13/05/2009

Les Pâquis sacrifiés

 

Le quartier des Pâquis sacrifié

Cette opération de coup de poing de la police genevoise contre les dealers et autres gangs du quartier des Pâquis, c'est bien beau, mais après? Ils reviennent et l'occupation continue. Et tout le monde s'interroge sur les meilleurs méthodes et moyens à appliquer.

En attendant, les habitants doivent se comporter comme des prisonnies, baisser le regard, changer de troittoir, surtout ne pas "provoquer" les petits caïds qui font la loi. C'est insupportable.

Rien à faire?

Si, il faut nettoyer le quartier de cette racaille, la police doit intervenir dès demain et occuper durablement le terrain, les lois existent pour enfermer la majorité d'entre ces voyous dans des centres de détention administratifs.

Il est extrêmement dommageable pour la société quand les autorités se montrent impuissantes à ce point.

 

 

 

 

 

Les riches, des imbéciles?

 

Les riches, des imbéciles?

Je me demande sérieusement si le canton d'Obwalden prend les riches pour des imbéciles.

En lancant son projet de "zones à bâtir cantonales de haute qualité", en décidant de créer des ghettos de riches, en réservant des terrains à bâtir à une élite de très bons contribuables, le canton d'Obwalden a atteint dans un premier temps deux buts:

-il a réusssi une fois de plus à projeter une image détestable de ce petit canton.

-il chauffe à blanc tous les citoyens qui en veulent déjà aux riches à cause de la crise financière. 

Les experts politiques, fiscalistes et autres s'énervent, mais personne ne s'est encore posé la question si les riches, les vrais, ont envie d'aller s'installer au bord du lac de Lungern, à Sarnen, par exemple.

Les gens qui ont les moyens, iront s'installer près de Zurich ou aux abords du Léman.

Imaginez le banquier ou le trader russe dire à sa babouchka, chérie, on va s'installer dans une vallée reculée sans boutiques, sans night life, sans partys, sans opéra, sans Sprüngli, tu auras une superbe vue sur l'un des lacs les moins connus de Suisse et on se couchera tôt, au son des cloches de vaches, ça permettra à papa de faire des économies sur les impôts.

C'est la crise d'hystérie pendant trois jours.  

Non, laissez faire les Obwaldiens. Leur "ghetto pour riche" n'attirera que quelques desperados qui se prennent pour des riches. Ou des "stars" vieillissantes qui laisseront leurs baraques vides toute l'année. Et ne consommeront rien. Comme Johnny à Gstaad.

Les vrais riches ne sont pas cons, ils ont du goût, et ils aiment vivre dans les "places to be", à St. Moritz, à Gland, à Küsnacht, Zollikon, etc, etc.

Mais pas à Sarnen...

 

 

 

 

 

 

 

  

27/04/2009

Casilda la conteuse

 

CASILDA, LA (BELLE) CONTEUSEphoto 3

 
 

"La parole est moitié à celui qui parle, moitié à celui qui écoute" Montaigne

Le vrai privilège, une expérience inoubliable, c'est de passer une soirée assis autour d'un point d'eau, au milieu du désert, à écouter un vieux conteur raconter une histoire....vieille comme le monde. On l'écoute et puis on partage un repas, on regarde les étoiles et on va dormir sous la tente.

Samedi soir, à l'Hôtel des Horlogers au Brassus, j'ai eu une révélation: ces soirées enchantées existent aussi chez nous.

Elle s'appelle Casilda Regueiro, elle est conteuse, elle est belle et souriante, elle vit à Genève avec son mari (prof de Yoga) et donne des spectacles accompagnée d'un guitariste de grande qualité.

Quand elle se met à raconter, avec sa voix douce, son sourire, les gestes de ses main (de danseuse), vous êtes emportés, fascinés.. les quelques cent personnes qui étaient réunis samedi soir au sous-sol de l'Hôtel des Horlogers ont été sous le charme. Les vieux sont redevenus enfants, les enfants sont restés scotchés à leurs chaises, les yeux écarquillés.

Après quelques contes, cette artiste qui a une solide formation théâtrale, nous a aussi gratifié d'une chanson argentine. Seulement une, malheureusement. C'était une autre révélation. Elle chante bien, elle devrait monter un spectacle de chant.

Après le spectacle, autour d'un grand buffet servi par l'équipe de Philippe Guignard, le public a pu faire connaissance de l'artiste. Elle est drôle, sympa, et son spectacle est à louer!

Je préfère ce genre d'évènements culturels de grande qualité dans un cadre presqu'intime aux grands machins dans d'énorme salles.

C'est un "créneau" intéressant pour des hôtels qui ont envie de se donner une "âme". L'Hôtel des Horlogers au Brassus est en train de devenir un lieu de force, un endroit enchanté: déjà, toutes les chambres sont décorées de tableaux originaux d'un grand maître (c'est rare, dans l'hôtellerie), Walter Mafli, sa cuisine est de grand qualité, remise au goût du jour en permanence par un patron qui a lui aussi uen âme d'artiste: Philippe Guignard est toujours à la recherche de la nouveauté, de la perfection, jamais content.

La culture, la vraie, haut de gamme, n'est pas le privilège des villes.

Mais il faut des gens enthousiastes, prêts à investir de l'argent mais aussi du temps, pour réussir ce genre de soirées enchantées comme celle. Des gens comme Céline Renaud de JMC Lutherie au Brassus, une Combière (souriante "étrangère du dedans", c'est à dire Suisse immigrée à la Vallée) qui a tout fait pour que cette soirée puisse avoir lieu.   

Pour plus d'informations, consultez le site de Casilda; www.casilda.org.

  

 

   

 

 

 

    

24/04/2009

Salon du livre et Chessex

La très grande librairie - et l'Uebervater Chessex

Salon du livre à Genève. Encore plus agréable à visiter que les années précédentes. Organisé comme une ville où il n’y a que des librairies et des cafés. En plus avec des écrivains qui signent des livres. La réalisation d’un rêve. Si vous allez au Salon du livre, n’oubliez pas le porte-monnaie. On ne peut pas en sortir sans cabas pleins de livres…Et visitez, achetez et lisez les auteurs suisses, Anne Cuneo, son frère Roger Cuneo, Anne-Sylvie Sprenger, Thierry Luterbacher, Gilbert Salem, Alain-Claude Sulzer, Martin Suter, Charles Lewinski pour ne citer qu'eux, ils valent bien les autres. Ne faisons pas de complexes.

Chessex, l'Uebervater

Et surtout, arrêtons-nous, chers littéreux et littéraires, auteurs, libraires, critiques et autres gens de littérature de toujours nous demander s'il y a un problème avec Jacques Chessex. Les auteurs sont-ils jaloux de Chessex, se sentent-ils écrasés par Chessex? Est-il hautain, Chessex? A-t-il vraiment mérité son "hénaurme" succès? Ca ressemble aux discussions du temps de Frisch. A l'époque il y avait même deux Uebervater (sur-pères, selon Freud) à aimer et haïr, donc à flinguer, Frisch et Dürrenmatt. L'horreur pour des jeunes auteurs. Mais la gloire du pays.

Oui, Chessex a pris une place énorme. Oui, Chessex écrit encore mieux qu'à l'époque du Goncourt, oui, Chessex va entrer dans la Pleiade, j'en suis sûr. Et alors? Réjouissons-nous. Compter un auteur parmi nous qui, dans les étalages des kiosques à journaux, est placé entre les bestsellers américains parce qu'il le vaut bien, (et qu'il vend bien, en plus), c'est rare, admirable. On peut en être fier.