23/03/2010

Pédophilie et célibat

 

 

L'abus d'autorité, de confiance est plus grave encore

Arrêtez de discuter à longueur de journée et d'émissions de radio si'il y a une relation de cause à effet entre le célibat des prêtres et les cas de pédophilie.

Evidemment qu'il y a un rapport.

Et évidemment qu'il y aussi des pédophiles parmi d'autres professions, même parmi des gens mariés.  

Mais le problème est bien plus grave au sein de l'église parce que les fautes commises par des individus ont été accompagné d'un abus d'autorité, d'un abus de confiance qui pèsent d'autant plus lourd que les hommes d'églises sont des porteurs de messages de moralité, ils sont par leur fonction parmi les premiers à qui l'on croit pouvoir faire confiance jusqu'à leur confier des enfants. Les prêtres pédophiles ont commis leurs actes en soutane, donc dans leur fonction officielle, et le pire, c'est que la hiérarchie les a couverts jusqu'au 21 siècle, donc la pédophilie a été pratiquement acceptée comme faisant partie du système de l'église. Voilà le véritable scandale. Et voilà ce qui fait le plus mal.

Evidemment qu'il y a des cas d'abus sexuels parmi d'autres catégories professionelles en contact avec des enfants, les prof de gym, les chef éclaireur, les entraineur de foot, les assistant sociaux et même les babysitter.

Et là aussi, pendant longtemps, des abus ont été cachées, des victimes intimidées...

Mais la seule profession qui exerce d'abord une fonction morale dans la société, qui représente et répand des règles de conduite - justement en matière sexuelle - ce sont les personnes dépendantes de et travaillant pour le Vatican. D'elles on devait  attendre un comportement moral exemplaire. C'est pour cela que la société les juge plus sévèrement que toutes les autres catégories, et à juste titre.    

On n'a pas fini de parler des fautes de l'église, et je dirais des églises au pluriel.

 

 

  

22/03/2010

Vatican: majorité sexuelle à 12 ans

A propos de pédophilie...

Saviez-vous que la cité du Vatican connait l'âge légal de la majorité sexuelle le plus bas du monde? Il est fixé à 12 ans! Ca veut dire que des gamins de 12 ans ont le droit de consentir à des relations sexuelles avec une personne plus âgée qu'eux. Pas mal pour les curés pédophiles qui ont la garde de petits chanteurs ou autres élèves... Mais en principe, cette loi ne s’applique qu’aux relations hétérosexuelles.

Si le pape veut vraiment sévir contre la pédophilie ou ce que certains communicateurs du Vatican préfèrent appeler l'éphèbophilie, c'est à dire l'amour des jeunes garçons, il doit commencer par relever de quelques années l'âge légal de la majorité sexuelle.

Le pape a le pouvoir de changer cette loi puisque le Vatican est - sur le plan politique – une sorte de dictature, le pape a les pleins pouvoirs législatifs, exécutifs et judiciaires. C'est en vertu de ce pouvoir que le pape Paul VI a aboli la peine de mort en 1969.     

Le général Guisan

IO7FQCA170TCLCALNYUMGCARG253BCALE6IE9CA21PH5NCABPERENCAE85HEHCAV7LDVLCA6A9SHCCA7HHBIHCAAICICVCAASEF9BCABQEK3VCARH1390GuisanCAQ6CG3SCAKLDUX4CA2JU9JQCAAYMNQ3.jpg Notre général

 Dans quelques semaines nous commémorerons le 50e anniversaire de la mort du général Guisan, décédé le 7 avril 1960 dans sa maison de Pully. Le Vaudois Henri Guisan a probablement été la personnalité la plus populaire de l’histoire récente de notre pays. Et, pourtant, il faillit tomber du socle où l’avaient installé nos parents. Depuis les années nonante, des historiens s’efforcent de minimiser son rôle et de prouver que notre pays a été préservé avant tout pour des raisons économiques et une attitude plutôt germanophile des élites suisses. Profitons de la commémoration pour rappeler avec force que les nazis ont aussi hésité à attaquer la Suisse parce que le général a créé – presque à lui seul – un climat de résistance en Suisse et développé la stratégie du «réduit» (concentration de l’armée dans les cavernes du Gothard). Son fameux discours du rapport des officiers sur le Grütli était un véritable coup de génie. Son appel impromptu à la résistance inconditionnelle, à un moment où même certains conseillers fédéraux espéraient faire des compromis avec Hitler, a fait de Guisan le symbole d’une Suisse neutre et indépendante qui sait se défendre. Rappeler aujourd’hui cette attitude fière, courageuse et droite du général ne peut pas faire de mal, à un moment où la Suisse se fait de nouveau attaquer de toutes parts.

Constantin et le respect

Dégoûtante, la façon dont Christian Constantin parle des joueurs de «son» FC Sion en public après un échec. Il les traite de smicards, de nuls, de faiseurs de m… On peut trouver ça drôle, original et même folklorique. Mais on ne devrait pas admettre que des patrons de chez nous (qu’ils soient d’un club ou d’une entreprise) puissent encore se permettre de parler de leurs employés comme des négriers de leurs esclaves. M. Constantin manque de classe, de style et, surtout, de quelque chose qu’il doit à tous ses collaborateurs, qu’ils soient smicards ou millionnaires: le respect. Surtout en public.

Terreau de criminalité

«Ville sale, ville violente?» C’est sous ce titre que Josephine Byrne (présidente du Parti radical de La Côte-Ouest) a lancé (dans 24 heures) une thèse très intéressante. En partant de ce que la ville de New York a entrepris face à la petite criminalité et les «crimes contre la qualité de vie», les tags, le vandalisme dans les transports publics, etc., elle arrivait à la conclusion: «On considère souvent que la criminalité trouve son origine dans l’injustice sociale, les inégalités économiques, etc. Certes. Mais l’exemple de New York révèle une autre réalité: une infrastructure délabrée, sale, couverte de graffitis et méprisée par les resquilleurs est un terreau pour la grande criminalité.» En plus, une ville propre, c’est tout simplement plus beau.

 

 

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Quelle heure est-il?

 

Dans les nombreuses interviews de patrons horlogers parues avant l’ouverture de Baselworld, ils ont presque tous dit qu’on n’avait plus besoin d’une montre pour lire l’heure. Que la montre était devenue un bijou. D’accord pour le bijou. Mais pas d’accord pour la fonction: je préfère toujours regarder l’heure sur ma montre, même la nuit. Et il n’y a pas d’alternative: en courant à la gare, sortir le portable pour regarder l’heure, c’est trop long. Et puis, curieusement, même en sachant que ma montre n’est peut-être pas aussi exacte que celle de mon ordinateur, je lui fais plus confiance (je sais que ça relève de la psychologie). Mais je voulais juste signaler aux fabricants de montres qu’ils ne devraient pas sous-estimer la réelle valeur fonctionnelle de leurs produits. Nous, les consommateurs, nous y croyons encore.

16/03/2010

Enfermez Patrick Bussard, le scieur de croix!

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Dialogue à la tronçonneuse 

J'éprouve le plus grand étonnement face aux réactions douces des médias, des responsables d'églises et des autorités civiles face aux gestes criminels de ce guide de montagne, Patrick Bussard, qui a scié et démoli des croix sur les montagnes fribourgeoises.

C'est un vandale. Et il doit être puni comme tel.

On croit rêver: parce qu'il s'est fait pincer par la police, le type donne une conférence de presse pour s'expliquer, et hopp, il se retrouve dans tous les journaux, avec des photos plutôt sympas et se fait décrire comme un homme très normal, d' "un calme olympien". Il explique qu'il ne sent aucune culpabilité et que ces gestes étaient pour lui le meilleur moyen pour engager un débat publique. Très bien, les médias font leur travail.

Mais on a quand même l'impression qu'en d'autres temps, le gars aurait été criminialisé (aussi par les médias) comme n'importe quel incendiaire ou individu dangereux. 

Mais comme la mode est à la critique des cathos, un scieur de croix, c'est assez tendance....

Le type a le culot de dire que ses gestes (criminels) étaient nécéssaires pour lancer un débat..... Un débat.... à la tronçonneuse....comme dans les films d'horreur ou les bagarres des loulous de bidonvilles: je te casse la gueule ou ta bagnole, et puis on se parlera.

Le comble, c'est que les gens d'église comme Nicolas Betticher, vicaire général du diocèse, entrent dans son jeu, comme s'il avait écrit une lettre de lecteur, Betticher se déclare prêt à "ouvrir le dialogue avec l'auteur de ces actes. S'il souhaite débattre, alors débattons.... mais qu'on ne commence pas par abattre des croix."

Ce guide illuminé ne mérite qu'un seul dialogue, c'est celui avec avec la justice et les géoliers. Il devrait passer à la case prison pour réfléchir aux lois, à la propriété et à ce qu'on appelle profanation de symboles religieux.

Si on ne réagit pas avec fermeté à ce gerne de conneries, on encourage toutes sortes de follos à agir de la même façon: 

Ils vont commettre des actes de vandalisme, avouer leur forfait, donner une conférence de presse et payer les quelques jours amende.

C'est toujours moins cher qu'une annonce dans un journal, et beaucoup plus efficace.

 

  

 

    

     

15/03/2010

Carla comme Diana

André Blattmann

Au fond, il a une bonne tête, André Blattmann, le chef de l’armée suisse. C’est un type sympa, positif, intelligent. Elle doit aussi être sacrément solide, sa tête, parce qu’il se la casse tous les jours: pas facile de faire marcher une armée qui ne sait pas où elle va. Comme dans la chanson d’Ella Fitzgerald: «I don’t know where I am going/But I’m going, I’m going.» Ainsi, il a eu une idée formidable, pour économiser sans vraiment changer de système: on ne veut pas supprimer les cours de répétition (CR), mais éventuellement les remplacer par des CR de piquet. Ce qui veut dire: les soldats auront l’obligation d’aller au CR seulement quand l’armée en aura vraiment besoin. Donc jamais. Dernière trouvaille: l’armée ne doit pas jouer aux gardes-frontière, mais des patrouilles de cavaliers montés vont se promener le long des frontières et avertir les gardes-frontière quand ils découvrent des irrégularités. Imaginez l’efficacité. Avec sa créativité débordante, l’armée pourra bientôt remplacer les tanks par des think tanks. Ça aussi, ce sera moins cher.

Le risk management

kVaut-il mieux sous- ou surestimer un risque? Voici deux exemples: les épidémiologistes de l’OMS découvrent un nouveau virus de grippe, le H1N1. Doivent-ils volontairement surestimer le risque de pandémie et déclencher une alarme mondiale en avançant l’éventualité de dizaines de millions de morts? Ou plutôt attendre et réagir par étapes? Autre exemple: les climatologues constatent des variations étranges dans les températures. Devraient-ils sonner l’alarme et dépeindre des images d’apocalypse ou plutôt observer l’évolution sur une plus longue période? Et voici une question: qu’est-ce qui distingue l’épidémiologie et l’écologie du secteur de la finance? Dans la banque, en sous-estimant les risques pour des tiers, on fait les plus grands bénéfices à court terme, dans l’écologie et dans la santé (dites: pharmacie), c’est le contraire: c’est en surestimant les risques pour des tiers qu’on fait les plus grands bénéfices à court terme (pharmacie, vaccins, budgets pour la recherche). Dans les trois cas, ce sont les tiers qui paient les frais (nous) pour les fausses estimations.

 

Le sexe et l’église

kPas un jour sans révélations sur les crimes sexuels commis sur des enfants par des prêtres ou autres serviteurs de l’Eglise catholique. C’est paradoxal: les mêmes qui fustigent à longueur d’année l’homosexualité, la contraception et la sexualité non liée à la procréation sont coupables de complicité dans des centaines de cas de pédophilie, de viol et d’abus d’enfants dans le monde entier. Enfin, un archevêque, Christian Schönborn, de Vienne, avoue qu’il y a une relation entre la chasteté imposée aux prêtres et certaines formes de déviance et de perversité sexuelle. Ça commence par le casting: des hommes qui s’intéressent aux femmes ne deviennent pas prêtres. Mais tous les autres. C’est simple comme bonjour. Et puis il y a ceux qui «font des compromis»: a-t-on déjà compté les prêtres qui ont une maîtresse, avec ou sans enfants, et les prêtres homosexuels qui entretiennent une relation stable avec un homme? Ça doit tourner autour de 60% du clergé. Ce sont les révélations du futur (affaire à suivre).

 

carlaC7259722706B191E7371BB427F68A291.jpgCarla remplace Diana

Le commentaire le plus intelligent que j’aie entendu au sujet des rumeurs concernant le couple présidentiel français (il paraît qu’ils se trompent), c’est: «La rumeur n’a pas été démentie, donc elle est fausse.» D’ailleurs, tant que Nicolas et Carla ne commettent que des infidélités, cela ne regarde strictement personne. C’est seulement quand un couple largement médiatisé engage une procédure de divorce que ça devient une affaire publique, comme quand Cécilia (l’ex-épouse de Sarkozy) était allée voir un avocat pour officialiser la séparation. D’ailleurs, ce qui rend la rumeur encore moins crédible, c’est son côté symétrique: pourquoi les deux auraient-ils une affaire en même temps? Comme d’habitude, les journaux français ne pipent mot de la rumeur, alors que la presse anglaise en fait ses choux gras: là aussi, il faut comprendre, la «reine» Carla Bruni a définitivement pris la place de la princesse Diana et des princesses de Monaco. Au grand dam de la presse people, il ne se passe strictement plus rien de «sexy» du côté de la Couronne ou du Rocher.

 

 

 

 

 

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La pub politique

 

Quand on ne fait plus confiance à ses propres messages politiques, on montre ses fesses: les Jeunes Verts du canton de Zurich ont montré leur candidat Matthias Kestenholz nu et de dos, accompagné du slogan (plutôt vulgaire) «Die Umwelt geht uns nicht am Arsch vorbei». Traduit librement, cela veut dire: «Nous ne disons pas: l’environnement, mon cul.» Et les socialistes du Kreis 11, eux, ont tourné un spot télévisé où l’on voit un petit zèbre en peluche expliquer comment on doit voter (en oubliant peut-être que des enfants en dessous de 18 ans n’ont pas le droit de vote). Ce ne sont que deux exemples de la lente débilisation de la pub politique dans notre pays.

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