27/09/2010

Cyberguerre

 

Cyberguerre

 Le chef de notre armée, André Blattmann, est passé pour un clown quand il a annoncé récemment que «la cyberguerre est la plus grande menace pour la Suisse». Il imaginait que les codes servant à déclencher nos systèmes d’armement puissent tomber entre les mains de terroristes. Aujourd’hui, on apprend à quel point il avait raison: les usines nucléaires d’Iran viennent probablement de subir la première attaque d’une cyberarme de destruction massive. Le virus Stuxnet aurait paralysé ou détruit des centres névralgiques des installations nucléaires iraniennes. On ne sait pas encore qui est à l’origine de l’attaque (Israël, les Etats-Unis?). Pour organiser notre défense contre ce genre d’arme, il faudrait d’urgence verser une partie du budget militaire aux chercheurs informatiques de nos Ecoles polytechniques fédérales. Les soldats de demain seront des informaticiens.

06/09/2010

Eric Woerth

Il en sait trop

 Mais pourquoi Eric Woerth fait-il encore partie du gouvernement français? Pourquoi a-t-il encore tant d’amis qui le soutiennent, malgré les mensonges, malgré les soupçons qui entachent son image de ministre? La réponse est, peut-être, très simple: tout ce qu’on lui reproche le sauve! S’il n’avait pas été trésorier de l’UMP, s’il n’était pas au courant des fuites fiscales de certaines personnalités, si son épouse n’était pas proche de la plus riche Française, il aurait été viré du gouvernement depuis longtemps. Cet homme en sait trop. Assez pour en faire tomber quelques-uns. Imaginez sa vengeance si l’équipe Sarkozy le laisse tomber! A l’Elysée, on préfère un Woerth menteur à un Woerth qui se met à table. Woerth le repenti, c’est la cata. Vive l’amitié, la vraie… celle qui lie les hommes à vie, qui est plus forte que des valeurs comme la crédibilité du gouvernement ou la réforme des retraites…

Fermez la porte

L’armée Suisse

 Bien fait pour l’UDC. Depuis bientôt quinze ans, c’est un ministre UDC qui doit diriger le Département militaire fédéral. Et ainsi porter à bout de bras la responsabilité du mythe que le parti affectionne tant: l’image d’une Suisse indépendante et neutre qui a la meilleure armée (de milice) du monde, qui est capable de défendre toute seule notre chère patrie. Et les budgets militaires fondent comme neige au soleil, les menaces disparaissent, le matériel vieillit, les hommes n’ont plus envie de servir. Pour le dire crûment: l’armée ne fait plus partie des priorités de notre société. Mais, au lieu d’envisager une réforme radicale (abolition, professionnalisation, etc.), tout le monde et les politiciens de tous bords montrent du doigt ce pauvre Ueli Maurer, qui ne sait plus quoi faire, lui non plus. C’est la débandade, sur tous les fronts. Que le dernier qui sort ferme la porte!

30/08/2010

Micheline, la pêcheresse

MICHELINE, LA PÉCHERESSE

 Donc, une femme, de plus une femme de gauche, une féministe(!), n’a pas le droit de dire que cinq femmes au Conseil fédéral peuvent éventuellement poser un problème aux citoyens qui ne se verraient plus représentés proportionnellement. Micheline Calmy-Rey a osé et elle s’est fait ramasser par ses amis comme une élève qui a triché aux examens. Ses coreligionnaires l’ont condamnée à répéter cent fois l’«Ave Maria». Enfin, des phrases comme «Je serais heureuse de voir cinq femmes au Conseil fédéral» ou même «Très heureuse» et «Je ne suis pas une tueuse de femmes». Comme si on l’avait soupçonnée de l’être. Allez, Madame, on a préféré vos premières déclarations, pleines de pragmatisme et de lucidité. Au moins, avec vos démentis, vous aurez fait plaisir aux deux autres femmes du Conseil fédéral. Vous avez même donné l’impression, ces derniers jours, de les adorer…