04/05/2011 11:11 Publié dans A propos de tout (ma chronique dans Le matin) | Lien permanent | Commentaires (2)

Kitsch sur giratoire

Kitsch sur giratoire

 C’est une véritable peste: les nouveaux giratoires sont ornés de sculptures d’une qualité douteuse, choisies par des Conseils communaux incompétents en matière d’art. Dans la plupart des cas, ça part de la louable intention de donner du boulot à un artiste local qui aura enfin une reconnaissance publique (et un peu de blé). Si cette manie perdure, nous aurons bientôt en Suisse le plus grand musée en plein air de sculptures ratées. Dans ce contexte, on ne peut que remercier le Conseil communal de Préverenges (VD) d’avoir refusé le financement de l’œuvre d’un artiste local, une sculpture de 4,5 mètres de haut représentant deux cygnes s’enlaçant en arabesques et qui devait être posée sur le nouveau rond-point de l’Etoile.

Commentaires

Vous vous posez en maître de la pensée unique en matière d'art. L'art populaire existe et les sculptures pour giratoire y contribuent.
Que vous contestiez le prix d'une oeuvre soit, que son esthétisme ne réponde pas à VOTRE goût soit également, mais en quoi pouvez-vous juger que les conseils communaux sont incompétents ? Parce qu'ils ont des goûts autres que les vôtres ?... Vous me laissez songeuse. Vous préferez un aménagement paysager où les plantes se dessèchent, propices à un gaspillage en eau, gachis de plantes...
Pour information en France nous avons plus de 30.000 giratoires, décorés d'oeuvres ou paysagers, il y en a pour tous les goûts.
Ch Blondeau

Écrit par : Ch Blondeau | 05/05/2011

Peter, vous êtes sévère avec les Conseils communaux. N’oubliez pas que les conseillers sont élus par des électeurs provenant de tous milieux sociaux et culturels. Ils reflètent l’image (et les goûts divers) de la population, car n’est pas ministre de la culture qui veut, même un milicien ! Manifestons notre satisfaction que les giratoires soient ornés, car autrefois il y n’y avait que monticules déserts et tristounets. Pourquoi ne pas lancer un concours au sein de la commune pour choisir une œuvre, une sculpture ou tout autre ornement ? Chaque administré se sentira concerné, responsable d’un peu de gaîté dans le paysage. Quant à moi, chaque fois que j’emprunte un giratoire décoré, je me souviens avec nostalgie des premiers giratoires que j’ai découverts décorés somptueusement. C’était féérique, cela se passait dans le sultanat d’Oman, en 1995, lorsque le tourisme n’y était pas encore développé

Écrit par : Tournicoton | 12/05/2011

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