28/06/2011

Liberez Charlene!

 

 

Liberez Charlene!

Ce n'est qu'une rumeur pour le moment. Une rumeur assez méchante. Mais ça colle tellement bien à la réalité de ce curieux mariage monegasque: Charlene aurait pris un billet d'avion Monaco- Afrique du Sud, donc "maison", aller simple, et elle aurait été retenue au dernier moment par les sbires de Monsiegneur.. Presque trop romantique comme histoire pour être vraie. Mais attendons.

En revanche, ce qui crève les yeux, c'est que dans ce mariage il y a quelque chose qui ne colle pas. Dans tous les sens du terme.

Tous les indices laissent penser depuis très longtemps que le pauvre Albert II se marie seulement par obligation  - il en va de la survie de la principauté - et qu'il a trouvé en Charlene une complice qui s'est prêtée au jeu - pour quelle raison? Par amitié, par aveuglement, par appat de gain, on ne le saura jamais. Tous les gestes, les regards, les attitudes de ce couple triste et froid trahissent un non-amour flagrant entre les "amoureux".

Nous ne pouvons rien pour Albert, il restera prisonnier du rocher à vie.  

Mais il n'est pas trop tard pour liberer Charlène. Qui méritera bientôt le surnom "l'otage du rocher". Libérez Charlène!

Enfin, ne soyons pas si pessimistes.

Peut-être tout finira en bonne nouvelle: on nous confirmera qu'Albert II est vraiment fou amoureux, mais ne sait pas trop le manifester et Charlène, elle, aime vraiment son prince charmant, et les deux ne rêvent que d'une chose, et cela depuis des années: se marier et avoir beaucoup d'enfants.

Ce serait vraiment mimi.

Mais la tradition veut qu'ily ait des nuages noirs sur la vie des occupants du palais. Donc, si vous voulez connaître mon sentiment: nous aurons bientôt une princesse encore plus triste .... et un divorce princier.

Ma kiosquière a eu ce commentaire: il n'a qu'à épouser l'une des femmes avec qui il a eu des enfants.....

 

 

 

 

Toits cintrés de Pully

Toits cintrés

 Bonne nouvelle: le Conseil communal de Pully condamne enfin les toits cintrés, ces énormités architecturales, sorte de tonneaux géants couchés qui ont poussé comme des champignons sur le territoire de la commune. Chaque fois que je me suis promené le long du lac, je me suis demandé: mais pourquoi, en Suisse romande, peut-on construire n’importe quelle horreur, sans que les autorités interviennent? Pully l’a fait. Bravo!

Pendant qu’on y est: les maisons peintes en jaune vif, en orange ou carrément en rouge, de vraies lanternes en béton visibles à grande distance, se multiplient dans la région. Est-ce dû à une étrange folie des peintres en bâtiment ou à l’ambition des propriétaires de faire voir à tout le monde qu’ils ont une très, très jolie maison?

Cher Pierre Keller

Cher Pierre Keller,

Pas facile, ces honneurs, n’est-ce pas? Le provocateur, l’artiste sulfureux, le polémiste soudain élevé au rang de notable, de ponte, honoré, applaudi par tous. Le Coluche de la culture suisse (par tes gestes comme par tes vannes) décoré comme un général, rentrant victorieux d’une bataille. Etrange, non?

Quand l’ambassadeur de France t’a accroché les palmes académiques au revers, l’autre jour, ils étaient tous là, autorités, amis, artistes, grands cuisiniers. C’était beau, festif, sympa. Tu étais touché aux larmes. Mais tu semblais aussi souffrir un peu. Parce que c’est quand même la fin de quelque chose…

Bon, tu ne serais pas Pierre Keller, si tu ne savais pas transformer une fin en nouveau départ. Discrètement tu changes ta «tournée d’adieu» de directeur de l’Ecole cantonale d’art de Lausanne (ECAL) en campagne, pour une nouvelle carrière, politique par exemple. A la radio tu as déjà changé de ton, soudain, le trublion excité d’hier se donne des airs de sénateur. Ça te va bien, d’ailleurs, ce discours serein. Mais, avant de redémarrer, laisse-nous encore un peu te fêter: avant toi, l’ECAL n’était qu’une modeste école d’art régionale. Tu en as fait l’une des meilleures écoles de design et d’art du monde. Non, la meilleure! La Suisse te doit une profonde reconnaissance.

Cordialement, Peter Rothenbühler

22/06/2011

Chère Marianne Huguenin

Chère Marianne Huguenin,

Le Prix Wakker pour l’Ouest lausannois est une jolie récompense pour la population et les municipaux de cette ancienne périphérie de Lausanne, qui est en train de devenir le nouveau centre vital de la capitale vaudoise.

Belle revanche sur le destin, en effet, pour une ancienne «zone industrielle», longtemps considérée comme un ghetto d’immigrés, et regardée de haut par les voisins lausannois. Mais oublions les anciennes et vilaines discriminations.

Je vous écris, parce que vous symbolisez si bien le renouveau de Renens, la ville dont vous êtes la syndique. J’ai toujours eu un faible pour Renens en particulier et pour les grandes personnalités communistes issues de familles bourgeoises en général. Intelligentes et cultivées, elles marient si bien un engagement social radical et des valeurs humaines fortes avec une compréhension très empathique de l’économie de marché.

S’il n’y avait qu’une médaille à décerner ce week-end, je vous la remettrais à vous personnellement, et je pense que la population de l’Ouest lausannois, qui vous adore, est bien d’accord avec moi. J’aimerais aussi vous encourager à continuer votre travail, parce qu’il est loin d’être fini. Il faut encore un tas de projets audacieux pour que le Grand-Lausanne devienne enfin digne d’entrer dans la Super League des villes européennes.

Cordialement, Peter Rothenbühler

Freysinger hors jeu

Freysinger hors jeu

 Oskar Freysinger a toujours été un politicien UDC hors norme, original, amusant. Avec son allure de barde gaulois, ses envolées lyriques et son franc-parler, il a réussi à se faire des amis loin au-delà de son parti. Mais avec ses visites médiatisées aux personnalités européennes d’extrême droite antimusulmanes, il se fait surtout des ennemis, actuellement. D’abord au sein de son propre parti, où on ne le comprend plus. L’UDC a tout fait pour éviter d’être associée aux fachos étrangers en tous genres. Et voilà que Freysinger, avec ses gros sabots, en remet une couche. Comment peut-on combattre toute union européenne et en même temps essayer de créer une amicale européenne des xénophobes?

Les yeux tristes de Charlène

Les yeux de Charlene

 Avez-vous remarqué que le vent tourne dans les médias au sujet du mariage princier de Monaco? La plupart des magazines continuent de nous bassiner avec le mariage du siècle et le «grand bonheur», le «grand amour» du prince Albert II et de sa nageuse Charlene Wittstock, qui ne rêve que de donner un héritier au trône, selon ses interviews officielles. Mais le regard triste, froid et distant de Charlene, et les gestes maladroits, privés de toute tendresse de son futur époux, nous disent clairement autre chose. Même le bon peuple de Monaco n’y croit plus, à ce grand amour. Un plagiste anonyme cité par le magazine VSD le résume bien: «Petit à petit son regard s’est éteint. Nous avons maintenant une princesse Barbie, froide comme un glaçon.» Voici ose même un titre massacrant: «Charlene, tu peux encore dire non.»

La mode de Calmy-Rey

Les fringues de Calmy-Rey

 La petite polémique lancée ici au sujet du look de notre présidente de la Confédération, Micheline Calmy-Rey, connaît des suites: le Blick s’est posé des questions jeudi, Le Temps les a reprises vendredi: la présidente n’a-t-elle pas assez de fringues? (Elle met plusieurs jours de suite les mêmes costumes très voyants.) Et: serait-elle mal conseillée? Il faut dire qu’en matière de mode nous sommes plus sévères avec les femmes. Une politicienne qui porterait toujours la même cravate ornée d’un chat se ferait maltraiter par les médias, c’est sûr. Mais enfin, une présidente, c’est autre chose qu’un syndic de Lausanne. Elle rencontre les grands de ce monde, elle est notre carte de visite. Donc, si elle décide de porter la même veste verte sur des pantalons bleus à l’ouverture d’une exposition d’art à Bâle et le lendemain pour rencontrer M. Poutine à Genève, en changeant seulement de T-shirt, c’est juste mauvais pour l’image de notre pays. Ce n’est pas un manque de fringues, mais un manque de goût, et de respect pour la fonction, et pour l’hôte de marque.

07/06/2011

Cher Albert II de Monaco

images[2].jpgCher Albert II de Monaco

Lâchez-vous un peu, mon vieux, soyez un tantinet plus naturel, et surtout: montrez un peu d’affection réelle pour votre future mariée. Je ne peux m’empêcher d’étudier dans la presse les nombreuses photos du couple princier que vous formez avec Charlene Wittstock, de vingt ans votre cadette: on dirait une carte postale, des statues en cire, deux mannequins posant pour un catalogue de mode mariage, proprets, bien photographiés et bien retouchés, mais tellement froids. Il manque ce courant électrique, ces sourires qu’on a pu voir dans les yeux et sur les lèvres de l’autre couple princier, William et Kate. Les mains qui se cherchent par exemple. Et pas des mains posées l’une dans l’autre comme le photographe vous l’a dit. Pardonnez-moi de m’occuper de ce qui ne regarde que vous et votre future épouse – au fond. Mais c’est vous qui avez commencé. Vous faites d’une affaire purement privée un événement public. Vous espérez que votre mariage se grave dans la mémoire non seulement de vos «sujets», les Monégasques, mais du monde entier. Quand on s’expose autant, on doit s’attendre à être observé de près. Pour le moment, ça va plutôt bien pour vous: les médias adorent raconter des contes de fées, sans se poser trop de questions. Alors, bonne chance, mais détendez-vous un peu…

Cordialement

Peter Rothenbühler

All the posts