10/12/2009

Gare aux espions!

Gare aux espions!

kDifficile à dire lequel des hôtels cinq étoiles de Lausanne est le plus beau. Le Lausanne-Palace et le Beau-Rivage Palace font tout pour que cela reste ainsi. Tu ouvres un sushi bar, moi aussi, tu refais ton spa, moi aussi, tu ouvres un restaurant gastronomique, moi aussi. Et gare aux espions! Il y a quelque temps, un collaborateur du Lausanne-Palace s’est fait virer du Beau-Rivage parce que soupçonné d’espionner la décoration de Noël! L’autre jour, petit coup de théâtre au Lausanne-Palace: la célèbre cuisinière du Beau-Rivage, Anne-Sophie Pic, son mari, le directeur de l’hôtel, François Dussart, et trois autres personnes boivent un pot au bar du Lausanne-Palace, pour ensuite, à 1 heure du matin (!), se rendre dans les cuisines et la salle fraîchement rénovée du restaurant La Table d’Edgard (fermé à cette heure). Gauer, averti le lendemain, a pris sa plume pour tirer gentiment l’oreille de son collègue Dussart et se moquer d’une «certaine inégalité de curiosité». Le patron du Beau-Rivage présenta immédiatement (et par écrit) ses «sincères excuses pour cette maladresse nocturne». Et, pour finir, les deux patrons, qui n’ont pas perdu leur sens de l’humour, se sont juré de s’inviter chaque fois qu’il y aura une nouvelle réalisation à présenter. Et on ne saura jamais qui est la plus belle…

Tapis rouge pour Freysinger

Tapis rouge pour Freysinger

 Carton rouge pour «Infrarouge»: inviter Daniel Cohn-Bendit pour affronter Oskar Freysinger sur les minarets, c’était donner gagnant Freysinger à l’avance. L’erreur était double: Dany le Rouge est un étranger qui vient faire la leçon au peuple suisse et lui demande de revoter. Inacceptable, même pour ceux qui ont voté non. Et Cohn-Bendit est une personnalité importante, à la renommée internationale. L’opposer à Freysinger, c’est élever le Valaisan au niveau d’un acteur international. C’est trop d’honneur! Le choix de Cohn-Bendit est aussi un camouflet à toutes les personnalités suisses qui seraient capables de tenir tête à Freysinger. «Everybody loves a fight», disent les Américains, mais faut-il sacrifier le bon sens politique aux règles de l’audimat?

Le religieux dans la société

 

La place des églises

kLe vote suisse contre les minarets peut être interprété comme un non catégorique au retour du religieux dans la vie civile, la vie des écoles, des institutions, des tribunaux, de la politique, un problème capital du début du IIIe millénaire. L’arrivée massive en Europe de représentants d’une religion (l’islam) qui a l’ambition de régler la vie de ses croyants jusque dans les moindres détails vestimentaires interpelle une société qui se définit comme laïque. Et provoque le débat sur la nécessité de poser des limites au religieux (symbolisé par les minarets, mais aussi par les cloches des églises!), et cela dans tous les pays d’Europe (les sondages le prouvent). Il s’agit maintenant de poser la vraie question, sans discriminer les uns ou les autres: quelle est la place des communautés religieuses dans notre société? Faisons d’abord le ménage chez nous: la plupart des cantons prélèvent encore un impôt ecclésiastique et offrent ainsi un traitement privilégié aux pasteurs et aux prêtres.

08/12/2009

Gare aux espions