17/01/2012 15:55 Publié dans Chronique Le Matin Dimanche | Lien permanent | Commentaires (0)

Cher Mark Muller

Cher Mark Muller

Peu importe qui a cogné le premier, dans la nuit du 1er janvier. Aux juges de démêler les faits. Un conseiller d’Etat légèrement ivre, emmêlé à 5 heures du mat’ sur le parvis du «MàD» dans une bagarre avec un barman, ce n’est pas glorieux, ni pour lui ni pour la République qu’il est censé représenter. Je dirais même que cela ne devrait jamais arriver. Ou ne jamais monter jusqu’au tribunal…

Bien sûr que vous avez le droit de boire quelques verres de trop à Nouvel-An, mais pas n’importe où et à n’importe quelle heure. Et quand vous vous faites agresser à la sortie des toilettes, vous ne devriez pas riposter, ni verbalement, ni physiquement. Vous le savez bien.

Le malheureux «Dégage, pauvre con!» de Sarkozy lui a coûté très cher. Mais lui, au moins, il sait aussi cogner en politique. Alors que chez vous, on attendrait justement un peu plus de pugnacité: Pour faire sauter les verrous qui bloquent la situation catastrophique de l’immobilier à Genève, par exemple. Une réputation de cogneur, ce n’est pas si mal en politique, sauf quand c’est lié à des histoires de sortie de bar, bien sûr. Et quand l’affaire se termine inutilement devant les juges.

Quel genre de négociateur êtes-vous? Quelques verres de plus, et le différend était réglé, non? Pour le bien de la République. Et de votre réputation.

Cordialement, Peter Rothenbühler

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