15/03/2011

Chère Marine Le Pen

Chère Marien Le Pen,

Notre pays vous inspire. Vous admirez notre système politique et surtout notre attachement à la souveraineté, nous réglons mieux nos problèmes d’immigration, la France a beaucoup de leçons à recevoir de la Suisse bref, pour vous, nous sommes un exemple.

A voir les photos qui soulignent vos propos dans l’Illustré, on se demanderait presque comment cette jolie et sympathique blonde qui porte un bijou africain (!) au cou, peut passer pour une vilaine, méchante, dangereuse leader de l’extrême droite chez elle?

Mais attention, ne vous réjouissez pas trop tôt. Pour comprendre la Suisse, et surtout ses médias, vous devez savoir que les Suisses sont aussi un modèle de masochisme. Nous aimons les flatteries seulement quand elles viennent de la part de gens que nous détestons. Parce que nous imaginons trop volontiers que les gens bien nous détestent.

C’est le cas après chaque victoire de l’UDC: nous pensons que toute l’Europe nous en veut à mort. Alors que ce n’est pas du tout le cas. Le monde entier, gauche et droite confondus, admire la politique suisse. Mais ça nous gêne. Parce que nous ne nous plaisons pas en nous regardant dans le miroir. Nous préférons les miroirs déformants, nous acceptons juste d’être admirés par des gens comme vous. Plaisir de masos, vous comprenez?

Cordialement Peter Rothenbühler

Lieber Kurt Felix

Lieber Kurt Felix,

Wann kommst Du wieder ? Das ist die Frage, die ich Dir immer wieder stelle, seit du mit 50 beschlossen hast, deine TV-Karriere abzuschliessen und das Privatleben mit Paola zu geniessen. Keiner hat’s geglaubt, damals. Aber Du hast es durchgezogen, mit Velo, Motorboot, Haus in Italien. Und glücklicherweise auch mit Kolumnenschreiben. Deine Kommentare in der Schweizer Illustrierten sind  Kult geworden, du hast so viele neue Begriffe geprägt wie nur  Kachelfrosch zum Wetter. Hast als Hohepriester der Unterhaltung sogar Intellektuellen die Scham vor dem TV-Genuss genommen.  Jungjournalisten, die noch nie « Verstehen Sie Spass ?» gesehen haben, nicht wissen, dass Du weltweit als Erster die versteckte Kamera zur Samstagabendkiste gemacht hast,  klopfen noch heute bei dir an, wenn sie  TV-Expertise brauchen. Alt-Journalisten übrigens auch (Danke für die vielen Tipps !). Noch nie ist einer so früh abgetreten um solange dabeizubleiben.  Ich bedauere nur, dass du kein Buch geschrieben hast, auch über dein Eheglück z.B., das jeden Eheberater närrisch macht.  Jetzt überschlagen sich die Medien natürlich mit Interviews zum Siebszigsten. Das mag ich Dir gönnen. Nur sehne ich mich nach einer Zeit zurück, wo man Prominente noch  weniger gnadenlos auf ihre Krankheiten ansprach – und reduzierte. Du bist nicht Kurt Krebs, dammi. Du bist Felix, der erfolgreichste TV-Macher der Schweiz. Also : wann kommst du wieder ? Ich kenne die Antwort : « Weisch, Peter, ich han beschlosse….. » Okay, ich insistiere nicht. Hebs guet !

Herzlich

Peter Rothenbühler

Paru dans Sonntagszeitung du 13 mars 2011

09/03/2011

Chère Sandrine Salerno

Chère Sandrine Salerno

Vous avez insulté l’un des plus grands employeurs du pays, les importateurs de voiture, les garagistes, les centaines de PME qui travaillent pour l’automobile. Vous vous êtes moqué dans une interview de leurs produits et de leur exposition. Pour l’ouverture du Salon de l’auto à Genève, vous avez osé dire: «Tous mes cauchemars sont liés à la voiture», et «un véhicule pollue, coûte cher, fait du bruit, est dangereux et empiète sur l’espace public». Vous vous êtes demandé ce que les hôtesses venaient bien faire au Salon, à part représenter «une fantaisie pour les hommes en chaleur». Si vous voulez savoir quelle fantaisie vous représentez pour des hommes comme moi, je vous le dis volontiers: l’envie de botter les fesses de la maire socialiste de Genève. Parce que vous avez réussi à ridiculiser Genève dans le monde entier, une fois de plus. Allez expliquer à Tokyo ou à Wolfsburg que l’administration de la ville de Genève doit être considérée comme un atelier protégé, avec la plus grande empathie. Ça ne sert à rien. Les dégâts sont faits. Vous êtes peut-être tout près de votre but: Genève ne sera jamais sans voitures, mais peut-être bientôt sans Salon de l’automobile. C’est bien le risque que court Genève, si les organisateurs continuent de recevoir les baffes qui sont votre spécialité.

Cordialement, Peter Rothenbühler

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