22/06/2011

Freysinger hors jeu

Freysinger hors jeu

 Oskar Freysinger a toujours été un politicien UDC hors norme, original, amusant. Avec son allure de barde gaulois, ses envolées lyriques et son franc-parler, il a réussi à se faire des amis loin au-delà de son parti. Mais avec ses visites médiatisées aux personnalités européennes d’extrême droite antimusulmanes, il se fait surtout des ennemis, actuellement. D’abord au sein de son propre parti, où on ne le comprend plus. L’UDC a tout fait pour éviter d’être associée aux fachos étrangers en tous genres. Et voilà que Freysinger, avec ses gros sabots, en remet une couche. Comment peut-on combattre toute union européenne et en même temps essayer de créer une amicale européenne des xénophobes?

Les yeux tristes de Charlène

Les yeux de Charlene

 Avez-vous remarqué que le vent tourne dans les médias au sujet du mariage princier de Monaco? La plupart des magazines continuent de nous bassiner avec le mariage du siècle et le «grand bonheur», le «grand amour» du prince Albert II et de sa nageuse Charlene Wittstock, qui ne rêve que de donner un héritier au trône, selon ses interviews officielles. Mais le regard triste, froid et distant de Charlene, et les gestes maladroits, privés de toute tendresse de son futur époux, nous disent clairement autre chose. Même le bon peuple de Monaco n’y croit plus, à ce grand amour. Un plagiste anonyme cité par le magazine VSD le résume bien: «Petit à petit son regard s’est éteint. Nous avons maintenant une princesse Barbie, froide comme un glaçon.» Voici ose même un titre massacrant: «Charlene, tu peux encore dire non.»

La mode de Calmy-Rey

Les fringues de Calmy-Rey

 La petite polémique lancée ici au sujet du look de notre présidente de la Confédération, Micheline Calmy-Rey, connaît des suites: le Blick s’est posé des questions jeudi, Le Temps les a reprises vendredi: la présidente n’a-t-elle pas assez de fringues? (Elle met plusieurs jours de suite les mêmes costumes très voyants.) Et: serait-elle mal conseillée? Il faut dire qu’en matière de mode nous sommes plus sévères avec les femmes. Une politicienne qui porterait toujours la même cravate ornée d’un chat se ferait maltraiter par les médias, c’est sûr. Mais enfin, une présidente, c’est autre chose qu’un syndic de Lausanne. Elle rencontre les grands de ce monde, elle est notre carte de visite. Donc, si elle décide de porter la même veste verte sur des pantalons bleus à l’ouverture d’une exposition d’art à Bâle et le lendemain pour rencontrer M. Poutine à Genève, en changeant seulement de T-shirt, c’est juste mauvais pour l’image de notre pays. Ce n’est pas un manque de fringues, mais un manque de goût, et de respect pour la fonction, et pour l’hôte de marque.

07/06/2011

Cher Albert II de Monaco

images[2].jpgCher Albert II de Monaco

Lâchez-vous un peu, mon vieux, soyez un tantinet plus naturel, et surtout: montrez un peu d’affection réelle pour votre future mariée. Je ne peux m’empêcher d’étudier dans la presse les nombreuses photos du couple princier que vous formez avec Charlene Wittstock, de vingt ans votre cadette: on dirait une carte postale, des statues en cire, deux mannequins posant pour un catalogue de mode mariage, proprets, bien photographiés et bien retouchés, mais tellement froids. Il manque ce courant électrique, ces sourires qu’on a pu voir dans les yeux et sur les lèvres de l’autre couple princier, William et Kate. Les mains qui se cherchent par exemple. Et pas des mains posées l’une dans l’autre comme le photographe vous l’a dit. Pardonnez-moi de m’occuper de ce qui ne regarde que vous et votre future épouse – au fond. Mais c’est vous qui avez commencé. Vous faites d’une affaire purement privée un événement public. Vous espérez que votre mariage se grave dans la mémoire non seulement de vos «sujets», les Monégasques, mais du monde entier. Quand on s’expose autant, on doit s’attendre à être observé de près. Pour le moment, ça va plutôt bien pour vous: les médias adorent raconter des contes de fées, sans se poser trop de questions. Alors, bonne chance, mais détendez-vous un peu…

Cordialement

Peter Rothenbühler