30/11/2010 10:55 Publié dans Chronique Le Matin Dimanche | Lien permanent | Commentaires (0)

Chère Bâloises, chers Bâlois,

 

Chères Bâloises, chers Bâlois,

Merci! Vous avez rendu un grand service à toute la presse suisse. Dans les turbulences autour de votre journal, la Basler Zeitung , vous avez réaffirmé une vérité fondamentale. Vous avez répondu à la question: à qui appartient un journal? Qui décide, en dernier ressort, de son destin? L’éditeur? Des financiers zurichois? Non, un journal appartient à ceux qui le lisent et qui l’achètent, aux lecteurs. Leur attachement à un journal est fort, c’est pour eux un «outil de survie» indispensable, un ami, un conseiller, un fiduciaire. Il existe un contrat de confiance, mais aussi un lien affectif entre un journal payant et ses abonnés. En disant «c’est mon journal», les lecteurs en parlent en véritable propriétaire. C’est la grande différence avec les informations gratuites: vous ne verrez jamais des lecteurs descendre dans la rue pour sauver l’âme d’un site internet, n’est-ce pas? Vous avez exigé que la Basler Zeitung reste bâloise et vous avez réussi. Le nouveau propriétaire, le Bâlois Moritz Suter promet de sauver l’entreprise, il fait confiance au nouveau rédacteur en chef, Markus Somm qui s’engage, lui, à faire un journal ouvert à tous, miroir authentique de l’esprit des Bâlois. J’espère seulement que les deux seront capables de tenir leurs promesses.

Cordialement, Peter Rothenbühler

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