10/01/2011 10:45 Publié dans Chronique Le Matin Dimanche | Lien permanent | Commentaires (1)

Cher Didier Defago

Cher Didier Defago

Vous avez deux désavantages: vous êtes célèbre, et vous êtes Romand.

Quand on est célèbre, tout écart du droit chemin est médiatisé. Mais, quand on est célèbre et en plus Romand et qu’on n’a pas de petits copains dans la presse zurichoise, on vous épargne encore moins: je ne pense pas que René-Michel Hadorn, le motocycliste qui fait les grands titres de Blick en vous accusant d’avoir ruiné sa vie, aurait trouvé une oreille compatissante dans la presse d’outre-Sarine si le conducteur fautif avait été l’un des skieurs chouchous des médias zurichois.

C’est injuste. Vous avez reconnu votre faute, vous avez été condamné, vous avez payé. Impossible de vous défendre contre les reproches tardifs de M. Hadorn. Lui faire un procès en invoquant le «droit à l’oubli»? Vous vous feriez encore plus égratigner par la presse.

C’est la nouvelle tendance, apparemment: la vengeance par médias interposés. Aucun journal ne parlerait d’une jeune mère abandonnée par son mari s’il ne s’agissait d’un joueur de tennis célèbre. Aucun journal ne donnerait la parole à une victime d’un accident (vieux de cinq ans!) si l’auteur n’était pas un skieur célèbre. Morale de l’histoire: quand on est victime d’un «people», on a au moins une petite consolation. Le droit à son propre petit moment de célébrité.

Cordialement

 

Peter Rothenbühler

Commentaires

"Morale de l’histoire: quand on est victime d’un «people», on a au moins une petite consolation. Le droit à son propre petit moment de célébrité."
et une invalidité à 100 pourcent...

Monsieur, en parlant d'un invalide renversé par votre chouchou, vous faites preuve d'une impartialité journalistique qui fait peur à voir! (sic)... Heureusement tous vos confrères ne sont pas comme vous...

Écrit par : Duar | 21/01/2011

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