26/12/2011

Flics accusés

 

 

Pour la troisième fois devant les juges! Une blague

J’aime bien les blagues de Dällenbach Kari. Un soir, on le voit tourner sous un lampadaire en scrutant le sol. Un copain lui demande: – Qu’est-ce que tu cherches? – Mes clés. – Tu es sûr de les avoir perdues ici? – Non. – Et pourquoi tu cherches ici? – Parce qu’il y a de la lumière.

Je pense à cette blague quand je lis que deux policiers lausannois comparaissent pour la troisième fois (!) devant les juges pour avoir commis une bêtise qui mérite bien ce nom mais rien de plus (ils ont conduit un jeune dealer qui les a insultés à Sauvabelin et l’ont abandonné dans la forêt). Naturellement, il est plus simple et sympa de faire le procès des policiers qui répondent aux questions du juge avec tact et sans mentir que de s’en prendre aux vrais voyous qui continuent de faire leur commerce illégal dans les rues du centre.

19/12/2011

Bienne

"Biel-Bienne se met sur son trente et un"

Quatre questions à Peter Rothenbühler, directeur éditorial adjoint chez Edipresse
 
Votre plus grand succès de ces derniers mois?
J’ai pu piloter la nouvelle formule du plus grand quotidien de Suisse romande, «Le Matin». Nous avons complètement revu son layout, en collaboration avec la rédactrice en chef Sandra Jean et le designer de presse Nata Rampazzo de Paris, et c’était un processus créatif intéressant. Le succès était que dans nos tests sur le nouveau «Matin», les lecteurs lui ont attribué une bonne note. Nous avons procédé au même exercice avec notre revue TV « TéléTop Matin », que nous avons transformée en un magazine intéressant, permettant au téléspectateur de faire rapidement ses choix dans l’abondance de l’offre. Cette nouveauté a été, elle aussi, accueillie avec enthousiasme par le public.
 
Votre plus grand souci actuel?
A vrai dire, je ne me fais en principe pas trop de gros soucis. En fait, mon souci devrait être l’avenir incertain des médias imprimés. Mais je suis dans la branche depuis assez longtemps pour savoir que seules les vraies crises – celles qui inquiètent beaucoup de gens – permettent l’émergence de vraies avancées. Pour un créatif comme moi, les soucis des autres sont une chance. Les pires périodes ont toujours été celles où tout le monde était repu et satisfait, où les affaires ronronnaient et où personne ne se faisait réellement de souci.
 
Qu'est-ce qui vous a récemment réjoui dans la région?
L’exposition d’Yvan Kohler au Musée Neuhaus, qui est unique au monde: un vidéaste filmant pendant plusieurs années les changements de sa ville. Je n’en revenais pas de découvrir tout ce qui a déjà été démoli et reconstruit à Biel-Bienne. Et tout ce qui est nouveau n’est pas forcément détestable: Biel-Bienne se met sur son trente et un, et ça me fait plaisir. Ce qui me fâche est que le directeur de ce Musée n’entreprenne absolument rien pour promouvoir de telles expositions à l’extérieur. Avec ce genre d’attitude, Biel-Bienne n’avancera pas sur le plan culturel.
 
Et où voyez-vous un potentiel de développement pour la région?
Biel-Bienne renforcera sans aucun doute son caractère de Boom-Town, parce que cette ville a une dimension qui manque aux autres: son ouverture sous tous les rapports, géographique, social, culturel et économique. Le bilinguisme est bien la manifestation de l’acceptation des autres tels qu’ils sont. Biel-Bienne avait garanti aux horlogers francophones immigrés qu’ils pourraient rester eux-mêmes. C’est un phénomène intéressant, alors que l’on exige actuellement, et avec une telle force, l’intégration totale de tous ceux qui pensent ou vivent autrement. Beaucoup de gens perçoivent de façon négative le fait que, précisément, tant de musulmans se sentent à l’aise à Biel-Bienne. Mais je suis persuadé que cette marque d’ouverture est due à ce Spirit of Biel, à cet esprit biennois, qui fait que l’on éprouve immédiatement un sentiment d’appartenance, et que l’on se sente intégré, reconnu en tant que citoyen égal en droits, tout en ayant la possibilité de rester soi-même. C’est vrai pour les Schaffhousois, comme pour les Italiens, les Ukrainiens ou les Marocains. Biel-Bienne se tient à l’écart de ce provincialisme auto-satisfait (celui du «y en a point comme nous») propre à Zurich ou à Lausanne.
 
Novembre 2011

12/12/2011

Général Guisan Romand du siècle

 

Romand du siècle....

PALMARÈS C’était à prévoir: quand on fait élire le Romand du siècle par le public du samedi soir de la Télévision romande (que des vieux!), il y a neuf chances sur dix qu’ils votent pour le général Guisan. Qui le mérite, évidemment. Mais imaginez qu’on ait cherché le Suisse du siècle. Guisan aurait eu beaucoup de peine à devancer Gottlieb Duttweiler, Friedrich Dürrenmatt, Max Frisch et d’autres. C’est ainsi: quand on organise des concours de province on obtient des résultats de province.

16/11/2011

Alain Berset

Berset Teflon

C’est le premier de classe des socialistes, tout le monde ne dit que du bien de lui, même la droite, tout le monde le voit déjà au Conseil fédéral.  Mais l’avez-vous regardé ? Alain Berset n’a que 39 ans, mais qu’est-ce qu’il fait vieux !  Il a le geste et la parole contrôlé  d’un parfait magistrat, il répond à toutes les questions par des réponses équilibrées au maximum. Quand il parle, son visage reste sans émotions, ces yeux ne sourient pas.  Lisse comme une casserole en teflon. Rien n’adhère.  On dit toujours qu’une fois élus, les Conseiller fédéraux vieillissent à vu d’œil. Certains le font déjà avant.