06/02/2012

Sécurite


Les voyous se sentent bien à Lausanne

BRAQUAGES EN SÉRIE Le commandant de la police vaudoise, Jacques Antenen, demande aux commerçants et aux citoyens de mieux se protéger contre les cambriolages et de soutenir la police. Très bien. Mais on a envie de lui répondre que nous payons des impôts dans l’idée que le premier devoir des autorités est de garantir l’ordre et la sécurité. Or, à Lausanne, où les vols par effraction se multiplient à un rythme effrayant, les autorités font tout pour que les voyous venus d’ailleurs se sentent comme chez eux et les citoyens comme en Roumanie ou en Géorgie: la rue appartient aux dealers, aux alcoolos et aux mendiants.

Cher François Marthaler

Cher François Marthaler

J’apprends que vous, patron cantonal des Infrastructures, avez l’intention de communiquer abondamment sur le projet du nouveau Parlement cantonal, le fameux «Rosebud» (bouton de rose) qui ressemble davantage à une station de téléphérique qu’à un bouton de rose. Je me demande bien ce que vous voulez encore en dire.

Les pour et les contre se chamaillent autour d’un sujet secondaire: la couleur du toit. Sera-t-il marron comme présenté sur les maquettes ou gris comme prévu en réalité, ce qui ne plaît pas aux fans de tuiles.

Or, la question n’est pas là. Si référendum contre le projet il y a, les gens vont dire non à ce projet, non pas pour une question de couleur, mais parce que ce toit asymétrique est tout simplement moche. Pas beau à voir. Il faut juste l’avouer et enfin arrêter de prendre les citoyens pour des analphabètes de l’esthétique: juger un projet architectural est une affaire d’experts, nous rappelle-t-on sur un ton de maître d’école. Je veux bien que les questions techniques ne puissent pas être jugées par des amateurs, mais quand il s’agit d’esthétique, même un gamin de 4 ans pourra vous dire si la bâtisse est excitante, émouvante, belle à voir ou pas du tout. Les députés n’ont qu’à faire confiance à leur goût et ils sauront ce qu’il y a à faire.

Cordialement, Peter Rothenbühler