24/05/2009

Vie a la campagne

07-coq-arcangues-d1207.jpg

Le coq

 

Toujours la même histoire : des citadins émigrent à la campagne pour vivre « près de la nature », ils emménagent dans un quartier résidentiel d’un village paysan où les petites villas avec leur petit jardin et leur petit grill et leur petit garage s’alignent. Et les voilà qui découvrent qu’à la campagne, il peut aussi y avoir des bruits. Par exemple des coqs qui crient. Insupportable pour l’oreille d’un citadin qui cherche « le calme » après avoir quitté le bruit du métro, des camions qui passent sous les fenêtres, des radios des voisins, des motards après minuit, du chauffage central mal reglé, etc.

Une copine qui vient d’aménager dans un de ces quartiers pour fatigués des villes, a immédiatement été informé du problème qui préoccupe ses voisins et invitée à signer une pétition qui demande au maire d’interdire la présence du coq de M. X., un voisin du quartier qui a un poulailler.

Ma copine n’a pas signé la pétition, le coq ne la dérange pas, elle a dit à ses voisins qu’elle est venu vivre à la campagne parce qu’il y a des phénomènes comme les cloches des vaches, les poules et des coqs qui crient. D’ailleurs, elle a fait attention aux habitudes de ce vilain méchant : il ne sort de son poulailler qu’à dix heures du matin. Donc, pas de réveil la nuit, pas de cri du coq à cinq heures du matin comme on aurait pu imaginer. La pétition part sans sa signature direction mairie, mais manque de bol : le maire du village ne peut pas trancher en défaveur du coq. Il est aussi propriétaire d’un coq – qui dérange aussi certains nouveaux arrivés.

Mais le clou de l’histoire, c’est la réaction du proprio du coq. Quand ma copine l’a rencontré et lui a demandé ce qu’il pense de ces voisins qui en veulent à son coq, il lui dit : « Si au lieu de faire signer une pétition et d’embêter le maire, ils seraient venus me voir et qu’ils auraient dit : écoute, ton coq nous dérange, je lui aurais tordu le cou, à ce coq, et on l’aurait mangé ensemble, sous le signe du bon voisinage… Mais, ça, non ! »

Et il a acheté un deuxième coq. Pour faire ch……  

Vie à la campagne

Inalpe aux fleurs artificellesDSCF7520.JPG

Les champs sont en fleurs, le printemps est là, chaud et riche en couleurs. Ce samedi matin ( 23 mai) entre sept et huit heures, un cortège de vaches passe sous mes fenêtres, je me lève, je m'habille et je les suis. C'est magnifique, ce cortège de vaches qui traverse les villages. La tradition veut que les vaches soient décorés pour ce cortège de l'"inalpe" et les paysans habillés de costumes traditionnels. Or, sans vouloir juger, je découvre que les bouquets de fleurs portés par les vaches sont en papier et tiennent assez mal, sur leur cou, pas sur la tête comme autrefois - parce que ces pauvres bêtes n'ont plus de cornes. Alors, impossible d'attacher un botte-cul renversé entre les cornes auquel attacher - comme autrefois-  le bouquet. Aujourd'hui, on fixe le bouquet - en papier - directement sur la ceinture en cuir des cloches, au moyen de sangles en plastique ou d'élastiques. Et les paysans se promènent en blue jean's et t-shirts. Mais ne critiquons pas: les vaches, elles, n'étaient pas en papier mâché, elles étaient bien réelles. Et les fleurs qu'elles vont manger sur l'alpe pour donner le bon lait d'été, ne sont pas en papier, non plus. C'est ça qui compte.       

Vie à la campagne

averdeterre.jpgJ'ai sauvé la vie à un ver de terre - et j'en suis fier!

Il avait l'air misérable, ce ver, il se tortillait dans le sable, sur le bitume, à deux centimètre du pneu arrière de ma voiture, sous le soleil de midi. Aucune chance, le mec. Plus il se tortillait, plus il s'ensablait et s'éloignait de l'ombre et de la terre. 

J'ai l'ai pris, l'ai posé sous des fougères proches et je l'ai même arrosé des restes d'eau minérale qui trainaient dans la voiture. Je ne peux pas dire ce qui m'a pris.

Loin de moi l'idée ne me faire passer pour un grand protecteur de la nature et ami des bêtes.J'aurais aussi bien pu rire du ver qui se tortille et y voir le symbole de cette existence que nous menons face aux crises diverses, ensablés tels des vers de terre, etc, et j'aurais même pu lui passer dessus en sortant la voiture du parking....

Mais mes reflexions m'ont porté ailleurs, en grand philosophe du quotidien je me suis dit: je ne suis ni une corneille ni une poule, je n'ai pas besoin de le bouffer, ce vers, la petite différence qui me distingue des animaux, c'est la compassion, la réflexion et le respect de la vie.

Donc, puisque il est en mon pouvoir de sauver ce misérable ver, faisons-le.

Et j'avoue que ça lui a fait du bien, et à moi aussi! J'étais même assez fier de mon acte. 

Retourné à mon ordi, j'ai trouvé plein d'informations sur les vers qui sont - je ne le savais pas - une sorte de héros de l'écosystème, le ver un "bon travailleur" , "un ami de l'homme" (si, si, j'ai trouvé tout cela), "il recycle et valorise les déchets organiques". Etc, etc.

Je pense que - s'il y tient tant - le bon Dieu aurait juste pu lui donner un peu plus d'intelligence qui l'empêcherait de se mettre dans des situations impossibles....

 

 

 

 

 

 

 

Vie à la campagne


xg156eab.jpg

Où sont les papillons ?

 

Une promenade de presque deux heures, le long de champs fleuris, à travers une forêt, au bord du lac (de Joux) : tout est en fleur, les arbres, les prairies, les corneilles sont partout, les chamois broutent à la lisière de la forêt. Et les papillons, où sont-ils ? J’en ai rencontré exactement trois. Un jaune et deux marrons. Ca fait un papillon toutes les trente minutes. Que sont devenus les papillons ? L’année passée on nous a parlé de la mort des abeilles, assistons-nous à la disparition des papillons ? Devrons nous prochainement nous rendre au Papillorama de Chiètres pour montrer à nos enfants ce que c’était, un papillon. Il n’y a pas longtemps, les papillons embellissaient par milliers nos promenades. Maintenant, ils ont disparus. Que se passe-t-il ?