11/10/2010

UDC et angélisme

Angélisme

 Le 28 novembre, nous paierons la facture de notre angélisme face à la criminalité de certains étrangers. Si nous votons pour l’initiative de l’UDC ou pour le contre-projet du Conseil fédéral (plus nuancé), c’est toujours l’UDC qui aura gagné. C’est le seul parti qui, depuis quelques années, a entendu les inquiétudes des citoyens, vu les statistiques et observé ce qui se passait sur les routes (chauffards), autour des gares (bagarres au couteau) et dans la rue (trafic de drogues). Si, dans le débat qui démarre, les forces du milieu et de la gauche se limitent une fois de plus à diaboliser l’UDC et à dénoncer sa pub, l’initiative passera haut la main.

Lieber Christoph Blocher

Kolumne

von Peter Rothenbühler

 

Lieber Christoph Blocher

 

Happy Birthday, und weiterhin ein erfolgreiches Leben! Sie feiern am Montag den Siebzigsten, auf Safari in Afrika, mit Ihrer lieben Silvia. Sie wollten keine grossen Feiern. «Vielleicht erst, wenn ich hundert werde», haben Sie im Blocher-TV gesagt. Sie können getrost Ferien machen, denn es läuft ja alles wie am Schnürchen zu Hause. Wer hätte je gedacht, dass ausgerechnet die grösste Schweizer Volkszeitung die Emotionen schüren würde für ein massives Ja zu Ihrer Ausschaffungsinitiative? Wer hätte je gedacht, dass selbst der Gegenvorschlag des Bundesrates zu Ihrer Initiative so radikal daherkommen würde, als wäre er auf Ihrem Mist gewachsen? Und wer hätte gewagt, vorauszusagen, dass die «Schweizer Illustrierte» als einzige Publikation Ihren Siebzigsten mit einer grossen Homestory feiern würde unter dem pathetischen Titel «Mensch Blocher» und der Würdigung als «wichtigster politischer Figur der Schweiz der letzten zwanzig Jahre». Verkehrte Welt, gell!

Ich verstehe, dass Sie jetzt ein bisschen gfürchige Wildnis brauchen, mit echten Raubtieren, die ums Zelt schleichen: Ich meine, für einen Blocher muss es doch hart sein, ausgerechnet von jenen Medien, die ihn jahrelang bitter bekämpft haben, plötzlich als altersmilder Alpöhi der Politik dargestellt zu werden. Nimmt mich nur wunder, wie Sie selbst diese wundersame Wandlung vom Teufel zum Menschen erleben. Aber vielleicht werden Sie ja in Afrika von einem Affen gebissen. Dann ist die Welt wieder in Ordnung! Viel Glück.

Herzlich, Peter Rothenbühler

 

Publiziert am 10.10.2010



Cher Daniel de Roulet

 

Cher Daniel de Roulet,

 

Vous avez gagné. Sous la pression de l’Association Suisse-Israël, UBS retire Le Corbusier de sa pub.

Quelle satisfaction pour celui qui est à l’origine du dénigrement «du Corbu»! En 2005 déjà, vous l’aviez traité de collabo des nazis et exigé que la Banque nationale suisse retire son portrait des billets de 10 francs.

Heureusement, la Banque nationale avait les reins plus solides que UBS.

Je veux bien discuter des égarements opportunistes de Le Corbusier. Mais lui coller l’étiquette «antisémite» et «nazi», c’est lapider sans procès.

Je m’étonne d’ailleurs que La Chaux-de-Fonds ne proteste pas contre cette diffamation du plus grand de ses enfants.

Entre fils de pasteur, je vous rappelle Jean, VIII: 7: «Que celui qui est sans péché lui jette la première pierre.»

Vous avez incendié le chalet suisse de l’éditeur allemand Axel Springer en 1973, pensant que Springer était un ancien nazi, juste parce que les milieux gauchistes berlinois le traitaient comme tel. Malheureusement, vous vous êtes cruellement trompé, Springer était le plus fervent supporter d’Israël. Votre crime est prescrit. On vous pardonne l’«erreur de jeunesse». Vous restez un écrivain honorable. Malgré tout.

Ne pensez-vous pas que quelqu’un comme vous devrait définitivement arrêter de jouer les incendiaires?

Cordialement,Peter Rothenbühler

Birchermüesli

Birchermüesli

 Trente-neuf nouvelles adresses romandes dans le guide gastronomique GaultMillau. Parfait. Je continue à constater que la gastronomie ne se renouvelle pas assez vite en Suisse romande: il y a les grands chefs, les Rochat, Ravet, Rabaey, Wenger ou Bovier, qui créent et inventent en permanence. Mais, en dessous, trop rares sont les patrons qui réussissent à nous surprendre par la qualité des produits et de leurs créations. Et où sont les restaurants qui répondent à la grande demande de repas végétariens, de buffets de salades bien garnis? Des restos du genre Tibits (Berne, Zurich, Londres) ou Hiltl (Zurich)? Où sont les cafés qui offrent un bon pain noir et un Birchermüesli qui mérite ce nom, donc produit le matin même et avec des fruits frais?

Cher Jean-René Fournier

Cher Jean-René Fournier,

Je suis assez d’accord avec vous. Le Valais ne doit pas devenir un pays de loups. Les moutons doivent y rester rois. Logique, dans un pays où le PDC fait la loi. Aussi, je plaide pour un non-lieu dans votre procès. Pour deux raisons. Primo: si vous êtes condamné pour avoir permis de tirer le loup du Chablais en 2006, vous deviendriez le martyr de la cause des moutonniers. Un saint, quoi, un nouveau Farinet. Je n’aime pas cette idée.

Deuzio: je comprends votre philosophie qui heurte tant les citadins. Pour nous, la nature, c’est un paradis vert, si possible intouché, et ensoleillé de préférence. Pour vous, les montagnards, la nature peut être la pire des ennemies: les avalanches, les inondations, la sécheresse, les épidémies, les prédateurs, c’est un éternel combat avec et contre les éléments. Et tant mieux si un problème peut être réglé à coups de fusil de chasse.

Ce que j’ai moins bien compris, c’est cette pose hypermachiste avec le loup empaillé dans votre bureau. On n’humilie pas publiquement sa victime! Ce triomphalisme machiste me dégoûte un peu. Rien que pour cela, vous mériteriez un blâme. Mais pas un procès.

Un mot encore: ne craignez pas le boycottage de vos pistes par les Verts des villes. Le ski en Valais est trop cher pour eux.

Cordialement,

 Peter Rothenbühler

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