14/03/2009

Les souffrances d'Eric Lehmann


 

Quand dans les médias nous parlons d’une «affaire» concernant une personnalité publique, il nous arrive d’oublier la souffrance que le débat public peut causer à la personne concernée et  à son entourage, son épouse et ses enfants par exemple. Nous oublions trop souvent de nous mettre à leur place.

Je viens d’apprendre par un proche de la famille Lehmann que celle-ci se sent profondément blessée par ce qu’elle perçoit comme un « acharnement médiatique » contre l’ancien chef de la police. Suite aux divers articles parlants de l’indemnité de départ de M.Lehmann, la famille fait quotidiennement l’objet de réactions violentes de la part de particuliers qui n’hésitent pas à envoyer des lettres (anonymes) d’insultes.

 

Je pense que les journaux ont fait leur travail, qu’il a fallu débattre publiquement des conflits à la tête de la police vaudoise, qu’il fallait aussi parler de l’indemnité de départ de M. Lehmann. Il faut rappeler ici que la critique des médias s’est en priorité adressée aux responsables politiques qui ont très mal géré le dossier et non pas à M.Lehmann. Et qu’en ce qui concerne l’indemnité de départ les médias n’ont fait que rendre compte des critiques formulés par certains politiciens. 

 

Mais il est vrai qu’aujourd’hui, les autorités - responsables du cafouillage et co-responsables  du conflit - sont toujours en place. Alors que M. Lehmann est à la recherche d’un emploi, dans une situation économique difficile. Pratiquement, on peut dire qu’il porte seul le chapeau d’un conflit dont il n’est pas seul responsable, et il n’a même pas le droit de parler de ce qui lui est arrivé.

 

A aucun moment il a été question de reprocher des fautes professionnelles à Eric Lehmann qui a toujours œuvré, dans les diverses stations de sa carrière (SSR, Provins, radio au Kosovo, police) à l’entière satisfaction de ses chefs et du public. Il faut quand même le rappeler.

 

Eric Lehmann n’est pas homme à se plaindre, et c’est peut-être un tort. Peut-être devrait-il s’expliquer, sans trahir le secret imposé, mais juste pour parler de lui, de son destin, de ses idées, ses envies, d’éventuels projets, montrer qu’il est encore là et bien là.  

 

Quoi qu’il fasse, il mérite notre respect.

 

11/03/2009

Eric Lehmann et les JO

Ne tirez pas sur Eric Lehmann!

Il a relancé l'idée d'organiser des JO à Sion. Et voilà qu'on tire sur le bonhomme, sa crédibilité, etc.

C'est tirer sur une ambulance, mes chers.  Lehmann est un type bien qui a beaucoup souffert du drame de la police vaudoise. Et c'est plutôt réjouissant de le voir revenir sur la scène, courageux, plein d'énergie et d'idées.

Le problème d'un projet de JO en Valais ne s'appelle pas Lehmann, le problème, c'est l'illusion que se font encore et toujours certains politiciens et organisateurs de grandes manifestations sportives. L'illusion c'est que des JO peuvent apporter le salut économique à une région. C'est un mirage...

Depuis l'Euro 2008 nous savons qu'une manifestation de ce genre ne fait que générer des coûts énormes aux colléctivités publiques, des heures supplémentaires aux corps de police et zéro bénéfices économiques pour la région. Tout l'argent va dans les droits de télévision et dans les caisses d'organismes internationaux qui s'enrichissent toujours plus.

Les JO posent d'énormes problèmes écologiques, perturbent totalement le tourisme en chassant les clients habituels des stations, gènent la vie quotidienne d'une région et n'accèlerent pas d'une minute la construction de l'autoroute dans le Haut Valais.

Je pense qu'il n'y aura plus jamais des JO ou d'autres manifestations sportives gigantesque du genre Euro 08 en Suisse.

 

  

 

10/03/2009

Red Bull Crashed Ice

Sitting Bull Brélaz amoureux de Red Bull?

Deux semaines de bruit inférnal dans les rues de la vieille ville, des routes bloqués, une circulation fortement réduite, d'énormes bouchons,des rivereians exaspérés par le bruit, le travail de nuit,  

un marché de la Riponne réduit à la moitié, et tout cela pour l'installation une piste de glace artificielle descendant du Château à La Riponne qui permettra à une équipe de patineurs fous de s'élancer sur une piste de glace pour courir le "Crashed Ice", concours organisé et financé par Red Bull, une marque de boisson qui organise ce genre de spectacle (gratuit) dans le seul but de se faire de la publicité.

Et le clou de l'histoire: la ville de Lausanne ne gagne pas un sous, elle met son domaine public gratuitement à disposition d'une manifestation commerciale! Le municipal compétent Marc Vuillemier précise que l'organisateur "ne touche pas de subvention de notre part non plus".   

Ce serait la meilleure...

Pourquoi la ville de Lausanne, si peu encline normalement à accueillir des manifestations sportive dans ses rues (qui font moins de problèmes) a-t-elle naivement dit oui à une manifestation si peu sportive et si peu écologique? Ca tient de l'irrationnel, ça doit être l'amour.

Sitting Bull Brélaz amoureux de Red Bull?

 

 

 

 

  

 

      

09/03/2009

Nous avons des stars!

 

Nous avons des stars!

La soirée de gala des "Quartz", une sorte d "Oscars" suisse pour les meilleurs films et acteurs, samedi soir, à Lucerne,

a prouvé que le cinéma suisse existe, que nous avons des stars et que ces stars sont présentables et que les cérémonies de ce genre font du bien à la profession, que les journaux en parlent avec plaisir. La célébration des stars du cinéma n'est plus réservée aux Français, aux Anglais et aux Américains. J'en ai assez de la fausse modestie suisse qui part du principe que nous n'avons pas de stars, qu'il faut en conséquence importer des stars françaises, anglaises ou américaines pour donner un peu de couleurs à nos festivals de films ou de télévision. C'est quoi, une star, au juste? Ce sont des gens qui font très bien leur métier dans le show business, dans le théâtre, la télévision ou le cinéma. Mais cela ne suffit pas. Il faut aussi qu'ils soient rendus visibles par les médias, par des cérémonies au tapis rouge! Quel plaisir de revoir par exemple un auteur de théâtre lausannois, Antoine Jaccoud, recevoir le prix du meilleur scénario...On le connaissait un peu, à Lausanne, cette fois, du coup, il est reconnu dans le pays entier. C'est important, pour un écrivain! 

Les Français l'ont compris, les Américains aussi, leurs médias font de chaque sortie cinématographique un évènement, avec interviews des comédiens sur les plateaux du téléjournal, reportages dans les magazines. Ils mobilisent le public, ils le rendent curieux. Et si après, le film ne marche pas, si le public le déserte après trois ou quatre jours, tant pis.

Grace à cette cérémonie de Lucerne, on a eu le plaisir aussi de voir notre ministre de la culture en smoking - quelle élégance, M. le Président! - et des metteurs en scène comme Ursula Meier ou des acteurs comme le petit et adorable Kacey Mottet Klein. Ils restent dans nos mémoires. 

Nicolas Bideau avait raison quand il a secoué le cocottier du cinéma suisse, quand il a déclaré qu'il voulait du cinéma de qualité qui soit populaire.

Il voulait que lâ fête soit belle, que nos stars brillent.

Bravo Bideau! C'est une réussite.