23/05/2011 14:35 Publié dans A propos de tout (ma chronique dans Le matin) | Lien permanent | Commentaires (2)

Qui est la victime?

Qui est la victime?

 L’arrestation de Dominique Strauss-Kahn à New York, les accusations portées contre lui, sont tellement énormes, tellement incroyables qu'en France, on évite la seule question rationelle qui compte: est-il coupable ou non? On a préféré parler de complot. Ou de gloser sur le choc des cultures: ici, la France tolérante, libertine, catholique, où les politiciens sont un peu olé olé et où les médias ferment les yeux sur les écarts moraux de leurs dirigeants et - entendons-nous, sans le dire - DSK aurait échappé à la justice..... Là, une Amérique protestante, puritaine, moralisatrice, sans pitié, sans tolérance, qui condamne l’adultère de ses leaders. Et une justice sans pitié qui traque, humilie, met au pilori, expose les prévenus à la meute des reporters.

Mais le seul et véritable choc des cultures qui intéresse dans cette affaiere, c'est celui entre deux individus: un homme blanc, juif, très puissant, très riche et libertin qui s’en prend à une immigrée africaine, noire, musulmane, effacée, pauvre, exemplaire au travail.

On préférerait tant, en France, croire que ce soit Strauss-Kahn la victime. Le contraire serait une catastrophe. C'est pourquoi les avocats de Strauss-Kahn feront tout pour transformerune une victime en coupable. Et ainsi la violer une seconde fois.

 

Commentaires

C'est effectivement un choc des cultures: d'un côté une justice dure, intransigeante, qui a envoyé deux présidents, Nixon et Clinton, ou encore certaines célebrités comme O.J. Simpson, Michael Jackson ou Hugh Grant devant les tribunaux et les caméras dans un passé récent.

De l'autre une France qui est restée royaliste dans l'âme et où, même sous un régime républicain, le Roi et sa cour (aujourd'hui on les appelle "président", "ministre", "parti" par ex.) possèdent encore le droit de cuissage et celui d'être placé au-dessus des lois.

Ces deux mondes ne se comprennent pas...

Écrit par : Stéphane | 25/05/2011

C'est effectivement un choc des cultures: d'un côté une justice dure, intransigeante, qui a envoyé deux présidents, Nixon et Clinton, ou encore certaines célebrités comme O.J. Simpson, Michael Jackson ou Hugh Grant devant les tribunaux et les caméras dans un passé récent.

De l'autre une France qui est restée royaliste dans l'âme et où, même sous un régime républicain, le Roi et sa cour (aujourd'hui on les appelle "président", "ministre", "parti" par ex.) possèdent encore le droit de cuissage et celui d'être placé au-dessus des lois.

Ces deux mondes ne se comprennent pas...

Écrit par : Stéphane | 25/05/2011

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