02/02/2010 08:38 Publié dans A propos de tout (ma chronique dans Le matin) | Lien permanent | Commentaires (2)

On ne siffle plus

On ne siffle plus

On ne chante plus et on ne siffle plus dans les rues. Celui qui chante ou siffle une petite mélodie en marchant sur le trottoir se fait prendre pour un doux dingue. Je me rappelle que, jeune, j’avais l’habitude de siffler des mélodies partout, même dans les corridors de l’entreprise où je travaillais. Mais, aujourd’hui, plus personne ne siffle, même pas les enfants. En revanche, toujours plus de gens portent des oreillettes et même de véritables casques reliés à leur iPod ou MP3 pour écouter de la musique en allant au travail. Ces gens sont muets, secouent de temps en temps la tête, et personne ne les prend pour des fous. Il paraît que les esclaves des plantations ne sifflaient jamais, ils chantaient et disaient: «C’est l’homme libre qui siffle.» Sommes-nous devenus les esclaves des MP3. 

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Glaciers

Vous vous rappelez tous ces articles spectaculaires qui annonçaient la fin des grands glaciers d’ici à 2035, due au réchauffement climatique général? Maintenant, on apprend que ces pronostics qui servaient de base à la Conférence de Copenhague, par exemple, sont largement exagérés. Le glaciologue indien responsable des recherches avoue avoir corrigé ses évaluations: il voulait parler de la disparition des petits glaciers seulement. Mais son message n’a pas été envoyé au bon endroit. Pourquoi a-t-il si honteusement exagéré dans un premier temps: c’était le meilleur moyen d’obtenir de nouveaux crédits de recherche de la part des politiciens. C’est un peu comme pour la pandémie de grippe A. Il y a des alarmes qui développent leur propre dynamique, sans relation avec la réalité, juste parce qu’elles donnent du «grain à moudre» à beaucoup de groupes d’intérêt, des scientifiques, des industries, des fonctionnaires, des partis, etc.

Fumoirs en Valais

A quoi servent les lois quand les autorités ne font rien pour les faire respecter? J’ai passé un week-end en Valais. Dans le bar d’un hôtel, j’ai vu des cendriers sur le zinc et sur toutes les tables et des clients qui fumaient comme si de rien n’était. Je me suis renseigné pourquoi c’était possible. «Parce que personne ne contrôle, personne n’intervient, même si on est dénoncé par un client.»

 

Droit de savoir

Un nouveau-né a été déposé vendredi soir dans le «guichet à bébé» d’Einsiedeln. On nous raconte – comme si de rien n’était – que le bébé va bien et que, sauf réclamation de la part de sa mère, il sera confié à des parents adoptifs. Le guichet a été installé pour offrir à des jeunes femmes désespérées une alternative à l’éventuelle élimination du bébé. C’est sûrement dans l’intérêt du bébé et de sa mère. Mais les deux ont aussi un intérêt et un droit légitime à ne pas rester séparés. On devrait inscrire dans la loi une obligation de chercher et identifier la mère, de l’aider et de lui offrir une situation qui permettrait au bébé de grandir avec sa maman. Ou au moins de connaître son origine. C’est un droit fondamental.

Commentaires

Fumoirs en Valais...
Au lieu de la ramener il vaudrait mieux connaître les us et coutumes du Valais et ce n’est pas un urbain qui les changera.

En effet, dans les villages les membres de la police municipale sont nommés par les autorités communales. Compte tenu des enjeux politiques tous se veillent bien de ne pas braquer les citoyens électeurs ce qui explique que les pandores se doivent de la coincer.

Dans un village de la rive droite un ahuri n’avait rien trouvé de mieux que d’amender les automobilistes stationnés en zone bleue devant un bistro avec comme motif : dépassement du temps autorisé.
On tendit un traquenard au guignol qui tomba dans le piège et il fut renvoyé pour faute grave.

Le Valais compte parmi ces citoyens de véritables hommes et non des cou…es molles !

Écrit par : Le passant ordinaire | 03/02/2010

A quoi servent les lois quand les autorités ne font rien pour les faire respecter?

Écrit par : coupe du monde 2014 | 23/04/2014

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