26/04/2010

Miracle Sophia Loren

Le miracle Sophia Loren

 Pas une ride, la belle Sophia Loren. Des jambes parfaites. Un décolleté de jeune fille. Même les oreilles sont juste parfaites. Un véritable choc, ces photos de la «diva assoluta» publiées cette semaine par Paris Match , pour qui Mme Ponti Loren reste «LA» grande star du cinéma italien. Je me permets juste de rappeler qu’elle a 75 ans et quelques rides de plus que la belle Monica Bellucci, par exemple. Mais, voilà, la photo digitale permet d’enlever 50 ans à une vedette – et de mentir en photo. Faut-il se plaindre que les stars se servent de ce dopage visuel? Je ne sais pas. Mais elles, elles ne doivent plus se plaindre des paparazzi. Ces photographes font aujourd’hui ce que Paris Match faisait autrefois: montrer la réalité. Le «vrai visage» des grands de ce monde. Enfin, il faudrait encore qu’ils réussissent à les identifier dans la rue. Pas facile, avec ces photos-là. Prenons la Loren: si vous voyez une petite vieille très élégante héler un taxi avec sa canne dans les rues de Genève et qu’il vous semble qu’elle pourrait être la grand-mère de Sophia Loren, détrompez-vous: c’est elle-même!

 

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22/03/2010

Le général Guisan

IO7FQCA170TCLCALNYUMGCARG253BCALE6IE9CA21PH5NCABPERENCAE85HEHCAV7LDVLCA6A9SHCCA7HHBIHCAAICICVCAASEF9BCABQEK3VCARH1390GuisanCAQ6CG3SCAKLDUX4CA2JU9JQCAAYMNQ3.jpg Notre général

 Dans quelques semaines nous commémorerons le 50e anniversaire de la mort du général Guisan, décédé le 7 avril 1960 dans sa maison de Pully. Le Vaudois Henri Guisan a probablement été la personnalité la plus populaire de l’histoire récente de notre pays. Et, pourtant, il faillit tomber du socle où l’avaient installé nos parents. Depuis les années nonante, des historiens s’efforcent de minimiser son rôle et de prouver que notre pays a été préservé avant tout pour des raisons économiques et une attitude plutôt germanophile des élites suisses. Profitons de la commémoration pour rappeler avec force que les nazis ont aussi hésité à attaquer la Suisse parce que le général a créé – presque à lui seul – un climat de résistance en Suisse et développé la stratégie du «réduit» (concentration de l’armée dans les cavernes du Gothard). Son fameux discours du rapport des officiers sur le Grütli était un véritable coup de génie. Son appel impromptu à la résistance inconditionnelle, à un moment où même certains conseillers fédéraux espéraient faire des compromis avec Hitler, a fait de Guisan le symbole d’une Suisse neutre et indépendante qui sait se défendre. Rappeler aujourd’hui cette attitude fière, courageuse et droite du général ne peut pas faire de mal, à un moment où la Suisse se fait de nouveau attaquer de toutes parts.

Constantin et le respect

Dégoûtante, la façon dont Christian Constantin parle des joueurs de «son» FC Sion en public après un échec. Il les traite de smicards, de nuls, de faiseurs de m… On peut trouver ça drôle, original et même folklorique. Mais on ne devrait pas admettre que des patrons de chez nous (qu’ils soient d’un club ou d’une entreprise) puissent encore se permettre de parler de leurs employés comme des négriers de leurs esclaves. M. Constantin manque de classe, de style et, surtout, de quelque chose qu’il doit à tous ses collaborateurs, qu’ils soient smicards ou millionnaires: le respect. Surtout en public.

Terreau de criminalité

«Ville sale, ville violente?» C’est sous ce titre que Josephine Byrne (présidente du Parti radical de La Côte-Ouest) a lancé (dans 24 heures) une thèse très intéressante. En partant de ce que la ville de New York a entrepris face à la petite criminalité et les «crimes contre la qualité de vie», les tags, le vandalisme dans les transports publics, etc., elle arrivait à la conclusion: «On considère souvent que la criminalité trouve son origine dans l’injustice sociale, les inégalités économiques, etc. Certes. Mais l’exemple de New York révèle une autre réalité: une infrastructure délabrée, sale, couverte de graffitis et méprisée par les resquilleurs est un terreau pour la grande criminalité.» En plus, une ville propre, c’est tout simplement plus beau.

 

 

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Quelle heure est-il?

 

Dans les nombreuses interviews de patrons horlogers parues avant l’ouverture de Baselworld, ils ont presque tous dit qu’on n’avait plus besoin d’une montre pour lire l’heure. Que la montre était devenue un bijou. D’accord pour le bijou. Mais pas d’accord pour la fonction: je préfère toujours regarder l’heure sur ma montre, même la nuit. Et il n’y a pas d’alternative: en courant à la gare, sortir le portable pour regarder l’heure, c’est trop long. Et puis, curieusement, même en sachant que ma montre n’est peut-être pas aussi exacte que celle de mon ordinateur, je lui fais plus confiance (je sais que ça relève de la psychologie). Mais je voulais juste signaler aux fabricants de montres qu’ils ne devraient pas sous-estimer la réelle valeur fonctionnelle de leurs produits. Nous, les consommateurs, nous y croyons encore.

15/03/2010

Carla comme Diana

André Blattmann

Au fond, il a une bonne tête, André Blattmann, le chef de l’armée suisse. C’est un type sympa, positif, intelligent. Elle doit aussi être sacrément solide, sa tête, parce qu’il se la casse tous les jours: pas facile de faire marcher une armée qui ne sait pas où elle va. Comme dans la chanson d’Ella Fitzgerald: «I don’t know where I am going/But I’m going, I’m going.» Ainsi, il a eu une idée formidable, pour économiser sans vraiment changer de système: on ne veut pas supprimer les cours de répétition (CR), mais éventuellement les remplacer par des CR de piquet. Ce qui veut dire: les soldats auront l’obligation d’aller au CR seulement quand l’armée en aura vraiment besoin. Donc jamais. Dernière trouvaille: l’armée ne doit pas jouer aux gardes-frontière, mais des patrouilles de cavaliers montés vont se promener le long des frontières et avertir les gardes-frontière quand ils découvrent des irrégularités. Imaginez l’efficacité. Avec sa créativité débordante, l’armée pourra bientôt remplacer les tanks par des think tanks. Ça aussi, ce sera moins cher.

Le risk management

kVaut-il mieux sous- ou surestimer un risque? Voici deux exemples: les épidémiologistes de l’OMS découvrent un nouveau virus de grippe, le H1N1. Doivent-ils volontairement surestimer le risque de pandémie et déclencher une alarme mondiale en avançant l’éventualité de dizaines de millions de morts? Ou plutôt attendre et réagir par étapes? Autre exemple: les climatologues constatent des variations étranges dans les températures. Devraient-ils sonner l’alarme et dépeindre des images d’apocalypse ou plutôt observer l’évolution sur une plus longue période? Et voici une question: qu’est-ce qui distingue l’épidémiologie et l’écologie du secteur de la finance? Dans la banque, en sous-estimant les risques pour des tiers, on fait les plus grands bénéfices à court terme, dans l’écologie et dans la santé (dites: pharmacie), c’est le contraire: c’est en surestimant les risques pour des tiers qu’on fait les plus grands bénéfices à court terme (pharmacie, vaccins, budgets pour la recherche). Dans les trois cas, ce sont les tiers qui paient les frais (nous) pour les fausses estimations.

 

Le sexe et l’église

kPas un jour sans révélations sur les crimes sexuels commis sur des enfants par des prêtres ou autres serviteurs de l’Eglise catholique. C’est paradoxal: les mêmes qui fustigent à longueur d’année l’homosexualité, la contraception et la sexualité non liée à la procréation sont coupables de complicité dans des centaines de cas de pédophilie, de viol et d’abus d’enfants dans le monde entier. Enfin, un archevêque, Christian Schönborn, de Vienne, avoue qu’il y a une relation entre la chasteté imposée aux prêtres et certaines formes de déviance et de perversité sexuelle. Ça commence par le casting: des hommes qui s’intéressent aux femmes ne deviennent pas prêtres. Mais tous les autres. C’est simple comme bonjour. Et puis il y a ceux qui «font des compromis»: a-t-on déjà compté les prêtres qui ont une maîtresse, avec ou sans enfants, et les prêtres homosexuels qui entretiennent une relation stable avec un homme? Ça doit tourner autour de 60% du clergé. Ce sont les révélations du futur (affaire à suivre).

 

carlaC7259722706B191E7371BB427F68A291.jpgCarla remplace Diana

Le commentaire le plus intelligent que j’aie entendu au sujet des rumeurs concernant le couple présidentiel français (il paraît qu’ils se trompent), c’est: «La rumeur n’a pas été démentie, donc elle est fausse.» D’ailleurs, tant que Nicolas et Carla ne commettent que des infidélités, cela ne regarde strictement personne. C’est seulement quand un couple largement médiatisé engage une procédure de divorce que ça devient une affaire publique, comme quand Cécilia (l’ex-épouse de Sarkozy) était allée voir un avocat pour officialiser la séparation. D’ailleurs, ce qui rend la rumeur encore moins crédible, c’est son côté symétrique: pourquoi les deux auraient-ils une affaire en même temps? Comme d’habitude, les journaux français ne pipent mot de la rumeur, alors que la presse anglaise en fait ses choux gras: là aussi, il faut comprendre, la «reine» Carla Bruni a définitivement pris la place de la princesse Diana et des princesses de Monaco. Au grand dam de la presse people, il ne se passe strictement plus rien de «sexy» du côté de la Couronne ou du Rocher.

 

 

 

 

 

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La pub politique

 

Quand on ne fait plus confiance à ses propres messages politiques, on montre ses fesses: les Jeunes Verts du canton de Zurich ont montré leur candidat Matthias Kestenholz nu et de dos, accompagné du slogan (plutôt vulgaire) «Die Umwelt geht uns nicht am Arsch vorbei». Traduit librement, cela veut dire: «Nous ne disons pas: l’environnement, mon cul.» Et les socialistes du Kreis 11, eux, ont tourné un spot télévisé où l’on voit un petit zèbre en peluche expliquer comment on doit voter (en oubliant peut-être que des enfants en dessous de 18 ans n’ont pas le droit de vote). Ce ne sont que deux exemples de la lente débilisation de la pub politique dans notre pays.

02/02/2010

On ne siffle plus

On ne siffle plus

On ne chante plus et on ne siffle plus dans les rues. Celui qui chante ou siffle une petite mélodie en marchant sur le trottoir se fait prendre pour un doux dingue. Je me rappelle que, jeune, j’avais l’habitude de siffler des mélodies partout, même dans les corridors de l’entreprise où je travaillais. Mais, aujourd’hui, plus personne ne siffle, même pas les enfants. En revanche, toujours plus de gens portent des oreillettes et même de véritables casques reliés à leur iPod ou MP3 pour écouter de la musique en allant au travail. Ces gens sont muets, secouent de temps en temps la tête, et personne ne les prend pour des fous. Il paraît que les esclaves des plantations ne sifflaient jamais, ils chantaient et disaient: «C’est l’homme libre qui siffle.» Sommes-nous devenus les esclaves des MP3. 

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Glaciers

Vous vous rappelez tous ces articles spectaculaires qui annonçaient la fin des grands glaciers d’ici à 2035, due au réchauffement climatique général? Maintenant, on apprend que ces pronostics qui servaient de base à la Conférence de Copenhague, par exemple, sont largement exagérés. Le glaciologue indien responsable des recherches avoue avoir corrigé ses évaluations: il voulait parler de la disparition des petits glaciers seulement. Mais son message n’a pas été envoyé au bon endroit. Pourquoi a-t-il si honteusement exagéré dans un premier temps: c’était le meilleur moyen d’obtenir de nouveaux crédits de recherche de la part des politiciens. C’est un peu comme pour la pandémie de grippe A. Il y a des alarmes qui développent leur propre dynamique, sans relation avec la réalité, juste parce qu’elles donnent du «grain à moudre» à beaucoup de groupes d’intérêt, des scientifiques, des industries, des fonctionnaires, des partis, etc.

Fumoirs en Valais

A quoi servent les lois quand les autorités ne font rien pour les faire respecter? J’ai passé un week-end en Valais. Dans le bar d’un hôtel, j’ai vu des cendriers sur le zinc et sur toutes les tables et des clients qui fumaient comme si de rien n’était. Je me suis renseigné pourquoi c’était possible. «Parce que personne ne contrôle, personne n’intervient, même si on est dénoncé par un client.»

 

Droit de savoir

Un nouveau-né a été déposé vendredi soir dans le «guichet à bébé» d’Einsiedeln. On nous raconte – comme si de rien n’était – que le bébé va bien et que, sauf réclamation de la part de sa mère, il sera confié à des parents adoptifs. Le guichet a été installé pour offrir à des jeunes femmes désespérées une alternative à l’éventuelle élimination du bébé. C’est sûrement dans l’intérêt du bébé et de sa mère. Mais les deux ont aussi un intérêt et un droit légitime à ne pas rester séparés. On devrait inscrire dans la loi une obligation de chercher et identifier la mère, de l’aider et de lui offrir une situation qui permettrait au bébé de grandir avec sa maman. Ou au moins de connaître son origine. C’est un droit fondamental.