01/01/2012 17:52 Publié dans Chronique Le Matin Dimanche | Lien permanent | Commentaires (0)

Chère Gisèle Ory

 

Chère Gisèle Ory,

Vous ne défendez pas trop bien votre projet d’«hôpital multisites» pour le canton de Neuchâtel. Au lieu de taper du poing sur la table, vous tapez sur vos critiques. Au lieu d’en faire une affaire personnelle, vous vous cachez derrière des experts et vos collègues du Conseil d’Etat qui vous soutiennent à peine. Il me semble que vous essayez même de cacher les véritables enjeux.

En déclarant que «les critères» pour votre concept (la chirurgie à La Chaux-de-Fonds, la maternité à Neuchâtel, etc.) «sont médicaux et économiques avant d’être politiques», vous tordez le cou à la logique économique, médicale et financière qui veut qu’un petit canton se dote d’un seul grand hôpital. Tout le monde sait que l’obstacle qui empêche une solution plus rationnelle est d’ordre purement politique: la concurrence terrible entre le Haut et le Bas, un «mal neuchâtelois» inguérissable. On a beau dire qu’une ambulance met moins de temps pour se rendre de La Tchaux à Neuch’ que de Renens au CHUV, rien n’y fait. Il fallait à tout prix ménager le Haut et le Bas, quitte à créer des structures monstrueuses.

Pour guérir un mal de ce genre, il faut d’abord passer par un diagnostic clair, net et brutal. Osez-le! Et vous avez peut-être encore une chance de réussir dans votre fonction de cheffe du Département de la santé.

Cordialement, Peter Rothenbühler

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