16/11/2011 08:54 Publié dans Chronique Le Matin Dimanche | Lien permanent | Commentaires (0)

Cher Jacques Barillon

Cher Jacques Barillon,

Vous voilà presque aussi célèbre outre-Sarine qu’ici. Une page entière dans le « Blick », juste pour avoir ramassé les restes juridiques dans  une tragicomédie footballistique , c’est pas si mal. Et ça va continuer. Parce que les Zurichois adorent les figures qui confirment leurs préjugés sur les Romands : ces avocats qui portent des vestes en cuir à 61 ans encore, ces Russes riches qui ne le sont pas vraiment et ces présidents de foot  mégalo. Vous entrez  bien dans ce tableau. Mais naturellement, vous n’avez pas accepté de défendre Bulat Chagaev juste parce que cet homme « qui n’a rien à se reprocher »(selon vous) est tous les jours dans la presse. Non, vous , l’homme qui a sauvé la vie du chien Baxter courez humblement  au secours de Bulat, un « homme perdu » (vos mots) qui est la victime d’une « véritable  battue » à Neuchâtel  et n’a trouvé personne  pour le défendre. Je  crois même  que vous ne le faites pas pour de l’argent, vu que votre homme semble avoir égaré son porte-monnaie. Donc, beaucoup de visibilité en vue quand même, mais beaucoup de travail aussi, quand même: je sens une certaine fébrilité parmi les candidats au poste laissé  vacant par M. Zappelli. Un riche Russe derrière les barreaux, pour prouver qu’on n’est pas aussi mou que le démissionnaire, ce n’est pas si mal, électoralement. Et pour les photos !

Cordialement

Peter Rothenbühler

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