10/01/2011

Les Swiss Awards- un camouflet aux Romands

Les Swisstoto Awards

est-ce par masochisme que la télévision suisse romande diffuse encore les Swiss Awards, cette soirée de gala de la télé alémanique qui élit les "Suisses de l'année" et devient de plus en plus un évènement purement zurichois?

Depuis huit ans, aucun Romand n'a été nommé Suisse de l'année, le lauréat de l'année passée, le docteur René Prêtre (jurassien d'origine), vit et travaille à Zurich.   

Le jury de nomination de 16 personnes est composé de 13 Alémaniques, deux Tessinois et une Romande (d'alibi).

Les nominés sont presqu'exclusivement des Alémaniques, cette année Patrick Aebischer, le président de l'EPFL a été le seul Romand (assez) connu parmi les nominés, mais avec des chances nulles d'être élu, puisque le grand public alémanique ne sait pas qui il est.

Le show a été présenté en Schwyzertütsch, alors qu'il avait été décidé, lors du lancement de cette opération "suisse" qu'elle se fera en Hochdeutsch. La télé romande a eu droit à commenter l'évènement en "off".

Les musiciens engagés étaient exclusivement alémaniques.

Les Suisses de l'année 2010 s'appellent soeur Marianne Kaufmann et Dr. Rolf Maibach, deux humanitaires travaillant pour l'hôpital Dr. Schweitzer, totalement inconnus, mais "lancés"  par les médias zurichois l'année passée.

La télévision zurichoise a d'emblée exclu en 2002 que l'évènement pourrait tourner dans les trois partie linguistiques du pays comme le font l'élection de Miss Suisse et de Mister Suisse.

Ils disaient qu'il était impossible de faire voyager le décor qui était "fait" pour le Hallenstadion, mais ils ont triché: une année plus tard, l'évènement à du être déplacé à Bâle pour raison de rénovation du Hallenstadion. Et ça s'est très bien passé.

La SRR a enlevé de son logo le terme "Idée Suisse", elle a bien fait, Les Swiss Awards devaient être suisses au départ, le gala est devenu exclusivement zurichois.

Il serait plus honnête d'appeler les Swiss Awards les "Zurich Awards".

Je reviens à ma question du début: pourquoi la télévision romande continue-t-elle de diffuser un évènement qui est, dans son essence, un énorme camouflet à la minorité romande? Est-ce du masochisme?

 

 

 

 

 

 

    

 

 

 

Lieber Roger de Weck

Lieber Roger de Weck

 

Schade, dass in Ihren sieben Leitlinien für die SRG der wichtigste Punkt fehlt: Die Freiheit der SRG, ihr Programm zu gestalten, ohne sich von den Politikern dreinreden zu lassen. Sie erklären zwar trotzig: «Werbung darf das Angebot nicht bestimmen.» 


Ich frage Sie: Wann haben je VW oder Nestlé das Programm diktiert? Mutiger - aber gefährlicher für Sie - wäre der Satz gewesen: «Parteipräsidenten dürfen das Angebot nicht bestimmen.» Nicht mehr befehlen, wer an der «Arena» teilnehmen darf oder wer diese moderieren soll. Keine Zeitung lässt sich von ihren Inserenten so drangsalieren, wie es Politiker gegenüber der SRG in den letzten Jahren getan haben. Geradezu peinlich, wie dieser Tage wieder Politiker wissen wollten, wie sich die SRG gegenüber einer Kandidatin fürs Radio verhalten soll, die ein Kopftuch trägt.

Keiner hat gesagt: Das ist allein Sache der SRG. Geradezu lustig finde ich, wie Sie - zur Besänftigung aller Politiker - in Ihren Leitlinien betonen, dass bei der SRG (laut Verfassungsauftrag) die Debatten «zu versachlichen» seien. Da müssen Sie aber das Bild abschalten, mein Lieber! Erst das Fernsehen hat ja die Personifizierung, die «leibhaftige» Auseinandersetzung geschaffen, Menschen mit Emotionen in die gute Stube projiziert. Sie wissen so gut wie ich: «Unsachlich» findet ein Politiker eine Sendung immer nur dann, wenn er selbst nicht darin vorkommt. Übrigens: Wenns im Boulevard-Medium TV «zur Sache» geht, ist damit meistens Sex gemeint. Bis auf weiteres, jedenfalls.

Freundliche Grüsse

Peter Rothenbühler

 

Publiziert am 09.01.2011 in der Sonntasgszeitung

 

Cher Didier Defago

Cher Didier Defago

Vous avez deux désavantages: vous êtes célèbre, et vous êtes Romand.

Quand on est célèbre, tout écart du droit chemin est médiatisé. Mais, quand on est célèbre et en plus Romand et qu’on n’a pas de petits copains dans la presse zurichoise, on vous épargne encore moins: je ne pense pas que René-Michel Hadorn, le motocycliste qui fait les grands titres de Blick en vous accusant d’avoir ruiné sa vie, aurait trouvé une oreille compatissante dans la presse d’outre-Sarine si le conducteur fautif avait été l’un des skieurs chouchous des médias zurichois.

C’est injuste. Vous avez reconnu votre faute, vous avez été condamné, vous avez payé. Impossible de vous défendre contre les reproches tardifs de M. Hadorn. Lui faire un procès en invoquant le «droit à l’oubli»? Vous vous feriez encore plus égratigner par la presse.

C’est la nouvelle tendance, apparemment: la vengeance par médias interposés. Aucun journal ne parlerait d’une jeune mère abandonnée par son mari s’il ne s’agissait d’un joueur de tennis célèbre. Aucun journal ne donnerait la parole à une victime d’un accident (vieux de cinq ans!) si l’auteur n’était pas un skieur célèbre. Morale de l’histoire: quand on est victime d’un «people», on a au moins une petite consolation. Le droit à son propre petit moment de célébrité.

Cordialement

 

Peter Rothenbühler

Le foulard

Le foulard

La RSR peut-elle engager une journaliste qui porte le foulard islamique? La question est mal posée. On n’engage pas une journaliste pour ses habits, sa coiffure ou ses bijoux. On l’engage d’abord pour ses qualités professionnelles. Si le meilleur candidat ou la meilleure candidate vient du canton d’Appenzell et porte une petite vachette dans l’oreille ou si un garçon porte les cheveux longs par conviction ou s’il ou elle sort d’un milieu très catholique, peu importe.

Je connais bien la candidate qui suscite actuellement une polémique de dimension nationale et à laquelle participent nombre de politiciens de tous bords (comme si la RSR leur appartenait), sans se demander un instant quelles sont les qualités professionnelles de la candidate! Quand je lis que des politiciens catholiques du PDC prétendent tout de go qu’une personne portant le foulard ne pourra jamais être objective, je rigole. Quel journaliste est sans convictions personnelles qui transparaissent dans ses commentaires ou même dans ses comptes rendus? Soyons sérieux: il s’agit en l’occurrence d’une étudiante suisse d’origine égyptienne, binationale qui parle parfaitement le français et l’arabe. Pour le moment, elle ne veut pas apparaître personnellement dans les médias, elle ne voit aucun intérêt d’entrer dans la polémique et elle a bien raison. Elle a fait son master à l’Académie du journalisme et des médias à l’Université de Neuchâtel, où j’ai le plaisir de donner quelques cours.

Appelons-la Aicha (ce n’est pas son vrai nom). Aicha nous a vite fait oublier son foulard, elle s’est distinguée d’abord par ses qualités intellectuelles, sa curiosité, son ouverture d’esprit. Excellente dans les recherches comme dans l’écriture, elle a fait de très bonnes notes et à aucun moment elle aurait exprimé des opinions teintées de fanatisme ou d’intolérance. J’ai eu des étudiants écologistes ou féministes fondamentalistes qui se sont montrés bien moins «objectifs». Bref, j’engagerais immédiatement Aicha, si j’étais à la place de Jean-Jacques Roth, le chef de l’information de la Radio Télévision suisse. C’est une chance pour la Radio romande de disposer d’une journaliste ouverte au monde, capable de communiquer avec les nombreux musulmans vivant en Suisse et de voyager sans aucun problème dans le monde arabe. Je ne vois même pas d’inconvénient à la faire paraître plus tard à la télévision, avec son foulard. Jugeons-la par ce qu’elle fait et dit et non par ce qu’elle porte sur la tête.

Pauvre Stan Wawrinka

Pauvre Stan

 Quelle tristesse, si Stan Wawrinka était notre meilleur tennisman! On pourrait croire que la vie d’un joueur de tennis professionnel est une galère, une odyssée sans repos, sans vie privée, un train de vie abrutissant. Donc, Stan, à peine marié, a quitté sa jolie femme et son bébé. Comme ça, sans faire de bruit et surtout sans s’assurer d’une communication cohérente et coordonnée avec sa famille. Et voilà la catastrophe: la belle épouse s’épanche dans les médias et – tout sourire – elle donne de son mari l’image la plus détestable possible (c’est un gars qui planque son bébé parce que celui-ci pleure la nuit), tout en l’invitant (publiquement!) à revenir à la maison. Je n’ai aucune sympathie particulière pour Wawrinka, mais je comprends qu’il n’ait pas envie de rentrer, pour le moment.

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