22/03/2010 09:36 Publié dans A propos de tout (ma chronique dans Le matin) | Lien permanent | Commentaires (0)

Le général Guisan

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 Dans quelques semaines nous commémorerons le 50e anniversaire de la mort du général Guisan, décédé le 7 avril 1960 dans sa maison de Pully. Le Vaudois Henri Guisan a probablement été la personnalité la plus populaire de l’histoire récente de notre pays. Et, pourtant, il faillit tomber du socle où l’avaient installé nos parents. Depuis les années nonante, des historiens s’efforcent de minimiser son rôle et de prouver que notre pays a été préservé avant tout pour des raisons économiques et une attitude plutôt germanophile des élites suisses. Profitons de la commémoration pour rappeler avec force que les nazis ont aussi hésité à attaquer la Suisse parce que le général a créé – presque à lui seul – un climat de résistance en Suisse et développé la stratégie du «réduit» (concentration de l’armée dans les cavernes du Gothard). Son fameux discours du rapport des officiers sur le Grütli était un véritable coup de génie. Son appel impromptu à la résistance inconditionnelle, à un moment où même certains conseillers fédéraux espéraient faire des compromis avec Hitler, a fait de Guisan le symbole d’une Suisse neutre et indépendante qui sait se défendre. Rappeler aujourd’hui cette attitude fière, courageuse et droite du général ne peut pas faire de mal, à un moment où la Suisse se fait de nouveau attaquer de toutes parts.

Constantin et le respect

Dégoûtante, la façon dont Christian Constantin parle des joueurs de «son» FC Sion en public après un échec. Il les traite de smicards, de nuls, de faiseurs de m… On peut trouver ça drôle, original et même folklorique. Mais on ne devrait pas admettre que des patrons de chez nous (qu’ils soient d’un club ou d’une entreprise) puissent encore se permettre de parler de leurs employés comme des négriers de leurs esclaves. M. Constantin manque de classe, de style et, surtout, de quelque chose qu’il doit à tous ses collaborateurs, qu’ils soient smicards ou millionnaires: le respect. Surtout en public.

Terreau de criminalité

«Ville sale, ville violente?» C’est sous ce titre que Josephine Byrne (présidente du Parti radical de La Côte-Ouest) a lancé (dans 24 heures) une thèse très intéressante. En partant de ce que la ville de New York a entrepris face à la petite criminalité et les «crimes contre la qualité de vie», les tags, le vandalisme dans les transports publics, etc., elle arrivait à la conclusion: «On considère souvent que la criminalité trouve son origine dans l’injustice sociale, les inégalités économiques, etc. Certes. Mais l’exemple de New York révèle une autre réalité: une infrastructure délabrée, sale, couverte de graffitis et méprisée par les resquilleurs est un terreau pour la grande criminalité.» En plus, une ville propre, c’est tout simplement plus beau.

 

 

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Quelle heure est-il?

 

Dans les nombreuses interviews de patrons horlogers parues avant l’ouverture de Baselworld, ils ont presque tous dit qu’on n’avait plus besoin d’une montre pour lire l’heure. Que la montre était devenue un bijou. D’accord pour le bijou. Mais pas d’accord pour la fonction: je préfère toujours regarder l’heure sur ma montre, même la nuit. Et il n’y a pas d’alternative: en courant à la gare, sortir le portable pour regarder l’heure, c’est trop long. Et puis, curieusement, même en sachant que ma montre n’est peut-être pas aussi exacte que celle de mon ordinateur, je lui fais plus confiance (je sais que ça relève de la psychologie). Mais je voulais juste signaler aux fabricants de montres qu’ils ne devraient pas sous-estimer la réelle valeur fonctionnelle de leurs produits. Nous, les consommateurs, nous y croyons encore.

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