22/09/2009

mariage

Mariage

Oui, j'avais complètement oublié de vous parler d'un mariage qui m'a tellement ému que j'en ai perdu la parole, enfin, façon de parler.

Ce n'était pas n'importe quel mariage, c'était l'union de la jeune écrivaine romande la plus célèbre, Anne-Sylvie Sprenger ("Sale fille", "Vorace" chez Fayard) avec un cinéaste biennois pas mal connu non plus, Yvan Kohler, fils du peintre Walter Kohler-Chevalier et de la photographe Jeanne Chevalier. Le mariage a eu lieu à Pully et à Bienne.

Les témoins étaient Jacques Chessex, l'écrivain, Prix Goncourt et ange gardien d'Anne-Sylvie et moi-même.

C'était une fête à plusieurs lieux, en plusiers châpitres et en beaucoup de moments émotionnels très touchants.

Je vais vous le raconter en détail. Mais un peu de patience, j'en fais le feuilleton de la semaine. A demain.

 

 

 

 

 

 

 

14/09/2009

Mariage

Montbenon appartient aux dealers

 

Lundi

Dealers gagnants

L’esplanade de Montbenon, l’un des plus beaux parcs de Lausanne, autrefois promenade préférée des mamans avec leurs bébés, n’appartient plus aux Lausannois, il est en main des dealers. La « banane », cette belle terrasse qui couvre le bâtiment de la FNAC,  place Bel-Air, n’appartient plus aux Lausannois, elle est en permanence squattée par les dealers.  Le citoyen a l’impression que les autorités sont impuissantes face au commerce illégal et ses acteurs. La police fait des descentes spectaculaires, de temps en temps, puis tout retourne à l’ordre du jour. Ce sont toujours les dealers qui gagnent. 

 

Mardi

La grippe

J’ai rencontré l’autre jour un porte-parole de l’Office fédéral de la santé et je lui ai demandé, monsieur, sincèrement, vos prévisions ne sont-elles pas un peu exagérées ? « Non », me dit-il, « nous sommes sûrs qu’il y aura deux million de malades de la grippe A en octobre. » Et il ajoute : « et probablement, comme ils ne seront pas tous enregistré, on comptera officiellement environ 400'000 malades de la grippe ». Et alors, quand il y a une vague de grippe normale, on en compte combien ? « A peu près 400’000 ». J’en conclus que s’il y aura une vague de grippe (-  j’en doute encore), elle ressemblera à ce que nous vivons chaque année.  Sans panique, sans avertissements, sans spots publicitaires, sans désorientation totale du public. Après ça, il faudra quand même sérieusement revoir la politique d’information de l’Office fédéral de la santé.     

 

Mercredi

Sarko le grand

Un documentaire de la télévision romande l’a révélé (bravo !) : quand le président Nicolas Sarkozy visite des usines, accompagné d’une horde de journalistes et photographes, il ne veut serrer la main et voir autour de lui que des ouvriers et responsables qui ne dépassent pas sa taille. Encore un truc pour paraître plus grand. Les semelles compensés, la coiffure montée ne suffisent plus. Mais qui aura le courage de dire à M. Sarkozy qu’être et surtout paraître petit ou grand, ce n’est pas une question de centimètres, mais d’attitude. Mitterrand était (physiquement) encore plus petit que Sarkozy. Mais il paraissait plus grand. Semelles compensés ? Non. Attitude altière, droite, décontractée.  Sarko ne sort pas grandi de cette histoire.

 

Jeudi

« Otages » Suisses

Arrêtez de parler d’ «otages» dans l’affaire Libyenne. Quand on voyage librement dans le pays et qu’on va régulièrement déjeuner avec le premier ministre et qu’on a une jolie chambre à l’ambassade Suisse, une voiture et un téléphone portable et un portemonnaie plein de pognon,  mais une interdiction temporaire  de quitter le pays, ce n’est pas vraiment un destin d’otage comme on les connait. Ou alors il faudra trouver un autre mot pour les vrais otages.  D’ailleurs : pourquoi on nous révèle seulement maintenant, que ces messieurs ne souffrent pas vraiment le martyre ?

 

Vendredi

Bonjour les dégâts

J’ai le léger soupçon que le parti libéral-radical (PLR) n’est pas vraiment décidé à gagner cette bataille pour la succession Couchepin. Je n’ai pas d’autre explication pour leur stratégie faible:  ils ne nomment pas l’homme fort du parti, Fulvio Pelli. Ils partent avec un double-ticket, avec des candidats peu convaincants : Le Genevois Christian Lüscher est sympa mais trop léger, le Neuchâtelois compétent mais sans rayonnement. J’ai entendu des Zurichois du parti faire une réflexion intéressante : «On va de toute façon perdre un siège, mieux vaut le perdre maintenant qu’après le départ de Merz. Un parti national qui n’a qu’un seul  Conseiller fédéral, ce n’est pas la gloire, si en plus c’est un Romand, bonjour  les dégâts.» Et derrière tout cela, il y a un grand stratège: Fulvio Pelli qui n'a pas enterré ses ambitions. Quand Hans-Rudolf Merz partira, il sera l'homme providentiel: radical proche des alémaniques, mais repésentant la "latinité", donc recréant l'équilibre lingistique au gouvernement. Mon pari: en 2010, nous aurons Schwaller et Pelli au gouvernement.