11/10/2010 10:33 Publié dans Chronique Le Matin Dimanche | Lien permanent | Commentaires (1)

Cher Jean-René Fournier

Cher Jean-René Fournier,

Je suis assez d’accord avec vous. Le Valais ne doit pas devenir un pays de loups. Les moutons doivent y rester rois. Logique, dans un pays où le PDC fait la loi. Aussi, je plaide pour un non-lieu dans votre procès. Pour deux raisons. Primo: si vous êtes condamné pour avoir permis de tirer le loup du Chablais en 2006, vous deviendriez le martyr de la cause des moutonniers. Un saint, quoi, un nouveau Farinet. Je n’aime pas cette idée.

Deuzio: je comprends votre philosophie qui heurte tant les citadins. Pour nous, la nature, c’est un paradis vert, si possible intouché, et ensoleillé de préférence. Pour vous, les montagnards, la nature peut être la pire des ennemies: les avalanches, les inondations, la sécheresse, les épidémies, les prédateurs, c’est un éternel combat avec et contre les éléments. Et tant mieux si un problème peut être réglé à coups de fusil de chasse.

Ce que j’ai moins bien compris, c’est cette pose hypermachiste avec le loup empaillé dans votre bureau. On n’humilie pas publiquement sa victime! Ce triomphalisme machiste me dégoûte un peu. Rien que pour cela, vous mériteriez un blâme. Mais pas un procès.

Un mot encore: ne craignez pas le boycottage de vos pistes par les Verts des villes. Le ski en Valais est trop cher pour eux.

Cordialement,

 Peter Rothenbühler

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Écrit par : business tips | 20/10/2010

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