textes qui font rires aux larmes le parterre de compagnons et compagnonnes, les blagues fusent, Khadafi, Brélaz, Merz et les Genevois en prennent plein la g...... Il y a tant de nouveaux bons mots, j'en ai noté des tout petits: "Je suis à moitié bilingue, je ne parle que le français." "Brigitte Bardot n'a jamasi investi dans la chirurgie esthétique, elle économise pour le taxidermiste." "Audiovisuel en Vaudois? Ecoute-voir!" "Pourquoi le drapeau vaudois est-il vert et blanc? Pour que le vin coule mieux dans le verre", "Les cochons ne vivent pas vieux, mais les vieux deviennent cochon" (en parlant de Berlusconi), "Ce sont des acrobates du verbe qui donnent au pays de Vaud des airs de St-Germain des Prés" 

Ces messieurs parlent sans micros, ils cultivent ce qui se perd de plus en plus chez nous: le discours libre, à haute voix, sans power point ni micro, ni musique d'accompagnement, ils chantent même, et en vers, s'il vous plait.     

Je n'éxagère pas, je suis plutôt du genre difficile en ce qui concerne le divertissement, je connais les "Schnitzelbänk" des Bâlois, je n'ai aucuen raison de louer gratuitement une institution juste parce qu'elle m'a offerte une sorte de carte de membre en forme de Guillon (ce machin qui est planté dans le tonneau et qu'on peut tirer un peu pour goûter le vin.... j'ai essayé et heureusement le vin blanc ne fait pas de tâches, j'en avais plein les pantalons...), mais ce "Ressat de la Confrérie du Guillon" est probablement l'évènement culturel qui m'a le plus impressionné, ces derniers temps. Et je ne boude pas le théâtre.

En plus, il faut dire que cette société qui n'est composée que de volontaires (vignerons, avocats, notaires, professeurs, ingéneiurs, architectes du pays de Vaud) fonctionne comme un organisateur de fêtes professionnel. La décoration est de bon goût. L'évènement est "timé" à la minute, les hôtes entourés et chouchoutés du début à la fin...le service des vins et des plats se fait en quatrième vitesse... impressionnant. Ils ne se prennent pas trop au sérieux, mais ils font les choses sérieusement.

Le Château de Chillon offre naturellement un cadre absolument fantastique pour un repas de fête de ce genre, avec ses grandes salles, sa chambre de torture et ses grands feux de cheminée. Seul bémol: le Château de Chillon refuse d'acheter une troisième machine à café, ce qui fait que le service du café prend plus de temps que prévu. (Mais cela devrait s'arranger bientôt).

14 novembre 2009 

Je vous donne encore la liste des vins, l'essentiel de la soirée (quitte à ne boire qu'une gorgée par verre, vu que la plupart des convives rrentraient en voiture...)

Vinzel AOC 2007 (Avec la terrine de chevreuil)

Aigle AOC Pinot noir 2007 (Avec les tagliatelles à la myrtille

Saint Saphorin AOC 2006 (Avec La Bocca d'oro de l'Atlantique poêlé aux poireaux et truffes)

La Côte AOC Gamaret 2005 (Avec le filet de sanglier "in Porchetta")

Dézaley AOC 2006 (avec le Vacherin de la Vallée)

 

Mon préféré: le Camaret, un très grand vin, digne des meilleurs Bordeaux.    

  

 

                   

02/11/2009

Cafés sans fumée qui se plaignent- eh bien, qu'ils meurent

 

Epurer le marché:

Les cafés qui n'ont pas d'autres raison d'être que de servir de fumoir à l'heure de l'apéro, doivent repenser leur offre.

Les jérémiades de certains cafetiers qui pensent perdre des clients à cause de l'interdiction de fumer m'on tinspiré trois remarques:

-Je salue le courage du président de GatsroNeuchâtel, Michel Vuillemin, qui a enfin osé dire une certaine vérité - très peu politiquement correcte: "Cette loi (interdictiond e fumer) va épurer le marché", "il y a trop de bistrots dans ce pays", "ceux qui se sont contentés d'enlever les cendrier en rouspetant méritent de fermer". Evidemment, il a été exclu de GastroSuisse, parce que cette société a pour seul but de défendre l'existence de tous les cafés, même les plus mal gerés.

-De passage à Zurich, j'étais supris de sentir de la fumée de cigarette dans un bon restaurant. Ca pue...On s'habitue tellement vite à l'air frais, à une ambiance qui permet de déguster son repas sans interférences nocives. Pour une fois Zurich a du retard par rapport à la Suisse romande. Si vous trouvez qu'il faut revenir à la fumée partout, allez respirer l'air dans les cafés de la gare, par exemple, c'est infecte, et bientôt historique, heureusement.

-J'observe avec un certain amusement l'engagement des journalistes pour la cause des fumeurs. Eux, qui sont normalement toujours du côté des apôtres de l'environnement, du bio, de la santé, bref du côté de ceux qui aimeraient construire un monde meilleur. Dans cette lutte contre le cancer des poumons, contre l'air pollué dans les lieux publics, pour le droit à respirer un air propre, ils sont très partagés: parce que tout en défendant les bonnes causes, ils sont en majorité en contradiction totale avec ce qu'ils prêchent, sur le plan personnel. Les fumeurs sont encore très nombreux dans notre profession. En revanche, les alcooliques sont en nette diminution, depuis quelques années. 

Les restaurants et bistrots que je fréquente se portent très bien avec l'interdiction de fumer. Et le personnel respire...

 

 

  

 

 

 

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