10/01/2012

Cher Pascal Broulis

Cher Pascal Broulis,

Ouh là, là, un livre sur les impôts, écrit par le ministre des Finances du canton de Vaud. La barbe, me suis-je dit, quand j’ai reçu en cadeau votre bouquin «L’impôt heureux en 150 anecdotes». «L’impôt heureux»… on se moque de moi ou quoi?

Mais quelle surprise: je l’ai lu! Il est plein d’infos amusantes, instructives et surtout: bien écrit et bien illustré. C’est le premier livre que j’ai seulement osé ouvrir sur un sujet qui m’indiffère (ou me rebute) presque autant que la physique quantique.

Attention, je paye mes impôts, je suis un contribuable consciencieux, mais je ne lis même pas les instructions et recommandations qui accompagnent le courrier de vos services, la déclaration d’impôt. Parce ce que je suis convaincu que je n’y comprends rien.

Et là, j’ai lu, et lu et lu, comme si j’avais un roman policier norvégien entre les mains. Vous êtes un véritable sorcier, Monsieur. Vous me rappelez mes meilleurs profs, ceux qui savaient nous intéresser à des sujets ultradifficiles en nous racontant des anecdotes significatives, avec enthousiasme et les yeux brillants. Voilà un ministre des Finances qui ne se contente pas de tondre les contribuables comme des moutons mais essaye, et réussit, à les rendre plus intelligents. Avec le sourire. Ça vaut presque un prix littéraire.

Cordialement, Peter Rothenbühler

01/01/2012

Chère Gisèle Ory

 

Chère Gisèle Ory,

Vous ne défendez pas trop bien votre projet d’«hôpital multisites» pour le canton de Neuchâtel. Au lieu de taper du poing sur la table, vous tapez sur vos critiques. Au lieu d’en faire une affaire personnelle, vous vous cachez derrière des experts et vos collègues du Conseil d’Etat qui vous soutiennent à peine. Il me semble que vous essayez même de cacher les véritables enjeux.

En déclarant que «les critères» pour votre concept (la chirurgie à La Chaux-de-Fonds, la maternité à Neuchâtel, etc.) «sont médicaux et économiques avant d’être politiques», vous tordez le cou à la logique économique, médicale et financière qui veut qu’un petit canton se dote d’un seul grand hôpital. Tout le monde sait que l’obstacle qui empêche une solution plus rationnelle est d’ordre purement politique: la concurrence terrible entre le Haut et le Bas, un «mal neuchâtelois» inguérissable. On a beau dire qu’une ambulance met moins de temps pour se rendre de La Tchaux à Neuch’ que de Renens au CHUV, rien n’y fait. Il fallait à tout prix ménager le Haut et le Bas, quitte à créer des structures monstrueuses.

Pour guérir un mal de ce genre, il faut d’abord passer par un diagnostic clair, net et brutal. Osez-le! Et vous avez peut-être encore une chance de réussir dans votre fonction de cheffe du Département de la santé.

Cordialement, Peter Rothenbühler

Chère Gisèle Ory

 

Chère Gisèle Ory,

Vous ne défendez pas trop bien votre projet d’«hôpital multisites» pour le canton de Neuchâtel. Au lieu de taper du poing sur la table, vous tapez sur vos critiques. Au lieu d’en faire une affaire personnelle, vous vous cachez derrière des experts et vos collègues du Conseil d’Etat qui vous soutiennent à peine. Il me semble que vous essayez même de cacher les véritables enjeux.

En déclarant que «les critères» pour votre concept (la chirurgie à La Chaux-de-Fonds, la maternité à Neuchâtel, etc.) «sont médicaux et économiques avant d’être politiques», vous tordez le cou à la logique économique, médicale et financière qui veut qu’un petit canton se dote d’un seul grand hôpital. Tout le monde sait que l’obstacle qui empêche une solution plus rationnelle est d’ordre purement politique: la concurrence terrible entre le Haut et le Bas, un «mal neuchâtelois» inguérissable. On a beau dire qu’une ambulance met moins de temps pour se rendre de La Tchaux à Neuch’ que de Renens au CHUV, rien n’y fait. Il fallait à tout prix ménager le Haut et le Bas, quitte à créer des structures monstrueuses.

Pour guérir un mal de ce genre, il faut d’abord passer par un diagnostic clair, net et brutal. Osez-le! Et vous avez peut-être encore une chance de réussir dans votre fonction de cheffe du Département de la santé.

Cordialement, Peter Rothenbühler

26/12/2011

Tango TSR

Chère Sofia Pekmez, cher Michel Zendali,

La première de votre «Tango» ne m’a pas séduit. Du tout. D’abord, regardez-vous dans la glace: seriez-vous d’accord de regarder une émission sur la «séduction» présentée par un couple d’un certain âge, comme on dit pour ne pas dire vieux? Michel avec ses attitudes de James Bond, sa voix de crooner et son regard qui dit «mais qu’est-ce que je fais ici»? Et la belle Sofia qui se la joue sexy, avec petite robe noire, décolleté et des sorties déjantées du genre: «Moi, j’adore vos fesses» (à Michel). Pathétique. En plus, ça allait dans tous les sens. Les invités brillaient par des obsessions qui relèvent plus de la psychiatrie que du divertissement. Et, parmi les «experts», c’est Christian Constantin qui disait les choses les plus intelligentes. Un président de club qui parle mieux que tous les autres dans un «magazine de société», ça fait réfléchir! Par moments, j’avais envie de vous crier: «Attention, les papis, on vit au XXIe siècle!» Mais voilà, le mal est fait: choisir la «séduction» comme thème d’une émission qui veut «mettre face à face des représentants des deux sexes», c’est comme choisir la paix, le fromage, la croyance ou un autre sujet très, très vaste, sans accrochage actuel. Et cela à un moment où tout le monde parle d’implants mammaires… échec garanti. On ne s’invente pas Delarue ou Dechavanne sur le tard, mes chers.

Cordialement,Peter Rothenbühler